Nine de Rob Marshall
Rob Marshall, réalisateur de Chicago et Mémoires d’une geisha, revient ici avec Nine, une nouvelle comédie musicale made in américa et surtout Broadway. En effet, Nine est l’adaptation cinématographique d’une comédie musicale bien connue des théâtres de Broadway. Cette pièce était elle-même inspirée de Huit et demi de Federico Fellini. La première représentation eut lieu le 9 mai 1982, sur la 46 ème rue. La pièce a été jouée 729 fois avec Raul Julia dans le rôle de Guido Contini. Elle remporta ainsi 5 Tony Awards (récompenses pour le théâtre aux Etats-Unis), dont celui de la meilleure musique, composée par Maury Yeston…voilà pourquoi la produire sur grand écran n’a pas été trop sorcier.
Approchant de l’âge de cinquante ans, Guido Contini (Daniel Day-Lewis), le plus grand réalisateur de son époque, vénéré par les critiques et adulé par le public, est confronté à une crise de la quarantaine qui étouffe sa créativité. Alors qu’il est à même de commencer son dernier film, Italia, sans avoir écrit une ligne, il est obligé d’équilibrer les nombreuses femmes formatrices de sa vie, dont sa femme, Luisa (Marion Cotillard), sa maîtresse, Carla Albanese (Penélope Cruz), sa muse star de cinéma, Claudia (Nicole Kidman), sa confidente et conceptrice de costumes (Judi Dench), une journaliste de mode américaine, Stephanie Necrophuros (Kate Hudson), une prostituée de sa jeunesse, Saraghina (Stacy Ferguson), et sa mère (Sophia Loren).
Tiraillé donc entre sa sublime épouse et sa sulfureuse maitresse, harcelé par une séduisante journaliste, subjugué par la star de son prochain film, Guido ne sait plus où donner de la tête. Soutenu par sa confidente et sa mère, parviendra-t-il à résister à toutes ces tentations ?
http://www.youtube.com/v/Ms_swmKoEV0&hl=fr_FR&fs=1&
Nine – Trailer – 2009
Nine est donc l’adaptation en musique de l’œuvre de Federido Fellini, Huit et demi (titre choisi sans imagination par le réalisateur italien puisque c’était son huitième film). Dans ce dernier, on suit l’histoire d’un cinéaste dépressif fuit le monde du cinéma et se réfugie dans un univers peuplé de souvenirs et de fantasmes. Surgissent des images de son passé, son enfance et l’école religieuse de sa jeunesse, la Saraghina qui dansait sur la plage pour les écoliers, ses rêves fous de « harem », ses parents décédés. Dans la station thermale où il s’est isolé, son épouse Louisa, sa maîtresse Carla, ses amis, ses acteurs, ses collaborateurs et son producteur viennent le visiter, pour qu’enfin soit réalisé le film sur lequel il doit travailler.
Il parait que beaucoup d’actrices aurait tuée père et mère pour faire partie de ce casting très éclectique, entre des stars confirmés (Nicole Kidman, Sophia Loren et Penelope Cruz), des star en devenir (Marion Cotillard et Kate Hudson) et des actrice débutantes (Stacy Ferguson, la chanteuse des Black Eyes Peas). Ce casting ô combien prestigieux marque donc une nouvelle fois la volonté d’Holywood de renouer avec son passé de comédie musicale. Et autant dire qu’encore une fois, cela comblera les amateurs dont je ne fais pas partie (mais comme je fais partie de ceux qui aiment les jolis actrices, ça compense).
L’histoire en elle-même est assez intéressante, mais étant donné que c’est un remake musical d’un bon film, cela va sans dire qu’il est assez logique qu’elle le soit. On peut d’ailleurs encore une fois saluer, comme de coutume et jusqu’à sa mort d’ailleurs, la performance de Daniel Day-Lewis, qui a appris l’italien ici (et qui a d’ailleurs un très joli accent anglais étranger, ce qui est encore une prouesse à mettre à son actif). Il incarne ainsi de façon magistrale le Guido Contini, véritable réalisateur dépressif, qui aura du mal faire son film. Même lorsqu’il porte une barbe, on le prendrait pour un italien.
Que dire des rôles féminin ? Chacun joue sa partition. Kidman est belle et inaccessible. Cotillard est parfaite en femme trompée. Cruz campe (le mot serait peut–être croupe) de belle manière la maitresse. Hudson est parfaite en américaine arriviste (ah, ce n’est pas son rôle ?) et Stacy Fergie Ferguson en Saraghina manque un peu de glamour, comme souvent d’ailleurs.
Les musiques du film, qui ont de toute façon, je suppose, fait leurs preuves à Broadway, collent bien au film. Que dire de plus ?
Rien, on s’ennuie ferme avec Nine. C’est plus un exercice de style, fait certain avec la passion d’un artisan et les moyens d’un pays développé mais on se demande bien à quoi tout cela peut servir, si ce n’est de conter, avec nostalgie, un temps ol l’Italie faisait rever, ou les filles étaient des gravures de mode sulfureuses, le temps de l’âge d’or des actrices star. Je pense que si on n’a pas passé la cinquantaine, il y a beaucoup de chances pour que Nine vous laisse complètement froid, malgré toutes ces jolies actrices. Car tout ceci a un petit relent de formol… malgré tout…
Nine de Rob Marshall | Scénario de Michael Tolkin, Anthony Minghella, Arthur Kopit, Maury Yeston, Mario Fatti d’après l’oeuvre de Federico Fellini | Photographie de Maury Yeston | Choregraphie de Rob Marshall et John DeLuca | Musique de Maury Yeston | Avec Daniel Day-Lewis, Nicole Kidman, Penelope Cruz, Marion Cotillard, Stacy Ferguson, Judi Dench, Sophia Loren, Kate Hudson | Etats-Unis | 2009 | 118 min. | Comédie musicale | Distribué par SND






Ouais je le dis j’ai kiffé ^^. Pas l’extase mais je suis un public facile avec ce genre de films. Pis non quoi Fergie elle est trop bonne XD