Les 2 font la « père » de Walt Becker
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Walt Becker, réalisateur du très très très mauvais Bande de sauvages, retrouve son acteur que l’on va dire fétiche ici, John Travolta pour une nouvelle comédie bien bien bête avec Les 2 font la « père » ou Old Dogs en version originale. On est assez surpris que ce film ne soit pas sorti en France alors qu’il a relativement bien marché (35 Millions de budget pour 49 millions de recettes) même si c’est, il faut bien le dire, est assez mauvais. Pauvre Robin Williams qui était un acteur qui comptait dans les années 1980 et 1990 et qui se retrouve maintenant à faire le pitre dans des comédies de bas étages, avec une intelligence située au niveau de l’entre jambe. Les temps sont durs pour les ex gloire des comédies américaines et ce pauvre film le prouve.. A noter d’ailleurs qu’Old Dogs est le dernier film tourné par Bernie Mac que l’on récemment vu en tant que Franck Catton dans la saga des Ocean’s de Steven Soderbergh
Ainsi, l’histoire d’Old Dogs est basé sur l’histoire d’un homme divorcé, qui apprend qu’il est le père de jumeaux de 6 ans, et son collègue de bureau et meilleur ami, sont complètement débordés quand ils doivent s’occuper des enfants pendant deux semaines. La surprise d’être père pour l’un et de réaliser le plus gros contrat de sa vie pour l’autre vont donc les amener en plus à cohabiter avec deux chérubins qui n’en font qu’à leur tête..
Ainsi, les deux amis décident d’emmener les enfants dans un camp de vacances. Barry, le directeur zélé du camp est ultraconservateur et pense que les deux hommes sont homosexuels et qu’ils ont adopté les jumeaux. De cette histoire, comme tant d’autres, vont faire découvrir aux deux compères qu’ils peuvent finalement être père… même des vieux pères.
http://www.youtube.com/v/RhY8AP806tU?fs=1&hl=fr_FR
Les 2 font la père – trailer – 2010
Les 2 font la père jouent sur le mythe actuel des parents vieux, qui ressemble plus à des grands parents qu’à des parents. Il fallait donc deux acteurs qui se situent dans cette tranche d’âge sans forcément paraître trop trop vieux. Travolta et Williams sont donc tout désignés et c’est à travers eux que l’histoire se joue. Comme souvent donc, dans les comédies américaines, on prend un point de départ actuel pour faire faire toujours les mêmes sketches à des acteurs sans que ça soit véritablement crédible, comme ici par exemple, le fait que le pauvre Williams se retrouve coincer dans une machine auto bronzante ou même qu’il dévaste complètement un camps pour scout sans avoir un seul problème. Pourquoi toujours faire ce type de sketch qui ne tiennent pas la route ? Ça doit peut-être remonté à Buster Keaton mais sans forcément l’envie ni le talent parce que le pauvre (encore une fois) Williams n’y croit pas plus que ça. Tout comme Travolta se contente d’ailleurs de faire du Travolta, c’est-à -dire cabotiner comme un beau diable en pensant à son chèque.
L’histoire est donc bête à souhait. Les situations convenues. C’est à se demander si on ne cherche pas à battre sans arrêt le record du film qui prendra le spectateur pour plus bête qu’il ne l’est. En tout cas ici, c’est réussi parce qu’il faut sacrément le faire pour avoir une mise en scène aussi pataude, des situations bêtes et sans aucun intérêt, des gags à répétition qui tombent à plat comme de vieilles chaussettes mal rafistolées, tout cela dans une fausse bonne humeur de bon aloi qui a fini de nous achever.
On ne parlera même pas du passage dans le Zoo avec encore une fois un sketch avec un homme et un gorille. Je crois que j’ai du le voir 30000 fois dans ce type de comédie. On se moque de l’écurie Besson et de ces scénarios qui ont toujours le même canevas mais que dire de ces films, produits à la chaine, qui ont toujours les mêmes gags, les mêmes situations et les mêmes morales à deux balles. Certes, il y a un peu plus d’humour gras et lourd, mais comme ça commence à devenir une sacré habitude maintenant, entre les Sandler, Stiller, les frères Farrelly et tout ce qui compte de gagmen aux États-Unis, on n’arrive même plus à voir ici un petit quelque chose d’outrancier. Au secours.
Les 2 font la père (Old Dogs) de Walt Becker | Scénario de David Diamond et David Weissman | Photographie de Jeffrey L. Kimball | Musique de John Debney | Avec John Travolta, Robin Williams, Kelly Preston, Ella Bleu Travolta, Matt Dillon, Seth Green, Bernie Mac, Rita Wilson, Lori Loughlin, Dax Shepard | Etats-Unis | 2008 | 88 min. | Comédie pas drôle et convenue |








































