Il était une fois dans le Queens de Dito Montiel

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Posted 3 juin 2010 by Dextarian in

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by Dextarian
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Avant Fighting, le réalisateur, écrivain et musicien Dito Montiel avait tourné un film basé sur son passé dans le Queens, A Guide to Recognizing Your Saints, l’adaptation de son roman et visant à raconter comment se passer la vie dans les années 80 dans ce quartier de New York, un des derniers bastions populaires avant le changement racidal opéré plus tard. Ce film permettait à Robert Downey Jr de continuer à se faire connaître des gens du cinéma pour obtenir des rôles plus conséquents. De la même manière, Il était une fois dans le Queens nous fait découvrir les tout jeune, à l’époque Shia LaBeouf et Channing Tatum (avec lequel Montiel tournera ensuite Fighting), qui ont bien évolué depuis, sans compter évidemment la présence de Rosario Dawson et dans une certaine mesure, Eleonore Hendricks, bien connu des fans de cinéma indépendant puisqu’elle a joué dans The Pleasure of Being Robbed ou encore Lenny and the Kids (Go Get Some Rosemary). Vous l’aurez compris, Il était une fois dans le Queens permet donc de découvrir la génération Next dans le cinéma américain… ou du moins une partie…

 


Après 15 ans d’absence, Dito (Robert Downey Jr) retrouve le Queens, le quartier le plus violent de New York, pour faire face à son père (Chazz Palminteri), gravement malade et qu’il a quitté pour conquérir l’Amérique avec son groupe de musique en Californie.

C’est dans ces rues où il a grandi, qu’il va retrouver ses anciens camarades – tout du moins ceux qui ne sont pas en prison ou morts assassinés – et son ancien amour d’enfance, Laurie. Dito va tenter de comprendre les événements tragiques survenus pendant l’été 1986 qui ont provoqué son départ précipit.

http://www.youtube.com/v/jEL7Hg1QhzA&hl=fr_FR&fs=1&
Il était une fois dans le Queens – Trailer – 2006

La traduction française, Il était une fois dans le Queens renvoi au premier film de Robert De Niro en tant que réalisateur, Il était une fois dans le Bronx. Le parallèle peut-être en effet évident (d’autant plus que Chazz Palminteri joue dans les deux) même si les intentions de Montiel ne sont pas exactement les mêmes que celles de De Niro, qui cherchait plus à dépeindre la vie de manière générale et moins la sienne alors qu’ici c’est le contraire. C’est en effet une Å“uvre autobiographique ou du moins, cela a l’apparence puisque le personnage principal est Dito, jeune (Shia LaBeouf) et vieux (Robert Downey Jr.) et qu’évidemment, c’est son histoire qui est racontée.

A travers la galerie de portraits plus ou moins esquissé, c’est bien entendu le personnage d’Antonio qui surprend le plus. Joué par Channing Tatum, il est impulsif, colérique et bagarreur. Son passé explique tout cela bien entendu et on verra que Dito se méfiera toujours de lui.

La mise en scène se veut réaliste. La lumière naturelle. Les dialogues sont crus au possibles, voire même un peu trop. On est encore dans les années 80 et je doute vraiment que les petits parlaient comme ça, de sexe aussi ouvertement et aussi crument. A moins que ça soit le pire quartier du monde et qu’il a, en même temps, un temps d’avance sur le reste des États-Unis à ce niveau là. On peut toujours se dire pourquoi pas, même si on en doute.

Il était une fois dans le Queens met du temps à démarrer. Et en même temps, lorsque c’est un guide pour reconnaître ses saints, ça parait logique. Cela aurait fun de conserver cette traduction littérale, ne serait-ce que pour comprendre pourquoi le réalisateur, l’artiste, avait besoin de cet environnement autant pour s’évader que pour rechercher son passé et ce qui ne va pas. C’est bien entendu des événements dramatiques qui le pousseront à partir et, à sa place, on l’aurait déjà fait avant. Pas d’avenir dans le Queens semble-t-il et même si c’est un thème récurent dans les films sur l’exil, on cherche toujours à comprendre pourquoi une personne désire s’en aller, que c’est plus fort qu’elle…

Robert Downey Jr. fait ici le métier. Sans plus. Mais c’est logique. Les jeunes acteurs sont plus impressionnant que les vieux ici (Robert Downey Jr., Rosario Dawson, Chazz Palminteri ou encore Eric Roberts),que cela soit Shia LaBeouf, Channing Tatum, Melonie Diaz (Laurie), Julia Garro (qui joue le rôle de Diane, que l’on a découvert dans Teeth et qu’on retrouve dans Fighting) ou bien Eleonore Hendricks (Jenny). Il sont plus touchant et plus vivants.

Il était une fois dans le Queens, sans être totalement original, nous permet de prendre le pouls d’une Amérique en mutation, à travers la vie d’un quartier et de connaître, de manière anecdotique, l’histoire du réalisateur et enfin, de nous permettre de se faire nous-mêmes une réflexion générale sur les personnes qui ont compté dans notre vie. C’est autant un film sur la nostalgie qu’un film sur le passage de l’adolescence à la maturité, ponctués de rire autant que de drames.

Il était une fois dans le Queens (A Guide to Recognizing Your Saints) de Dito Montiel | Scénario de Dito Montiel d’après l’œuvre de Dito Montiel | Photographie d’ Eric Gautier | Musique de Jonathan Elias, Jimmy Haun et David Wittman | Avec Robert Downey Jr., Rosario Dawson, Chazz Palminteri, Dianne Wiest, Channing Tatum, Eric Roberts, Shia LaBeouf, Federico Castelluccio, Melonie Diaz, Olga Merediz, Julia Garro, Eleonore Hendricks,  | États-Unis | 2006 | 98 min. | Drame et policier | DVD sorti depuis juin 2010.


Le Rédacteur

Dextarian
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Le rédacteur ciné le plus prolifique (et je ne tiens pas à perdre ce titre!)

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