Alain Corneau
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Alain Corneau est mort dans la nuit du dimanche 29 au lundi 30 août 2010 à Paris. C’est un réalisateur français de cinéma éclectique et très influencé par le cinéma américain. Ses films les plus notables sont Série noire, Fort Saganne, Police Python 357, Tous les matins du monde et dans une moindre mesure Le Cousin.
Né le 7 août 1943 à Meung-sur-Loire et disposant d’une formation musicale, Alain Corneau prévoit d’abord une carrière dans le jazz, mais il se ravise et fait des études de cinéma à l’IDHEC (aujourd’hui devenue La Fémis). Fasciné par le cinéma américain, il illustre néanmoins, en carrière, un éventail de genres assez vaste, allant de la grande fresque épique de Fort Saganne à la psychologie intimiste des Mots bleus, où la fréquente confrontation à l’autre ou à un pays différent illustrent toujours une quête d’identité et de soi.
Son début de carrière est marqué par le genre policier, mariant une construction et une noirceur souvent considérées comme des hommages au film noir américain, mais en y creusant les psychologies. Après 3 succès commerciaux estimables, il réalise un film coup-de-poing, Série noire, grâce à une direction d’acteur (Patrick Dewaere, Marie Trintignant, Myriam Boyer, Bernard Blier), qui laisse sa marque dans le cinéma français.
Il adapte ensuite un roman historique de Louis Gardel : Fort Saganne, et réalise ce qui est à l’époque le film le plus cher du cinéma français, avec Gérard Depardieu et Catherine Deneuve, et un sens épique et de la durée, malgré des conditions de tournage difficiles dans le désert mauritanien.
Il change radicalement d’atmosphère, de lieu et d’envergure pour adapter le Nocturne indien d’Antonio Tabucchi : l’Inde, une équipe et un budget légers, un traitement intimiste lui permettent de se consacrer complètement à un thème déjà en filigrane dans ses films précédents : le flou autour de l’identité et les quêtes jamais bénignes pour y échapper et se trouver enfin.
Avec le film d’époque Tous les matins du monde, d’après un roman de Pascal Quignard, dont la musique est le premier personnage, il rencontre un succès public et critique inattendu, sur un sujet quelque peu austère (l’histoire d’un violiste au XVIIe siècle) traité sans emphase, avec un Jean-Pierre Marielle au sommet de son art. Alain Corneau reçoit pour ce film le César du meilleur film et celui du meilleur réalisateur.
Il effectue une nouvelle plongée dans un monde étranger, japonais cette fois, avec son adaptation de Stupeur et tremblements de l’écrivaine belge Amélie Nothomb, dont l’héroïne semble montrer une identité plus mûre et un meilleur recul sur son environnement que les héros de ses premiers films.
En 2004, l’ensemble de son Å“uvre cinématographique est distinguée par le Prix René Clair.
En 2006, Grégory Marouzé consacre à Alain Corneau un documentaire, Alain Corneau, du noir au bleu, qui retrace le parcours du cinéaste, aborde sa mise en scène, ses influences et ses thèmes fondateurs.
En 2010, il se voit décerner un Prix Henri-Langlois pour l’exemplarité de ses choix et de son parcours cinématographique qui a su mêler avec subtilité des films de genres très divers, où la quête initiatique du ou des héros est toujours empreinte d’une grande spiritualité mêlée d’humilité et de générosité envers l’autre.
Il meurt des suites d’un cancer du poumon, dans la nuit du dimanche 29 au lundi 30 août 2010. Son dernier film est Crime d’amour.
Biographie réécrite à partir de celle issue de la page Wikipédia.
Filmographie :
-Crime d’amour (2010)
-Le deuxième souffle (2007)
-Les mots bleus (2005)
-Stupeur et tremblements (2003)
-Le prince du Pacifique (2000)
-Le cousin (1997)
-Lumière et compagnie (1995)
-Les enfants de Lumière (1995)
-Le nouveau monde (1995)
-Tous les matins du monde (1991)
-Contre l’oubli (1991) (segment « Ali Muhammad al-Qajiji, Lybie »)
-Nocturne indien (1989)
- »Médecins des hommes » (1 Episode, 1988)
-Le môme (1986)
-Fort Saganne (1984)
-Le choix des armes (1981)
-Série noire (1979)
-La menace (1977)
-Police Python 357 (1976)
-France société anonyme (1974)
-Le jazz est-il dans Harlem? (1969)








































