La Nuit des fous vivants (The Crazies) de George Romero

4
Posted 9 juin 2010 by Dextarian in

Rating

Réalisation
0%


Casting
0%


Scénario
0%


Photo
0%


Musique
0%


Intérêt
0%


Total Score
0%


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
by Dextarian
Full Article

Avec un budget de 275 000 dollars, George Romero signe ici un bon film d’horreur autant que d’Action. On y retrouve ses thèmes chéris, axé sur la politique de manière générale, avec en point d’orgue l’armée. On n’oublie jamais d’ailleurs les scientifiques avec le célèbre réalisateur de film de zombies, aussi responsables que les militaires de la dégénérescence de la situation. La Nuit des fous vivants (je suppose que le titre est un clin d’œil à La nuit des morts vivants vu la débilité de la phrase) ou The Crazies en langue originale est un chouette film, dont le remake vient de sortir et qui, en reprenant l’histoire, n’arrive pas à la cheville de son illustre modèle.

 


The Crazies est l’histoire d’un produit chimique nommé Trixie, déversé dans une rivière après le crash de l’avion militaire qui le transportait. Evans City, Une ville de 2613 âmes, alimentée en eau par cette rivière, va voir ses habitants être infectés et sombrer dans la démence en tuant, sans distinction, familles et amis.

L’armée intervient alors et met le village en quarantaine, quitte à exécuter ceux qui ne s’y plieront pas. C’est dans ce contexte que quelques habitants de la ville, Judy (Lane Caroll), David (Will MacMillan), Clank (Harold Wayne Jones), Kathy Bolman (Lynn Lowry) et Artie Bolman (Richard Liberty), vont tenter de s’échapper et de trouver une issue à ce cauchemar.

http://www.youtube.com/v/q1SZE3d0Z0E&hl=fr_FR&fs=1&
La Nuit des fous vivants – The Crazies – 1973

La Nuit des fous vivants (The Crazies) commence autant dans un lit que dans une scène de maison en feu (Cette dernière un heureux hasard, quand des pompiers, alors en plein entraînement, acceptèrent que l’équipe de tournage filme la scène pendant que la maison brule.. ce qui donne une belle image de cinéma). Cette première séquence est assez bien réussie parce qu’elle donne le ton du film : on sera autant dans un film intimiste, du point des vue de quelques protagonistes, que par le point objectif d’une caméra qui raconte, comme un documentaire, comme une ville va sombrer dans la folie et le carnage. Les deux principaux protagonistes sont un homme et une femme, l’un pompier volontaire et l’autre infirmière. C’est pour cela qu’on les suit. De même que Clank qui, comme David, à servit au Vietnam.

Le décor est planté et ça va assez vite. La Nuit des fous vivants est un film très bavard mais ça serait le cas si cela arriverait. Les militaires, tout comme les scientifiques sont complètement dépassés par les événements et ne savent pas bien quoi faire pour endiguer le fléau qui s’abat sur eux autant que sur les habitants de la ville. On peut d’ailleurs noter ici le rôle de Richard France, qui joue le docteur Watts et passe son temps à brailler contre le manque de moyens et qui trouvera finalement un antidote… mais sans pouvoir l’utiliser… Ironie de l’histoire.

La Nuit des fous vivants cherche autant à raconter une histoire d’horreur qu’à dire deux ou trois choses sur les Etats-Unis à ce moment, mais sans perdre de vue le fil de l’histoire et des hommes et femmes ordinaires qui cherchent à s’en sortir, comme souvent dans les films de Romero où les petits ont toujours une chance. Enfin, presque puisque l’un d’eux, Kathy Bolman, va peu à peu basculer dans une douce folie. On peut d’ailleurs saluer la performance de Lynn Lowry qui joue admirablement bien ce basculement progressif et définitif. Pour les autres, le destin sera plus ou moins similaires, à l’exception de.. mais je n’en dirais pas plus.

Car George A. Romero nous pond ici un film complètement oublié mais qui, grâce au remake, pourra retrouver une seconde vie. En effet, La Nuit des fous vivants est un film intéressant, en dépit de son image viellotte, avec les thématiques du réalisateur  et une envie de présenter autant un cadre, un décor que de suivre deux histoires sans jamais perdre le fil. Performance qu’aujourd’hui on ne fait plus, se contentant d’avoir le point de vue subjectif de quelques protagonistes au détriment d’une vision d’ensemble. Cest bien dommage même s’il parait que les temps changent.

La Nuit des fous vivants (The Crazies) de George A. Romero | Scénario de George A. Romero | Photographie de S. William Hinzman | Musique de Bruce Roberts | Avec Lane Caroll, Will MacMillan, Harold Wayne Jones, Lloyd Hollar, Lynn Lowry, Richard Liberty, Richard France | Etats-Unis | 1973 | 103 min. | Horreur-Epouvante et Action |


Le Rédacteur

Dextarian
avatar

Le rédacteur ciné le plus prolifique (et je ne tiens pas à perdre ce titre!)

4 Commentaires


  1. avatar
     
    Frere Angus

    Probablement mon préféré de Roméro (avec le cultissime Zombie, et Bruiser, et Martin, et Night of the living dead). Le message, couillu, balancé à la tonne dans la gueule du spectateur, y est pour beaucoup.
    D’ailleurs le remake, malgré quelques incohérences scénaristiques, aurait pu être pas mauvais, si il n’avait pas délibérément zappé la partie « message ». En effet, le remake se pose comme un travail de technicien correct, mais sans rien à dire (idem à dire sur le remake de Zack-jesalopeunchefdoeuvreavecmonremaketoutpourri-Snyder).




  2. avatar
     
    Laymore

    Mais qui peut encore laisser quelque chose à dire à Hollywood…





Poster une réponse

(required)


Notifiez-moi des commentaires à venir via email. Vous pouvez aussi vous abonner sans commenter.

Derniers articles publiés
 
  • Sur la route - vignette
  • 70%
    The WHATTS ABCD bandeau
  • 94%
    74019611
  • 90%
    937604_moonrise-kingdom
  • DP_Complainte7_light
  • 81%
    nickfury
  • 83%
    Huis clos - vignette
  • 80%
    La Guerre est déclarée - vignette
  • 63%
    the-vow (1)
  • 50%
    30-minutes-or-less-Affiche-3