Fée malgré lui de Michael Lembeck
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Depuis quelques temps, Dwayne Johnson, alias The Rock pour les vieux, s’est récemment illustré dans des comédies familiales comme Maxi Papa, Max la menace, Hannah Montana ou encore La Montagne ensorcelée (bien que ce dernier ne soit pas vraiment une comédie mais quand même destinée aux enfants). Il poursuit dans ce genre avec Fée malgré lui ou La fée des dents (Tooth Fairy) en français, qui est en fait l’équivalent de notre « petite souris » dans les pays anglo-saxons et nordiques, au même titre que le père Noël et le lapin de Pâques. Elle rassure les petits et favorise l’imaginaire (plus que notre petite souris quand même). Et c’est donc l’ancie catcher qui va prendre le rôle d’une fée… gloups..
Ainsi donc, il était une fois Derek Thompson (Dwayne Johnson), joueur professionnel de hockey sur glace qui pense que tous les coups sont permis, a la fâcheuse habitude de casser les dents de ses adversaires. Ce qui lui vaut le surnom de « Fée des dents ». Mais nul n’est à l’abri d’un sortilèe, comme il va s’en apercevoir.
En effet, un beau jour, après avoir brisé le rêve d’un enfant, Derek se voit condamné à une semaine de travaux d’intérêts généraux au royaume des fées. Pour accomplir son nouveau travail, il va devoir enfiler ailes et tutu et se transformer en vraie fée des dents. Muni de sa baguette magique, l’ancien champion collecte tant bien que mal les dents de lait placées sous les oreillers, et volette péniblement d’une maison à l’autre en multipliant les maladresses.
Mais sa nouvelle mission va rapidement lui donner l’occasion de redécouvrir ses rêves d’enfant…et de changer…
http://www.youtube.com/v/nSTCdtqiS94&hl=fr_FR&fs=1&
Fée malgré lui - Bande annonce – 2009
Fée malgré lui a été tourné en trois fois et ça se voit. En effet, les passages familles, sur la patinoire et au royaume des fées sont de qualités inégales et ma préférence pencherait fortement pour la patinoire. Le royaume est assez mal fichu, digne d’un premier épisode de Star Wars. Les passages familles sont très conventionnels. Reste la partie patinoire où l’équipe devait plus s’amuser à filmer puisqu’on sent une réelle envie. Il est dur, parfois, de faire des films pour les enfants. Très dur.
Bien entendu, rien de particulièrement nouveau avec Fée malgré lui :  le méchant monsieur qui s’est fait une raison tout en étant aigri va réapprendre à redécouvrir ce qui le faisait vibrer quand il était plus jeune et ce pourquoi il est joueur de hockey, grâce bien entendu, au pouvoir des enfants qui sont toujours les catalyseurs dans les productions américaine pour les enfants. C’est le pouvoir merveilleux des nains de jardin et nous savons tous, puisque ça doit faire 30 ans qu’on nous sert la même soupe, qu’ils ont un pouvoir de dingue.
Fée malgré lui ne vous fera pas bondir de votre siège, surtout si vous avez des mômes. Tout est bien propre. Ca parle bien, ça s’énerve un pour la bonne cause. C’est méchant au début et super gentil à la fin. Tout est bien qui finit bien puisque le casseur de dents du début réapprendra à tirer au but et deviendra ainsi un sportif accompli, comme à des débuts de professionnel. Il sera moins méchant avec les enfants et restera même avec la maman, Ashley Judd (qui a pris un sacré coup de vieux au passage, n’empêche).
On se demande quand même pourquoi il a fallu pas moins de cinq scénaristes pour adapter l’histoire de l’acteur Jim Piddock, qui a également coproduit Fée malgré lui. C’est une question à laquelle je ne peux pas répondre mais quand je vois le boulot plus que conventionnel accompli, avec des situations très classique, je me dis qu’il y a quand même pas de quoi se metter à cinq dessus. A moins qu’écrire pour les enfants est réellement dur…
« Cette fée des dents » ne nous parlera pas vraiment, nous, pauvres français, sauf si l’on est adulte. Les enfants aurant droit à leurs séquences magiques et après tout, c’est peut-être la seule chose qui compte, surtout si le film passe le dimanche à 17H00…
Fée malgré lui (Tooth Fairy) de Michael Lembeck | Scénario de Jeffrey Ventimilia, Babaloo Mandel, Joshua Sternin, Lowell Ganz et Randi Mayem Singer d’après l’histoire de Jim Piddock | Musique de David Tattersall | Photographie de George S. Clinton | Avec Dwayne Johnson, Ashley Judd, Julie Andrews, Billy Crystal, Brandon T. Jackson, Josh Emerson, Chase Ellison, Juno Ruddell, Brendan Penny, Stephen Merchant | Etats-Unis | 2009 | 101 min. | Comédie | Distribué par Twentieth Century Fox France








































