The Thaw de Mark A. Lewis
L’extinction du genre humain commence… attention les yeux, préparez vous pour le dernier moment à passer sur terre. The Thaw, ou le dégel dans notre chère langue, prend comme point de départ les dérives de notre société consommatrice à outrance et les conséquences écologiques qu’elles entraînent logiquement, dont la libération de certains organismes qui n’aurait jamais du l’être. Avec Val Kilmer en perte de vitesse depuis quelques années et qui enchaine pourtant les tournages, c’est surtout un film d’horreur à petit budget que nous propose le réalisateur Mark A. Lewis, qui présente quelques qualités malgré le manque évident de moyens et de rythme….
Dans une station de recherche arctique éloignée, Le Dr Kruipen (Val Kilmer), sa fille Evelyn (Martha MacIsaac), ainsi que 3 étudiants d’écologie découvrent que la véritable cause du réchauffement climatique n’est pas la fonte des glaces, mais ce qui y est gelé.
Un parasite préhistorique est libéré de la carcasse d’un Mammouth Laineux sur ces étudiants qui n’aurait pas soupçonné un seul instant le danger. Toute l’équipe est forcée de se mettre en quarantaine et faire les sacrifices nécessaires ou risquer d’infecter le reste du monde.
http://www.youtube.com/v/u94EM7RAkZ8?fs=1&hl=fr_FR
The Thaw – trailer – 2008
Surfant sur la mode des films écologiques sur la fin de la terre à cause du réchauffement climatique, The Thaw joue la carte de l’horreur pour expliquer le phénomène puisque ce serait un parasite qui va détruire l’humanité en tuant un à un les corps qu’il intègre. Filmé avec les moyens du bord et disposant d’effets spéciaux un peu à la limite, ce parasite est quand même assez flippant. Mais c’est surtout grâce à la photographie qu’on est immergé dans cette histoire de fin du monde puisque le lieu où se situe l’action semble comme détaché de tout.
The Thaw a beaucoup d’ambition sans en avoir les moyens. Ca se voit puisque l’essentiel de l’action se situe dans une espèce de base sans décor autre que la nature sauvage et l’essentiel de l’action se situe dans la prise de conscience des uns et des autres des dangers qu’engendrent leur découverte qui va révéler macabre ainsi que les drames humains qui s’ensuit. Jouant sur les codes du film du genre, Lewis a néanmoins certains ambitions puisqu’il fait un parallèle à peine voilée entre le parasite et le nouveau genre humain, comme en témoigne le choix des prénoms de deux amoureux de l’histoire, Evelyn et Adam (joué par Aaron Ashmore), ce qui fait Adam et Eve donc. De là à y voir une next génération d’être humains, il n’y a qu’un pas…
Val Kilmer fait le métier, c’est-à -dire qu’il n’en a rien à faire. Mais comme c’est un pro, on pourrait lui faire jouer un pantin de bois atteint de la maladie de Parkinson que cela serait pareil. Les jeunes chercheurs campent bien leur rôle mais de toute façon, on n’a pas trop le temps de s’attacher à eux puisqu’ils meurent les uns à la suite des autres.
Comme tout film d’horreur qui se respecte, la fin de The Thaw nous suggère qu’évidemment rien n’est réglé et que tout va empirer. Sans son petit coté dépressif et fin du monde, par son ambiance, on oublierait complètement ce petit film. Mais il y a un petit quelque chose ici qui pourrait presqu’être exploité par la suite avec des moyens plus conséquents.













































