Je déteste la St-Valentin de Nia Vardalos
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L’avantage lorsqu’on est acteur, scénariste et réalisateur de son film, c’est qu’on s’accorde le beau et le plus intéressant des rôles. C’est le cas ici avec Nia Vardalos, auteur, réalisatrice et actrice de Je déteste la Saint Valentin, film qui sent bon le cinéma indépendant mais qui flirte surtout beaucoup beaucoup sur la bonne vieille comédie américaine standard un brin new yorkaise. C’est ennuyeux lorsque l’on est d’origine canadienne (mais américaine depuis 1999).
Geneviève (Nia Vardalos), fleuriste insouciante, préfère les amours passagères à la vie de couple. Elle a adopté un principe : ne pas rester plus de cinq jours avec le même petit ami. Mais lorsqu’arrive le cinquième jour de son histoire d’amour avec Greg (John Corbett), un séduisant restaurateur, Geneviève s’aperçoit qu’elle aimerait bien aller plus loin. Et là , c’est le drame : Greg a suivi les préceptes de Geneviève et souhaite donc, malgré lui, en rester là ..
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Je déteste la St-Valentin – 2009 – Trailer
Ainsi donc, l’actrice de Mariage à la grecque, Connie et Carla et Vacances à la grecque à décidé de passer derrière la caméra pour nous pondre une comédie romantique, plus romantique que réellement comique d’ailleurs. Avec son cortège de personnages totalement cliché (le couple d’homosexuels qui tient la boutique avec elle, le vieux gros grincheux, le mec qui va tomber amoureux de la belle, l’ami de ce dernier relativement bête et totalement stéréotypé. Rien ne nous sera en fait épargné. Ni les dialogues, ni les situations totalement convenues, dans la très longue tradition des films américains comiques, dont l’égérie était d’ailleurs Meg Ryan dans les années 90.
Je déteste la St-Valentin, avec son titre racoleur (qui n’a pas haï cette fête commerciale, bonne à faire le bonheur des fleuristes et autres vendeurs de chocolat), son ambiance très new yorkaise, est assez fatiguant à regarder. La faute à l’actrice principale, qui manque totalement de charme, dont les expressions se résument à sourire et faire un tantinet la gueule quand ca va pas. Ajouter à cela des second rôles totalement cliché (en anglais dans le texte) et vous arrivez à la conclusion que ce n’est pas ce film que va se renouveler la comédie américaine.
Il est vrai que le marché est de toute façon déjà pris, entre les Kevin Smith et autres Judd Apatow. Il est vrai aussi qu’il est plus facile de tomber dans le travers comique féminin de bon aloi lorsqu’on réalise son film. Toujours est-il que les plans et les situations sont très très convenus et qui on ne doute pas un seul instant de la sincérité de la madame, on se demande quand même si elle n’aurait pas dû laisser sa place à quelqu’un d’autre. Un jour, il faudra quand même attaquer tous les films au scénario déjà vu ailleurs, qui pompent honteusement les scènes de films d’anthologie, en moins bien, en moins élégant et surtout en moins passionnant. Le cinéma, pardon, le 7e art, aura fait un grand pas. D’ici là , nous aurons toujours droit à ce genre de film..
Je déteste la St-Valentin (I Hate Valentine’s Day) de Nia Vardalos | Scénario de Nia Vardalos, Stephen David et Ben Zook | Photographie de Brian Pryzpek | Musique de Keith Power | Avec Nia Vardalos, John Corbett, Stephen Guarino, Amir Arison, Zoe Kazan, Judah Friedlander, Dan Finnerty | Etats-Unis | 2009 | 95 min. | Romance et Comédie.







































