Paintball de Daniel Benmayor

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Le 16 janvier 2010 par dans

Notes

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par Guilhem
Article

Sortie le 5 janvier 2010

Paintball est le premier film de l’espagnol Daniel Benmayor, avant Bruc, qui est en post production actuellement. L’Espagne étant, avec les pays nordiques, les seuls capables en Europe, à quelques exceptions prêt, de faire dans le film d’horreur très axé série B, on commence à être inondé de productions plus ou moins abouties et plus ou moins fun. Paintball rentre dans la catégorie des « moins », notamment par une histoire assez couillonne et une sempiternelle chasse à l’homme. Mais la réalisateur tente des trucs, et ça se voit un peu à l’écran…


Dès les premiers minutes, on est complètement plongé dans l’univers du film. En effet, une vidéo montrant deux personnes habillées en militaire nous plante le décor. il s’agit d’un site internet, qui organise des parties secrètes de paintball et qui ne convient que les meilleurs joueurs du monde, réunis pour l’occasion sur un terrain clandestin. La deuxième scène nous présente les personnages, un à un, dans un camion, qui récupère leur sac, un peu à la manière de Battle Royale. Chacune des personnes ayant des motivations différentes et des caractères plus ou moins compatibles, comme c’est le cas dans des teams. Ils sont sensés être les meilleurs et avec les dialogues de chacun d’eux, on a déjà un peu de mal à le croire, mais passons.

Divisés en deux équipes, ils doivent rejoindre au plus vite un point bien précis. Mais la partie dérape lorsque l’un des participants reçoit une vraie balle et meurt. Commence alors un jeu d’un genre nouveau et dont le but est simple : survivre ou être découpé en morceau.

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Paintball – bande annonce – 2009

Paintball ne fait donc pas dans le chi-chi. C’est le moins qu’on puisse dire. Le réalisateur nous pond des plans séquences à répétition, qui permet de voir se succéder les moments dramatiques de l’histoire, caméra à l’épaule. Certaines scènes sont assez jolies, même si elles lassent par leur côte répétitif. Le tueur de l’histoire est trop axé Predator, version John McTiernan, mais en beaucoup moins joli. En effet, vu de manière objective, le tueur découpe les gens, on le voit, mais on se sent pas happé par le truc.

Je ne suis pas persuadé que Paintball ravira les amateurs de ce sport. Les mecs se font découper en deux/trois mouvements et on a l’impression que le réalisateur veut plus se foutre d’eux qu’autre chose. Ce qui est un peu étonnant car dans ce genre de sport (qu’on peut allier à l’Airsoft et le laser game), les meilleurs ont quand même certaines capacités de survie, surtout si c’est les meilleurs qui doivent s’affronter.

Ici, dans ce film, il n’y a strictement aucune stratégie déployée, hormis au tout début. On essaye de nous vendre le truc, toujours très récurent maintenant que c’est « chacun pour soi et dieu pour tous », ce qui commence un peu à lasser puisque pas mal de films utilisent ce fil pour désorganiser leur équipe. Sauf qu’ici, dans des situations où les mecs sont sensés évoluer en équipe pour atteindre un objectif, ce procédé ne peut pas fonctionner, mais passons.

Sans compter que le propos du film, la chasse à l’homme, est toujours un truc un peu facile pour justifier des meurtres. Le scénario nous dit que quand même, les participants seront mort de mort naturelle, mais on peut se demander comment cela pourrait se passer si un des paintballeurs est un bon fils à papa et que ce dernier ait un bras très très long. Bien entendu, c’est pas l’objet du film mais comme The Tournament, le fait de buter des mecs aussi impunément et en tentant de le justifier de manière un tantinet réaliste est ennuyeux. Autant ne pas donner d’explication, c’est aussi bien.

Paintball est donc un petit film, certes sympathique, mais pas toujours d’une grande efficacité. Ca ne bouge pas assez vite, le réalisateur se perd dans sa forêt à un moment et on a l’impression qu’il n’a pas su finir son film, comme cela arrive souvent quand c’est le premier. Sans lui jeter la pierre, c’est un défaut assez récurrent. Mais il est ici pallié par un début assez fun. On sent que le réalisateur connait ses classiques et qu’il tente de les exploiter. C’est (peut-être) un réalisateur à suivre.

Paintball de Daniel Benmayor | Scénario de Mario Schoendorff | Photographie de Juan Miguel Azpiroz | Musique de Xavier Capellas et Maikmaier | Avec Jennifer Matter, Patrick Regis, Brendan Mackey, Neil Maskell, Peter Vives Newey, Claudia Bassols | Espagne | 2009 | 89 min |  Action et  Epouvante-horreur | DVD disponible depuis début janvier | DVD édité par Wild Side | Crédit photographique : Wild Side


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Guilhem
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