Philippe Avron
Né le 18 septembre 1928 au Croisic (Loire-Atlantique), dans une famille de marins, Philippe Avron a vécu son enfance en bourlinguant entre Le Croisic, Concarneau, Le Havre, Bordeaux… et Saint-Malo, où il fut scout.
Après une licence en droit et muni d’un certificat de psychologie de l’adolescence, il est éducateur dans un centre de rééducation pour enfants caractériels.
Durant ses loisirs, il se met à l’écriture. Sa période de scoutisme, et le terrible incendie en forêt de Landes auquel il avait participé avec une colonie, lui inspirent Patrouille ardente. Il écrit aussi Le coup d’envoi et La Fringante, un roman inspiré de sa jeunesse passée en bordure de mer.
Il en arrive à se tourner vers le théâtre, en cherchant « des méthodes psychomotrices nouvelles », pour sa profession d’éducateur. Il entre alors en contact avec Jacques Lecoq, qui arrivait du Piccolo théâtre de Milan et voulait créer sa propre école de comédiens. Rapidement, son talent est repéré, et on le voit apparaître dans de plus en plus de pièces.
Découvrant le théâtre à Avignon en assistant à une représentation d’Antigone de Sophocle, montée par Jean Vilar, Philippe Avron rejoint ensuite ce dernier et joue, entre 1960 et 1964, dans des pièces de Carlo Goldoni, de Lope de Vega, de Molière.
Élève de Jacques Lecoq, pour lequel il témoigne toujours d’une grande admiration et dans l’école duquel il enseignera plus tard, il côtoie Claude Evrard avec qui il va écrire nombre de sketches humoristiques. Ce tandem, qui a d’abord tourné dans des cabarets parisiens, après avoir débuté en 1960 à la Colombe, le cabaret de Michel Valette, va connaître un grand succès dans les années 1970-1975, avec des passages à Bobino, à l’Olympia, sur le petit écran, etc.
En même temps, Philippe Avron continue sa carrière théâtrale, dirigé par les plus grands metteurs en scène (André Barsacq, Peter Brook, Benno Besson, Roger Planchon, etc.) Il interprète quelques personnages majeurs du répertoire : Hamlet, Sganarelle puis Don Juan…
En 1980, il entreprend parallèlement une carrière « en solo » avec Pierrot d’Asnières ; carrière qui lui vaudra de nombreuses récompenses, dont deux fois le Molière du meilleur one man show avec Je suis un saumon, en 1999 et Le Fantôme de Shakespeare, en 2002. Depuis 1980, se sont succédé Avron Big Bang, Dom Juan 2000, La Nuit de l’an 2000 (où il retrouve ses complices Claude Evrard et Marianne Sergent), Ma cour d’honneur, Rire fragile, Mon ami Roger et, en 2010, Montaigne, Shakespeare, mon père et moi.
Il joue non seulement en France (et notamment à plusieurs reprises à Avignon, tant dans le cadre du festival « in » que dans le « off »), mais dans toute l’Europe, aux États-Unis, en Afrique, au Canada…
Il est fait Chevalier de la Légion d’honneur en 2000.
Philippe Avron doit interrompre, au Festival d’Avignon, sa dernière série de spectacles-solos, Montaigne, Shakespeare, mon père et moi !, qui devait s’étendre jusqu’au 29 juillet 2010, pour être d’urgence hospitalisé à Paris, où il meurt le 31 juillet 2010.
Filmographie :
-Paulette, la pauvre petite milliardaire (1986) …. Le directeur de l’asile
-La revanche (1981) …. Alexandre Degueldre
-La chanson du mal aimé (1981)
- »Pierrot la chanson » (1977) Série TV …. Pierrot
-L’accalmie (1973)
- »Quentin Durward » (1971) Série TV …. Bertrand
-Vtackovia, siroty a blazni (1969) …. Andrej
-L’idiot (1968) (TV) …. Prince Mychkine
-Bye bye, Barbara (1968) …. Jerôme Thomas
-Un idiot à Paris (1967) …. François Flutiaux
-Le violon de Crémone (1967) (voix) …. Récitant/Narateur
-Elles (1966) (voix) …. Récitant/Narateur
-Les fêtes galantes (1965) …. Thomas
-Fifi la plume (1965) …. Fifi
- »Le théâtre de la jeunesse » …. François (1 Episode, 1965)
-De l’amour (1964) …. Serge
-Altitude 8625 (1964)
-Ève sans trêve (1963) …. Le jeune homme
-La rentrée (1963)
-Loin de Rueil (1961) (TV) …. Le premier voyageur indien
-Cyrano de Bergerac (1960) (TV)



































