Doghouse de Jake West
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Doghouse est le genre de petit film fait avec trois bouts de ficelle et beaucoup d’envie, avec un presque un message. C’est d’ailleurs assez surprenant quant il s’agit de l’horreur épouvante, genre très balisé et codifié. Ainsi, dans ce film anglais, toutes les femmes sont atteinte d’un virus qui les transforment en zombies assoiffées de chairs humaines masculine. Tout ceci dans une petite ville digne de celle d’Hot Fuzz, autre petit bijoux made in britan (forcément c’est la campagne anglais, forcément les villages ont tendance à se ressembler… du moins par leur taille).
Sept amis (ce qui rompt avec la règle des 6 personnages que l’on a l’habitude de voir dans les films d’horreur), Neil, Vince, Mikey, Patrick, Matt, Graham et Banksy partent se ressourcer dans le petit village de Morley perdu au fin fond de la campagne anglaise pour aider l’un d’entre eux à se remettre de son divorce.
Mais lorsqu’ils arrivent sur place, ils découvrent que le village est désert. Pas si désert que ça en fait, puisqu’un mystérieux virus a contaminé toutes la population féminine et a transformé les braves villageoises en zombies féroces et assoiffés de sang.
À la niche, le chien, à la niche !
http://www.youtube.com/v/A8rsPuFN8wg&hl=fr_FR&fs=1&
Dog house – trailer – 2009
Danny Dyer ( il a joué dans Severance, très bon film, Outlaw ou encore Traque sanglante, avec Gillam Anderson qui se fait violer… film assez marquant pour un tout petit budget) ou encore Stephen Graham (acolyte de Statham dans Snatch) font ici partie du cast, ce qui donne un petit cachet supplémentaire, ces deux acteurs étant bons, même si on perd l’habitude de les voir de ce coté-ci de la manche.
Sans en faire des tonnes, avec une volonté d’entertainment et de coller au maximum à ses modèles plus « politiques », Doghouse est un chouette petit film à l’envie communicative. On sent pourtant que les moyens manquent, ne serait-ce que parce que l’action se déroule dans le même lieu, que la caméra ne s’aventure pas plus que cela dans d’autres, pourtant indiqués par les personnages. Ce genre de petit détail vient confirmer l’etroitesse d’un budget, qui n’empêche pourtant pas les zombies d’être particulièrement réussies et d’être agressive.
Bien entendu, on évite pas les clichés avec la gente féminine, les personnages étant bien stéréotypés. Mais comme c’est également le cas pour les hommes, présenté à la Guy Richie, avec une scène d’introduction chacun et leur nom apparaissant à l’écran, on peut supposer que le parti pris du réalisateur et du scénariste est réellement d’insister sur le bon vieux clivage (des campagnes, ha ha ha) hommes-femmes.
Doghouse constitue une petite agréable surprise dans la section horreur zombiesque. Les scènes font autant comiques qu’elles font flipper un petit peu (oui il faut pas non plus déconner, passer 18 ans, il y a de réelles chances que ça amuse plus qu’autre chose) et l’energie déployées par les acteurs fait le reste du travail.
Doghouse de Jake West | Scénario de Dan Schaffer | Photographie d’Ali Asad | Musique de Richard Wells | Avec Danny Dyer, Stephen Graham, Noel Clarke, Terry Stone, Christina Cole, Lee Ingleby, Keith-Lee Castle, Emil Marwa, Neil Maskell, Adele Silva | Grande Bretagne | 2009 | 90 min. | Comédie et Epouvante-horreur








































