Droit de passage de Wayne Kramer
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Sortie le 4 août 2010
Droit de passage est un drame-choral autour de l’immigration aux États-Unis. Ils sont toujours une terre d’espoir pour des milliers d’émigrés de toutes origines. Mais l’espoir a un prix. Certains obtiendront un droit de séjour et se feront naturaliser au terme d’un long processus bureaucratique ; d’autres attendront vainement d’être régularisés dans ce pays où tout est à vendre. On suit donc l’histoire d’une dizaine de personnages (immigrants, flics, agents d’approbation qui délivre les green cards ou la nationalité américaine, agents des services d’immigration,..) qui sont confrontés tous les jours aux injustices, à la volonté de rester aux États-Unis ou de toute faire pour y rentrer…
On pense bien sûr aux mexicains dans ce film (comme le montre d’ailleurs le film mexicain d’anticipation au budget de court métrage Sleep Dealer) mais d’autres nationalités sont représentées comme une australienne ou une famille iranienne ou bien encore des coréens. Autant de cas difficiles, de combats incertains, qui reflètent les challenges de l’Amérique. Autant de conflits, mais aussi autant d’espoirs et de rêves différents à réaliser et à partager…
http://www.youtube.com/v/a1kqcuDKqr8&hl=fr&fs=1&
Droit de passage – Trailer – 2009
Droit de passage est donc un film où se croise tout un joli monde, d’Harrison Ford à Ashley Judd en passant par Ray Liotta. Mais l’ensemble ne prend pas vraiment. En effet, le film, cherchant à embrasser le sujet sensible de l’immigration, se perd dans toutes ses histoires et on ne retient finalement pas grand chose lorsque l’on sort de là . C’était d’ailleurs le même problème avec La Peur au ventre de Kramer : un film qui lorgne autant sur l’action que sur le drame, avec un message derrière, dans une succession de scènes plus ou moins bien réussies où des personnages font tour à tout être confronté à des situations où ils vont devoir faire subir des choses plus ou moins justifiées socialement.
Ca se voit que Kramer est un réalisateur ambitieux, qui souhaite montrer des choses. Mais Droit de passage arrive un peu tard, en fait. D’autres films sont déjà passé par là , l’immigration est devenu véritable un sujet sensible, dont s’empare beaucoup de cinéastes, même dans la SF, puisque District 9 n’est finalement qu’un écho du statut de l’immigrant…
En fait, ce qui dérange le plus peut-être, c’est l’absence de parti prit qui se dégage. En effet, ceux qui doivent partir, parce que leurs actions sont mauvaises (l’australienne Claire Shepard joué par Alice Eve qui se tape l’agent qui va lui donner sa nationalité interprété par Ray Liotta ; l’iranienne qui tente de justifier ce qui s’est passé le 11 septembre 2001 sous l’angle des pilotes des avions et qui est accusée de terrorisme) vont partir. Ceux qui ont droit à une seconde chance (le coréen qui fait un braquage dans une supérette mais qui hésite à tirer sur son otage…), parce que les États-Unis doivent être le pays de la seconde chance vont rester. Enfin, les pauvres mexicains se font massacrer à la frontière puisque c’est le lot de la plupart d’entre eux.
La fin de Droit de passage est assez limite limite, avec une absence de critique intéressante et fort à propos sur des immigrants, qui n’ont fait rien de mal que de vouloir sortir un peu de la merde dans leur propre pays, et qu’il aurait peut-être été intéressant de compléter, surtout avec un casting pareil… Le rêve américain n’est plus autant à chérir depuis quelques années et peut-être qu’il serait de bon ton de baser sa réflexion là -dessus.
Droit de passage (Crossing Over) de Wayne Kramer | Scénario de Wayne Kramer | Photographie de Jim Whitaker | Musique de John Murphy | Avec Harrison Ford (Max Brogan), Ray Liotta (Cole Frankel), Ashley Judd (Denise Frankel), Jim Sturgess, Summer Bishil (Taslima Jahangir), Cliff Curtis (Hamid Baraheri), Lizzy Caplan (Marla), Alice Eve (Claire Shepard), Alice Braga, Melody Khazae, Jaysha Patel | Etats-Unis | 2009 | 113 min. |  Drame et Policier | Distribué par Metropolitan FilmExport  | Crédit photographique :  Metropolitan FilmExport









































j’ai dormi devant ce film
faculté à faire dormir : ** (pas mal chiant mais il est presque intéressant alors on veut voir la suite)
qualité du sommeil : **** (aucun rebondissement ni voiture qui explosent : sommeil parfait)