New York, I Love You de Fatih Akin, Yvan Attal, Allen Hughes, Shunji Iwai, Wen Jiang, Shekhar Kapur, Joshua Marston, Mira Nair, Natalie Portman, Brett Ratner, Randall Balsmeyer
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Je n’ai pas trop envie de jouer les vieux cons avec New York, I Love You. Mais il faut dire que les réalisateurs américains, Woody Allen, John Cassavetes, Amos Kollek, Jim Jarmusch, Spike Lee, Paul Auster et Wayne Wang ont fait déjà pas mal Å“uvrer pour nous aimer cette ville, leur ville. Plus que d’autres, plus que Los Angeles par exemple. C’est une ville qui a morflé récemment. Nous le savons tous. Quand on a connu un peu les films des réalisateurs cités plus haut, on a un peu de mal avec ce New-York I love You, films à sketches ayant comme thématique principale des histoires d’amour se déroulant dans la grosse pomme ou chaque réalisateur, à sa manière, décrit les rencontres dans cette ville cosmopolite.
New York, I Love You parle donc New d’un Pickpocket; d’une jeune femme Hassidique, à la veille de son mariage, qui se confie à un homme d’affaires indien; d’un auteur qui s’essaye à la drague ephémère; d’un artiste qui cherche un modèle; d’un compositeur doit lire; du Dostoïevski ; deux femmes qui s’unissent et se sentent connectées ; d’un homme qui amène un enfant à Central Park; d’amants qui se rencontrent; d’un vieux couple qui fait une promenade sur leur anniversaire; d’un ado qui va au bal de fin d’année avec une fille dans un fauteuil roulant; d’un chanteur retraité qui envisage le suicide. Il y a huit millions d’histoires dans cette ville nue : ceux-ci ont été dix d’entre eux…
http://www.youtube.com/v/GYRjc2tzIHA&hl=fr_FR&fs=1&
New York, I Love You – trailer – 2010
New York, I Love You est donc, comme pour Paris, je t’aime, un travail collectif sur 11 court-métrages, faisant chacun plus ou moins 10 minutes. Les réalisateurs ayant participé à ce film ont posé leur caméra dans les 5 grands districts ou arrondissement de New York (Manhattan, Brooklyn, Queens, The Bronx et Staten Island, ce dernier étant le plus méconnu pour un non-américain).
Chaque partie n’a pas de lien direct avec les autres mais elles tournent toutes autour du même thème : Trouver l’amour. Depuis l’invention du cinéma, New York n’a jamais cessé de fasciner les cinéastes, qui y puisent d’infinies émotions dans des décors aussi spectaculaires qu’uniques. Des gratte-ciel miroitants aux parcs et aux rues qui sont comme autant de mondes, la ville a été immortalisée dans des milliers de films à travers des centaines d’atmosphères différentes. Et C’est bien là tout le problème lorsque l’on veut en reparler encore une fois.
En effet, Il parait (et je dis bien il parait) que ce sont des histoires d’amour. C’est plutôt des histoires de cul, à quelques exceptions prêt. Il y a une différence entre les deux et de la vulgarité à la beauté, il y a quand même une marge. Surtout lorsqu’on veut parler de l’amour d’une ville, de la rencontre amoureuse ou non entre les être. Soit c’est mal fait à la vite, soit c’est mal fait. Les films sur New York, comme sur Paris, sont légion. Il y a des amoureux de cette ville, que nous connaissons plus ou moins. Ils auraient été parfaits. Mais c’était peut-être trop beau, trop grand… et on se retrouve donc avec ce New York I love You, qui tente bien de faire quelque chose mais sans avoir les moyens de ces prétentions.
Évoquer cette ville multiculturelle en présentant en très grande majorité des blancs très typé WASP est assez cocasse en soi. Où sont les italiens? Les russes? Les porto-ricains? Les haïtiens? Les « blacks » d’Harlem? Les irlandais? Certes, il y a bien des asiatiques ou des juifs mais ça s’arrête là . Pas trop de mélanges, hormis pour une seule séquence. On a donc l’impression que tout reste quand même pas mal cloisonné.
