Next Door (Naboer) de Pal Sletaune
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Next Door a mis beaucoup de temps pour sortir chez nous, en version DVD. En effet, ce petit film, qui date de 2005, n’a pas connu d’exploitation en salle, comme souvent lorsque l’horreur est présente. Pourtant, le film de Pal Sletaune, réalisateur norvégien (décidément, je suis très pays du froid, ces temps-ci) présente quelques petites qualités non négligeable, malgré une affiche un peu trop racoleuse (même si cela constitue bien l’intrigue du film, la Next Door et les filles de l’affiche).
Peu de temps après que sa petite amie Ingrid (Anna Bache-Wiig) soit venue récupérer ses affaires, John (Kristoffer Joner) croise ses deux jolies voisines, Anne (Cecilie A. Mosli) et Kim (Julia Schacht), qui l’invitent dans leur appartement. C’est leur première rencontre et pourtant, elles semblent tout connaître de sa vie avec Ingrid.
Le comportement provocateur des deux femmes met John très mal à l’aise, mais Anne le convainc de rester avec Kim pour qu’elle puisse aller à la pharmacie. Kim attire alors John de plus en plus profondément dans l’immense appartement, dans un monde où il devient impossible de séparer la réalité de l’illusion. John commence à perdre le contrôle de son existence. Il dépasse des limites qu’il n’imaginait même pas avoir.
http://www.youtube.com/v/rqe-l4HBWkc&hl=fr_FR&fs=1&
Next Door – Trailer – 2006
Ainsi, cette histoire d’un homme, qui sort tout juste d’une rupture difficile va voir sa vie bouleverser lorsqu’il fera la connaissance de ses deux nouvelles voisines. Sexy mais surtout très manipulatrices, elles vont tenter de l’entraîner dans un jeu aussi jouissif que dangereux. C’est surtout avec la Kim que va se jouer ce jeu dangereux de séduction.
L’inconvénient principal de ce film réalisé par Pal Sletaune, déja réalisateur de Junk Mail sorti en 1998, est son aspect racoleur, qui cache en fait ce qui fait le sel de ce Nex Door. En effet, c’est surtout la perte d’un être aimé, une rupture, qui entraîne chez le personnage principal cette distanciation assez caractéristique entre le rêve (ou plutôt la phantasme) et la réalité. Comme c’est un homme qui est d’apparence et de vie ordinaire, on penche, en tant que spectateur, pour le rêve.
D’ailleurs, la photographie accentue cette notion de réalité/phantasme, à travers une image filtrée au possible, créant un aspect onirique assez évident. Marqué par le sexe, ce film se sert pourtant plus de cet élément pour marquer la frustration de John, véritable « électron non libre » dans cette univers féminin qu’il ne comprend pas. Les deux femmes sont en effet ici pour le montrer, à travers leurs attitudes.
Et c’est pour cela que la fin, qui fait de Next Door un film à effet (sans être trop évident, on s’en rend compte peu à peu) est originale et surtout assez pathétique. En ce sens, ce long métrage ressemble assez à Junk Mail, notamment avec le personnage de John, qui laisse sa vie défiler sans avoir de prises véritables sur elle et d’autres choix que de terminer celle des autres (oups, pardon).








































