Killing Gentleman de Michael Keaton
Au départ Michael Keaton n’était pas destiné au poste de réalisateur pour Killing Gentleman (The Merry Gentleman, peut-être beaucoup plus parlant en version originale, puisque il va changer, d’une certaine manière la vie d’une emme) mais c’était le scénariste Ron Lazzeretti qui devait réaliser le film, mais il eu l’appendicite il ne pu donc pas assurer sa réalisation. Comme quoi, le hasard fait bien les choses puisque cela permet à Michael Keaton de s’essayer à la réalisation et peut-être de faire naitre une nouvelle vocation pour lui. En tout cas, ce petit film n’est pas dénué de charmes même s’il n’est pas spécialement des plus joyeux. Mais l’humour cynique et ironique qui s’en dégage peut charmer une partie du public…
En s’enfuyant de son mari abusif, Kate Frazier (Kelly MacDonald) voyage à Chicago pour commencer une nouvelle vie dans une nouvelle ville, où elle pourrait donc repartir de zéro. Elle fera la rencontre d’un tueur à gages plein de remords Frank Logan (Michael Keaton), en pansant que ce dernier va se suicider alors qu’il remplissait un contrat.
Elle débute ainsi une relation peu probable et ironique avec ce tueur à gage, elle-même entrelacée avec celle d’un détective maussade et alcoolique voulant mettre la main sur Logan. Ce dernier va l’aider à son insu à s’en sortir, et à travers elle, il retrouvera peut-être une âme.
Petit film sans trop d’argent avec un commencement d’histoire assez dépressive, Killing Gentleman l’est aussi un peu de manière formelle, malgré la pointe d’humour qui se dégage de l’ensemble. La Kate est seule, se sent seul et n’attire que des gens comme elle, dans une nouvelle ville où rien n’est vraiment connu pour elle. La rencontre fortuite avec un tueur, joué par Michael Keaton totalement à son aise, qui a su faire de son personnage un savant mélange de froideur et de sympathie très amicale est assez intrigante.
Nous somme certes dans le cinéma indépendant américain, ce qui fait que rien n’est tout rose ni tout blanc. La psychologie des personnages priment également sur une volonté narrative de nous amener vers quelque chose de fort. C’est d’ailleurs plus un drame qu’un film de genre, un polar ou un thriller. Le tueur à gage est réellement le bon samaritain pour cette femme et elle ne cherchera pas forcément à en savoir plus.
La fin est d’ailleurs à l’image de Killing Gentleman , puisque les interprétations sont nombreuses, tout comme la volonté de chacun. J’avoue que je n’ai pas tout bien compris, ni cerné cette scène où on voit tranquillement Frank Logan marcher au milieu des arbres, alors que ça ne sent pas très bon pour lui.
Killing Gentleman n est donc assez intriguant, avec une réalisation assez sobre, classique et qui tient formellement la route. Pour un premier film en tant que réalisateur, Michael Keaton s’en sort convenablement dans cette histoire d’un autre temps, d’un autre âge. Et c’est peut-être pour ça que, malgré le rythme assez lent et l’histoire assez basique, cette œuvre se regarde et peut être appréciée..











































