Stiletto de Nick Vallelonga
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Stilletto est le genre de film qui lorgne et pompe là où il peut. Des réalisateurs Tony Scott, en passant par Micheal Bay, des films tels Fast n furious, Kill Bill et autres Payback, pour ne citer que quelques unes des références du réalisateur, il s’avère pourtant finalement assez plat. Le scénario, qui se veut complexe, puisqu’on ne sait finalement le pourquoi du comment que vers la fin du film, s’avère totalement décousu et sans réelle passion. Associé à quelques acteurs connu, il s’avère surtout très long… très très long…
Raina (Stana Katic) est superbe et elle le sait. C’est une femme fatale. Elle a une sœur, qui devait venir la rejoindre aux Etats-Unis en partance de Russie. Elle a été kidnappée, violée et torturée. Elle est en quête de vengeance, et veut connaître la vérité sur cet enlèvement qui a laissé sa soeur dans un état végétatif.
Elle va découvrir que son ex-amant, Virgil Vadalos (Tom Berenger, qui devait avoir des factures à payer à moins qu’ils sont hors circuit définitivement), chef de la pègre, et ses associés, en sont directement responsables, et elle décide alors de se faire justice et de se venger de la manière forte: elle va traquer Vadalos et ses comparses, qui sèment la corruption dans les rues de la ville. Impitoyable et sanguinaire, elle va commencer sa macabre vengeance sans merci…
http://www.youtube.com/v/UpPbGxVdhVQ&hl=fr_FR&fs=1&
Stiletto – 2008 – trailer
Stiletto est donc sorti directement en DVD. Le film produit en partie par le réalisateur, Nick Vallelonga, est totalement décousu dans l’histoire, même si on sent qu’il voulait en faire une intrigue solide. En effet, ce film a de l’ambition, mais c’est tout ce qu’il a. On peut le voir dès les premiers plats, très Marlon Brando dans Apocalypse Now, où deux acteurs se font face.
Pourtant cela reste au raz des pâquerettes, avec pourtant un casting assez impressionnant pour ce genre de production. Mais il faut dire qu’une vengeance, si juste soit-elle, ne prend pas ici. En effet, pourquoi aurait-on de la sympathie pour une russe qui dézingue à tout va, tueuse de son état, qui se tapait le méchant et qui maintenant veut éclater tout le monde? C’est bien tout le problème ici, puisque Stiletto tourne autour des personnes qui ont violé et battu la soeur de la russe, venue comme une fleur aux Etats-Unis. C’en est presque ridicule, en fait.
Il reste également le fait que Stiletto se veut très premier degré, sans aucun recul ni ironie. Et pourtant, le genre s’y pretterait, tant est gros les ficèles. Les flics ont des voitures de courses et sont fan de tunning, en même temps qu’ils sont ripoux. Les méchants sont des gros nazillars ou des mexicains, donc forcément mauvais. Le tout baigne dans une envie manifeste du réalisateur de faire un action movie dans la plus pure tradition de ce genre, mais sans le petit fun ou du moins le rythme qui doit prévaloir pour cette catégorie presque défunte…
Stilletto a de l’envie. Mais il est raté. Le réalisateur n’a pas vraiment digéré ses références et nous pond un film trop décousu et relativement, et c’est le plus gros inconvenient, soporifique. Un comble pour ce genre de film.
Stiletto de Nick Vallelonga | Scénario de Paul Sloan | Photographie de Jeffrey C. Mygatt | Musique de Cliff Martinez | Avec Tom Berenger, Michael Biehn, Stana Katic, Paul Sloan, William Forsythe, Kelly Hu, Amanda Brooks | Etats-Unis | 2008 | 99 min. | Thriller, Action, Drame et Policier.







































