Defendor de Peter Stebbings
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Un flic ripoux, (Elias Koteas), un caïd de la Pègre et Kat (Kat Dennings), une jeune fille dont ils abusent, constituent les âmes du milieu criminel d’une ville. C’est un monde que l’ordinaire et limité intellectuellement Arthur Poppington (Woody Harrelson) ne comprend pas et n’appartient pas mais qu’il combat quand il se change dans un super-héros de sa propre fabrication, Defendor.
Sans autre pouvoir que son courage, Defendor parcours les rues pour protéger les innocents de la ville, armé d’un gourdin, d’un casque de la seconde guerre mondiale, d’une caméra qui enregistre sur VHS et d’un super « D », à la manière de Superman, scotché sur sa tunique. Mais tout ceci tourne mal et, après être passé devant un tribunal, il se retrouve à devoir expliquer le pourquoi du comment à une psy (Sandra Oh), qui doit évaluer son comportement et voir s’il n’est pas dangereux pour la société… Defendor commence alors à raconter son histoire…
http://www.youtube.com/v/1Kg8HFQ1xP4&hl=fr_FR&fs=1&
Defendor – Trailer – 2010
Tourner en dérision les super-héros est, aux États-Unis, aussi vieux que le mythe moderne du super–héros lui-même. Les célèbres éditeurs Marvel, tout comme DC ou Dark Horse n’ont ainsi jamais hésité à plancher sur des hommes ordinaires qui voulaient se prendre pour des super-héros, pour se rapprocher au plus près de leurs lecteurs. Au cinéma, c’est également souvent le cas, cela donne des comédies ou des tragédies, selon l’angle de vue choisi.
C’est ici un drame, bien entendu, puisque le personnage en question est, en plus de ne disposer d’aucun pouvoir, assez limité. Il a bien du mal à décerner les subtilités des choses, comme ce cher Forrest Gump. C’est son honnêteté d’ailleurs qui lui permet de survivre puisque son chef de chantier et ami (interprété par Michael Kelly ) l’a pris sous son aile et que Kat, une prostituée, va l’aider à combattre le crime.
Le budget du film est ridicule et c’est normal. On confie difficilement des dizaines de millions à un réalisateur qui fait son premier film. Mais ce dernier n’en a pas réellement besoin. En effet, Defendor se déroule dans le monde réel, avec les moyens du bord. Le super-héros n’a que des billes, une matraque et des guêpes pour venir à bout des méchants. Il a une mascotte, un chien de métal qui trône sur le pare brise de son camion et à qu’il parle (Defendog). C’est d’ailleurs l’un des passage les plus drôles. Et Woody Harrelson est bien entendu très touchant dans ce rôle, mais est-ce vraiment nouveau pour quelqu’un qui joue toujours des rôles à la limite comme dans La Ligne rouge, Tueurs Nés, Les blancs ne savent pas sauter, Larry Flint… ect ect.
Ajoutez à cela une aventure secondaire, des drames qu’à vécu le Arthur depuis sa plus tendre enfance, le fait qu’il n’a plus toute sa tête puisqu’élevé par son grand père et qu’il part contre des « capitaines » imaginaires (comme le capitaine industrie), victime de sa naïveté comme de l’incompréhension du monde qui l’entoure. Bien entendu, jouer au super-héros est quelque chose que les petits garçons connaissent bien, surtout de l’autre coté de l’atlantique et d’ailleurs le fils de son ami y joue, et il joue à Defendor.
Defendor prend donc le parti de ne pas trop en faire et ne pas jouer dans les effets de manches. Ce n’est pas vraiment un film de genre, aux répliques totalement cool et donc de pur entertainment. Mais au lieux de cela, on est plongé dans un quotidien où on ne peut s’empêcher de prendre en sympathie le personnage, comme les autres d’ailleurs et de comprendre pourquoi la fin est un peu émouvante, surtout avec une musique qui joue sur les thèmes, classiques, de Superman, les films et aussi, bien entendu, sur l’univers de Spiderman. Pour tout ces éléments et malgré la teneur classique de la réalisation, Defendor est à voir.
Defendor de Peter Stebbings | Scénario de Peter Stebbings | Photographie de David Greene | Musique de John Rowley | Avec Woody Harrelson, Elias Koteas, Michael Kelly, Sandra Oh, Kat Dennings, Clark Johnson, Lisa Ray, Alan C. Peterson | Canada et Etats-Unis | 2009 | 98 min. | Comédie et drame | Disponible en DVD depuis le début du mois de mai.








































Beau film, woody reviens sur le devant de la scène et c’est tant mieux.
un anonyme qui aime un vengeur masqué c’est cool ça ^^
Il aurait du sortir en salle, j’aurais été seul avec 2 geeks…….
Ca pourra pas être pris que pour Enter the Void, vu qu’il n’y a meme pas la catégorie des geeks pour voir ce film.
Y a qu’Ã remplacer les geeks par des toxicos
voué sauf que c’est pas vraiment un film sur les tox… enfin sauf si t’as envie que ça le soit..
D’ailleurs va le voir, ça lui fera des entrées il en a besoin
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