Freddy – Les Griffes de la nuit de Samuel Bayer
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Sortie le 12 mai 2010
Comment faire un film d’un personnage célèbre lorsqu’on l’a complètement essoré ? C’est simple, on recommence du début. C’est la superbe technique du relaunch que les lecteurs de comics connaissent. Il est vrai que les années 70 et 80 ont été propices et fertiles en film d’horreurs bien cool, avec toute une kyrielle de personnages et l’un des plus emblématiques de cette époque est incontestablement Freddy. Il n’en fallait donc pas plus pour qu’un relancement soit fait avec Freddy – Les Griffes de la nuit, par la boite de production de Michael Bay, qui avait déjà fait ses preuves auparavant avec Massacre à la Tronçonneuse et Vendredi 13. Et c’est ainsi que ce nouveau Freddy arrive, avec un gros buzz sur la toile, notamment des fans de la première heure (les vieux, quoi).
Nancy (Rooney Mara), Kris (Katie Cassidy), Quentin (Kyle Gallner), Jesse (Thomas Dekker) et Dean (Kellan Lutz) habitent Elm Street, au cÅ“ur d’une banlieue résidentielle semblable à des milliers d’autres – paisible, proprette et sans histoire… Mais depuis quelques temps, ces cinq jeunes sont hantés chaque nuit par le même cauchemar oppressant : un homme à la voix caverneuse surgit des ténèbres.
Vêtu d’un t-shirt rouge et vert lacéré, il dissimule sous un vieux chapeau son visage atrocement brûlé et défiguré. Sa main droite, gantée, est munie de quatre longues griffes d’acier plus tranchantes que des lames de rasoir…
http://www.youtube.com/v/14qnPNkKSEY&hl=fr_FR&fs=1&
Freddy – Les Griffes de la nuit - trailer – 2010
Freddy – Les Griffes de la nuit relance donc la machine. On est donc au début du cauchemar du début de la fin vivante. Ou un truc dans ce genre puisque c’est un relaunch ou un Freddy reborn. Les américains sont des spécialistes du genre avec les comics et le sont aussi avec le cinéma d’horreur. Rien de bien nouveau donc ici à se mettre sous la dent. Vous aurez des bonnasses de 25 ans qui sont sensé à en avoir 17, 181. Elles conduisent de jolies voitures bien nickel. Mais elles n’arrivent pas à dormir la nuit. On aura aussi les minets de services, comme Kellan Lutz, le Emmett Cullen de la série Twilight.
Exit donc Robert Englund, remplacé ici par Jackie Earle Haley, le Rorschach des Watchmen revenu d’entre les morts au cinéma avec son rôle de pédophile dans Little Children en 20062 qui lui a valu les honneurs de la critique. Plus horrifique, moins rigolard (on s’en doute vu le sujet), son passé à été quelque peu modifié parce que ce n’est pas vraiment un tueur d’enfants (enfin on peut le supposer) mais surtout un pédophile. C’est donc un enfoiré de la pire espèce et il le prouve donc ici3. Il est plus brulé que scarifié et le bruit de ses griffes rappelle Serval, pardon Wolverine dans ses films.
Ce Freddy – Les Griffes de la nuit n’est pas foiré. Loin de là . C’est un produit dans les clous, donc manufacturé puisque le fruit de compromis incessants sur le pourquoi du comment. Ca met deux plombes à s’activer, les massacres s’enchainent et il y a bien entendu la scène de la baignoire. Mais on se dit que c’est un peu inutile et que le charme du Freddy est un peu enlevé au détriment d’un vrai tueur tout bête et tout méchant (enfin une raclure quoi), comme il en existe des milliards dans ce genre. Et comme toujours dans ce genre de sous film, lé héros ne meurt jamais comme le prouve le meurtre de la mère de Katie Cassidy, Connie Britton, remarqué par son rôle de secrétaire dans la série Spin City. En clair, rien de nouveau sous les tropiques…
Freddy – Les Griffes de la nuit (A Nightmare on Elm Street) de Samuel Bayer | Scénario de Wesley Strick et Eric Heisserer d’après les personnages de Wes Craven | Musique de Jonathan Flood | Avec Jackie Earle Haley, Kyle Gallner, Rooney Mara, Katie Cassidy, Thomas Dekker, Kellan Lutz, Clancy Brown, Connie Britton, Lia D. Mortensen, Christian Stolte | Etats-Unis | 2010 | 95 min. | Epouvante-horreur | Distribué par Warner Bros. France | Crédit photographique :  Warner Bros.
- On pense surtout à Katie Cassidy, qui est clairement trop mignonne et trop stylisée pour camper ce type de rôles. [↩]
- Il n’avait pas tourné depuis 1993… [↩]
- Comme si tuer des enfants n’était déjà en soi un acte dégueulasse mais bon, nous somme au XXIe siècle, il faut toujours aller plus loin, plus haut dans certaines trucs. [↩]








































J’ai faillis croire qu’en fait Freddy n’était qu’une victime et là , là j’aurais trouvé ça original… Mais non en fait. Je suppose que la morale réprouve que Freddy puisse passer de l’état de monstre sanguinaire à celui de gars aigri par delà la mort d’avoir été tué pour rien. Dommage.
Ben voilà …. Freddy n’est en fait qu’une mouille….