Thelma, Louise et Chantal de Benoît Pétré
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Ainsi donc, nous suivons le « road movie » de Chantal (Catherine Jacob), Gabrielle (Caroline Cellier) et Nelly (jane Birkin) se rendent au mariage d’un ex, Philippe (Thierry Lhermitte) à la Rochelle, à la manière de Thelma et Louise, de Ridley Scott, mais avec une personne en plus et une DS. Elles décident de faire le trajet ensemble. Au cours de cette virée pleine de péripéties, les trois femmes partageront coups de coeur, coups de gueule et coups de blues de la cinquantaine, tour à tour drôles, fragiles et émouvants.
http://www.youtube.com/v/0bQ8yCnizUo&hl=fr_FR&fs=1&
Thelma, Louise et Chantal – Extraits – 2010
Les films sur les femmes qui ont dépassé une certaine limite kilométrique sont rares. C’est toujours ça de pris pour Benoit Pétré avec son film puisqu’il touchera une partie du public. J’avais oublié que Jane Birkin avait été actrice dans une autre vie. Tout comme j’avais oublié que Catherine Jacob, malgré un visage rond, était particulièrement fine.
Thelma, Louise et Chantal n’est pas vraiment un film. C’est un téléfilm France 3. La photographie, la mise en scène font en effet penser à un téléfilm. En fait, seul le générique d’introduction, qui présente de manière assez originales le nom des acteurs, le titre du film et les membres de l’équipe technique est assez consistant sur le plan technique. Mais le reste est assez plat.
C’est le sujet n’est en lui-même qu’une étude sociologique des femmes au carrefour de leur vie. Fallait-il pour autant caricaturer les profils des trois « pétroleuses »? Toute la question mérité d’être posée, tellement les trois caractères campés par les trois actrices sont excessivement peu originaux. Cela accentue le fait de trouver le temps long, entre une DS en panne, une virée en boite ou un mariage qui tarde à venir… et qui constitue l’essentiel du film.
Ce road movie a travers la campagne est aussi intriguant parce que j’ai pas compris pourquoi un canadien conduit une voiture immatriculée 06 pour se rendre je sais pas ou. Comme également le fait de faire jouer des soeurs et frères de gens célèbres sans qu’on sache pourquoi leurs scènes sont aussi importantes. En effet, Alysson Paradis, la soeur de l’autre et Arié Elmaleh, le frère de l’autre, sont bien présents à l’écran, vers la fin du film, mais sans que l’on sache réellement pourquoi, si ce n’est qu’il fallait les faire bosser.
Thelma, Louise et Chantal trouve l’origine et le fondement de son titre puisque la scène finale est un hommage au film du même nom sans le Chantal. Le titre est un peu ridicule en soi, mais accentue l’aspect comique ou futile de l’entreprise. Et pourtant l’aspect comique est relativement absent, malgré les rires de certains spectateurs (mais je suppose que lorsqu’on paye une place 9 euros, il faut rire, quoiqu’il arrive) et vire souvent à la gravité de la chose (une mère dépassée par ses amants plus jeune, véritable « Cougar », une autre victime d’un Cancer du sein et la troisième complètement à la ramasse…).
On sent bien entendu de la sympathie pour ces trois actrices de la part du réalisateur, qui leur fait la part belle ici avec Thelma, Louise et Chantal. Mais tout cela manque peut-être de rythme, de profondeur et aussi de tempérament pour faire réellement un film sur les cinquantenaires… et les mères… et les femmes… dommage
Thelma, Louise et Chantal de Benoît Pétré | Scénario de Benoît Pétré et Aurélie Maillol | Photographie de Stéphan Massis | Musique de Keren Ann | Avec Jane Birkin, Caroline Cellier, Catherine Jacob, Thierry Lhermitte, Michèle Bernier, Alysson Paradis, Arié Elmaleh, Micheline Presle, Benoît Pétré, Stéphane Metzger | France | 2009 | 90 min. |  Comédie | Distribué par La Fabrique de Films | Crédit photographique  : La Fabrique de Films






































