Des serpents à bord de Fred Olen Ray
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Posted 28 juin 2010 by Dextarian in
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by Dextarian
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Ah la magie de la distribution de nos chers éditeurs français de DVD. Comment transformer un film pourri en une espèce de suite du film cool « Des serpents dans l’avion du réalisateur de deux destinations finales, David R. Ellis ? C’est simple, en appelant Silent Venom, le titre original par des serpents à bord. Aucun lien de parenté entre les deux, rassurez-vous. Le premier était avec Samuel K. jackson, celui-ci avec deux has been de la télévision et du cinéma, à savoir Luke Perry et Tom Berenger. Il faut savoir vendre du DVD et c’est un métier. Certains y arrivent très bien et on ne doute pas que beaucoup de gens, avides des bornes en bas de chez eux, se feront piéger par cette infâme bouse même pas drôle…Peut-être aussi que le réalisateur de série B, Fred Olen Ray (plus de 100 films de ce style à son actif), a perdu la foi ?
Vous voulez des films à l’économie ? Ou chaque plan est utilisé plusieurs fois ? Avec des effets spéciaux digne d’une Megadrive (lorsqu’il y en a) ? Alors Silent Venom est la perle qu’il vous faut. Je ne saurais que trop vous déconseiller ce film et non pas seulement parce que c’est un direct-to-video (après tout ça fait toujours passer une soirée) mais parce que le film est très mauvais et surtout pas drôle. C’est en effet ici la différence essentielle entre un nanar et un navet. Un nanar est toujours fun au second degré, tellement tout est mal fait, mal joué et mal agencé. On trouve d’ailleurs des acteurs qui cabotinent comme un malade tellement ils n’y croient pas à ce qu’ils font. Mais ici, les acteurs y croient. Tout simplement parce que ce sont des mauvais acteurs à la base (ou des acteurs de série, ce qui revient souvent au même, à quelques rares exceptions).
Des serpents à bord- trailer – 2010
Des serpents à bord est donc un film sensé se passer sous l’eau mais dont on se doute bien que ce n’est pas le cas. Les stocks shot que le monteur nous sert sentent tellement les images d’archives du siècle dernier que l’on n’arrive même pas à voir un doute sur leur provenance. Le sous marin n’est qu’un prétexte parmi tant d’autre puisqu’on cherche à nous refaire le coup des serpents dans l’avion.
Mais à la réflexion faite, ce film est un peu un nanar. En effet, il faut savoir que dans ce chef d’Å“uvre en péril, le scénariste a imaginé que les américains avaient des problèmes militaires avec les chinois. Et oui, il n’y a plus de russes alors il faut bien compenser. On ne pouvait pas se servir des pays arabes puisque la flotte maritime de ces derniers est assez limitée. Il ne restait donc plus que cette nation qui se trouve donc être les gros méchants de l’histoire, tout comme les serpents.
Ces derniers sont surtout des serpents d’Amérique du sud mais pour les besoins du film, ils sont asiatiques. Sans compter qu’il y a évidemment deux énormes serpents tout mal foutus qui grognent comme des loups ou des chiens loups. je ne sais pas, j’avoue que le simple fait d’entendre rugir des serpents m’a laissé un joli sourire sur le visage.
Dans ce marasme, ce pauvre Luke Perry, qui décidemment ne fera jamais rien de bon dans le cinéma, essaye de jouer le mec qui doit réaliser une dernière mission avant de partir à la retraite du mieux qu’il peut. Personnages récurrents et ô combien utilisé dans les caper movies, il se trouve plutôt ici embarquer dans une mission totalement con. Ramener un sous marin qui avait servit de musée dans un pays asiatique pour que ce dernier s’en serve réellement. Vous sentez ici toute la puissance américaine n’est-ce pas ? Les autres pays sont prêt à se contenter d’un pauvre sous marin tout merdique.
Mais revenons à Perry… On le voit donc bouger d’un endroit à l’autre du sous-marin comme si tout lui importait vraiment. Il tente vraiment de nous faire croire qu’en même temps qu’il est poursuivi par les sales méchants chinois, il arrive à faire face à la menace rampante. Tout ceci en tentant vainement de draguer la scientifique bonnasse, Krista Allen, qui ne fait strictement rien pour récupérer ces serpents qu’elle a amené elle-même sur le bateau.
Film totalement soporifique, avec une mise en scène en bois, une musique pompée à la série J.A.G. (il faut le faire tellement cette dernière transpire la mauvaise bande son) et des acteurs assez limité, Des serpents à bord n’a donc strictement aucun intérêt, hormis pour moi de pouvoir pondre un article supplémentaire sur cadependdesjours.com
Des serpents à bord de Fred Olen Ray | Scénario de Mark Sanderson | Photograhpie de Theo Angell | Musique de Stu Goldberg | Avec Luke Perry, Krista Allen, Tom Berenger, Louis Mandylor, Anthony Tyler Quinn, John L. Curtis, Robert Catrini, David Andriole | Etats-Unis | 2010 | 90 min. | Horreur-Epouvante | DVD disponible depuis juin 2010 en France.
Anthony Tyler Quinn, David Andriole, John L. Curtis, Krista Allen, Louis Mandylor, Luke Perry, Mark Sanderson, Robert Catrini, Tom Berenger
Le Rédacteur
Dextarian
Le rédacteur ciné le plus prolifique (et je ne tiens pas à perdre ce titre!)
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