The House of the Devil de Ti West
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Samantha (Jobelin Donahue), une mignonne étudiante, répond à une offre de gardienne d’enfants, histoire de ramasser assez d’argent pour son nouvel appartement. Son amie Megan, assez sceptique sur ça, l’amène en voiture à travers les bois et la laisse devant une gigantesque maison victorienne ayant comme propriétaire un vieux couple étrange avec des plans particuliers pour célébrer un événement rare : une éclipse lunaire qui aura lieu plus tard dans la nuit. Ayant désespérément besoin d’argent, Samantha accepte de rester en leur compagnie même lorsqu’elle se rend compte qu’il n’y a pas de bébé…
http://www.youtube.com/v/NHvSkTDWFfk?fs=1&hl=fr_FR
The House of the Devil – trailer – 2009
Du walkman Sony en passant par la bande son qu’écoute la petite Samantha dans son appareil préhistoire, tout nous rappelle donc les bonnes années 80 dans The House of the Devil, à commencer par la fameuse, pour ne pas dire récurrente, trame de départ, à savoir mette en scène comme héroïne une baby sitter. Formellement le film de Ti West, qui a dû être gavé de film d’horreur dans son adolescence rend un vibrant hommage à ces années qui ont généré les meilleurs films en la matière.
Ainsi, l’histoire est basée sur le mythe éternel du Diable et de ses enfants et la pauvre Samantha joue donc le rôle de la jeune ingénue – toute naïve, toute gentille et assez imprudente au final – qui va se retrouver prise au piège dans une maison de l’horreur. Les zoom sur chaque personnage rappelant d’ailleurs également l’époque citée plus haut et les scènes tournées dans la maison sont donc très marquées, ce qui peut autant provoquer l’ennui qu’intriguer le spectateur au final.
Si l’histoire en elle-même évoquera pas mal de souvenirs aux amateurs, puisqu’elle ressemble à s’y méprendre aux classiques du genre, le final lui est plus marqué dans l’époque actuelle, avec son twist final qui glace le sang (enfin, si on croit bien sur qu’il existe un diable mais sans ce postulat, voir des films d’horreur peut se révéler un peu inutile).
The House of the Devil est assez surprenant, assez jouissif malgré des longueurs dues à la lenteur de la mise en scène, voulue pour l’hommage rendu et il est fort à parier que Ti West soit définitivement un réalisateur à suivre dans le futur.
The House of the Devil de Ti West | Scénario de Ti West | Photographie d’Eliot Rockett | Avec Jobelin Donahue, Tom Noonan, Mary Woronov, Greta Gerwig, AJ Bowen, Dee Wallace, Heather Robb, Darryl Nau, Brenda Cooney, Danielle Noe | États-Unis | 2009 | 93 min. | Epouvante-horreur








