New York, I Love You manque de plus de charmes, pour un film qui se veut charmant. Les différents court-métrage ont l’impression d’avoir été bossé dans l’urgence. Ces différentes histoires ont quand même quelques liens entre elles, symbolisés par les taxi que les acteurs prennent ou encore par la magie d’une femme qui tourne quelques scènes avec sa caméra, à la volée. Pour tenter de donner une explication, peut-être que décrire cette ville était un pari un peu trop fou et fou. Peut-être également qu’il est dur, après ce qu’elle a subi récemment, d’en parler avec plus émotion, à travers ses habitants. Peut-être qu’il faut donner et trouver une nouvelle identité à cette ville. Et peut-être enfin, qu’il aurait fallu donner ce pouvoir à de jeunes réalisateurs, des petits qui auraient montré cette ville telle qu’il la voit avec des yeux neufs, soit rempli d’illusions, soit de désillusion.
Toujours est-il que ça fait plaisir de revoir un peu Shu Qi, l’actrice révélée par Millenium Mambo (et aussi par Le Transporteur, mais c’est une autre histoire) même si son rôle reste anedoctique. Tout comme Robin Wright d’ailleurs. Par contre, on a encore droit à une prestation d’un des pires acteurs d’Hollywood, Hayden Christensen, sans qu’on sache pourquoi il est là .  Mais par contre, toujours sympa de voir les petits caméo depuis quelques temps d’Eli Wallach, qui  veut terminer en beauté sa carrière…
Mais comme il est dans le film : tous ceux qui vivent à New York viennent d’ailleurs et je dirais « mais comme Marseille ! », vu l’histoire de cette ville de 2600 ans d’âge. Et donc, à quand Un Marseille, I Love you ? Quitte à faire une déclaration d’amour à sa ville, à ses villes, à prendre des acteurs américains « pur souche » pour jouer des immigrés de la nouvelle génération (comme Shia LaBeouf ici), autant en prendre des vrais pour jouer la « multiculturalité ».
New York, I Love You de Fatih Akin, Yvan Attal, Allen Hughes, Shunji Iwai, Wen Jiang, Shekhar Kapur, Joshua Marston, Mira Nair, Natalie Portman, Brett Ratner, Randall Balsmeyer | Photographie de Benoît Debie, Paweł Edelman, Michael McDonough, Declan Quinn, Mauricio Rubinstein | Musique de Tonino Baliardo, Nicholas Britell, Paul Cantelon, Mychael Danna, Ilhan Ersahin, Jack Livesey, Shoji Mitsui, Mark Mothersbaugh, Peter Nashel, Atticus Ross, Leopold Ross, Claudia Sarne, Marcelo Zarvos | Avec Shia LaBeouf, Natalie Portman, Hayden Christensen, Orlando Bloom, Blake Lively, Robin Wright Penn, Olivia Thirlby, Bradley Cooper, Rachel Bilson, Christina Ricci, Ethan Hawke, Anton Yelchin, John Hurt, Maggie Q, Andy Garcia, James Caan, Cloris Leachman, Eli Wallach, Jacinda Barrett, Drea de Matteo, Chris Cooper, Julie Christie, Shu Qi, Justin Bartha, Irrfan Khan, Burt Young, Ugur Yücel, Carlos Acosta, Sonny Sandoval. | Etats-Unis | 2010 | 103 min. | Comédie dramatique | Distribué par Metropolitan FilmExport | Crédit photographique : Metropolitan FilmExport








































J’arrive pas à croire que t’aies trouvé le moyen de parler de marseille dans ta critique…
Pourquoi personne fait un film sur marseille? Parce qu’à part les gens qui y vivent,ya rien à y voir…
Non mais des films qui se passent à Marseille, depuis le début de l’histoire du ciné, ça n’arrête pas. La région dispose d’une bonne lumière naturelle, donc forcément…
C’est juste que là , avec leur I love You assez plat plat, je me posais juste la question… Surtout qu’un shanghai I love you est prévu… donc pourquoi pas faire ça pour toutes les villes
Jim Jarmush a bien filmé New York dans Ghost Dog aussi je trouve… Et avec également des rencontres interculturelles…
Ah oui, comment ai-je pu oublier Jarmush et son Ghost Dog.
Honte à moi