Au théâtre ce soir : La Cage Aux Folles
Tout ceux qui me connaissent savent que j’aime pas sortir au cinéma (et quand je parle qui me connaissent, je parle pas de ceux qui m’ont mis dans leurs amours trois mois avant de péter un plomb) surtout depuis que je me suis achetée ma nouvelle télévision ; bref, quand mon ami Dext a su que j’étais sortie de ma tanière pour aller au théâtre, il aura pas attendu 3 phrases échangées sur msn pour me demander un article..
Alors me voici.
Hé oui, je suis montée jusqu’à Paris, théâtre de la Porte Saint Martin, pour aller voir « La Cage Aux Folles » célébrissime pièce de Jean Poiret superbement interprétée par Didier Bourdon et Christian Clavier.
Didier Bourdon c’est l’Inconnu, qui après avoir triomphé avec ses deux copains, a aligné des films minables (les 3 frères, Madame Irma et j’en passe). Il semblerait qu’il ai trouvé sa voie : faire la folasse en robes à paillettes en hurlant avec une voix de fausset au théâtre.
Christian Clavier, c’est le copain du nain surexcité qui squatte l’Elysée. Il a un plus lourd bagage question filmo débilesques que Didier dans son CV parce qu’il faut admettre que se regarder dans la glace après avoir tourné Les Visiteurs ou Opération corned beef (putain mais comment je fais pour me rappeler de ça moi) faut une sacré dose d’auto dérision (ou pas d’orgueil).
on a quand même deux acteurs quasi ringards pour une pièce cultissime et le défi était loin d’être relevé et acquis d’avance. Il n’empêche que c’est réussi et haut la main il faut avouer.
Clavier excelle dans son rôle de gérant surexcité dopé aux paillettes d’un cabaret de travelos à St Tropez. Il faut reconnaitre la performance du monsieur, car il n’y a pas un tableau, pas une scène où il n’est pas présent. tantôt hurlant après son Albin tantôt essayant de sauver les apparences auprès de sa futur belle famille usant de mille et une excuses aussi cocasses les unes que les autres.
Bourdon lui aussi a trouvé en Albin un rôle de composition, même si dans certaines scènes, j’ai retrouvé les mimiques de sketchs célèbres des Inconnus. Mais on doit lui reconnaitre que la perruque, le fard à paupières, les robes fourreaux et les chaussures à talons lui sied à merveille. La voix aigüe et les répliques qui font mouche font de Bourdon le digne successeur de Serrault.
Qui ne connait pas La cage aux folles ? Même moi, je connaissais, par contre, j’ai redécouvert la fin (elle a pas changé, juste que je m’en rappelais plus). Fallait oser quand même : reprendre une pièce alors que le principal comédien n’est pas encore mort (il l’est pas hein ? … NDdex : si si il l’est malheureusement) et que toutes les répliques et les scènes sont encore présentes dans notre mémoire collective… Les dialogues ont été actualisés, le jeu des acteurs peut être un chouïa exagéré (je pense à clavier qui surjoue son rôle d’homo qui porte le slip kangourou tout en déhanchant du cul/bras-cassé/main-tombante). mais ça marche ! Rien ne change ou presque.
George (l’ancien Renato) est toujours aussi explosif à vouloir sauver les apparences sans renoncer à ses convictions. Albin, reste la vedette excentrique et capricieuse qui ne veut pas céder sa place ni aux autres danseuses du cabaret ni à la maman de Laurent, le fils de George. Laurent, le fils est toujours un pti con qui vient faire chier son père en lui demander d’être ce qu’il n’est pas pour que ses abrutis de beaux parents dévots lui accorde la main de leur niaise de fille. La mère est toujours la salope hautaine de service. Et mon préféré, Jacob, le serviteur toujours à moitié nu, à danser, chanter en slip ou sapé en reine du Crazy Horse.
Le final, cette explosion de paillettes, de fanfreluches, de boas, de plumes nous transportent direct sur la scène du cabaret de George et on oublie un instant que c’est du théâtre. Car le dynamisme de chacun des acteurs nous a amené 600km plus au sud et on aimerait se retrouver au mariage de tonton et qu’ils descendent tous de scène faire une chenille !
C’est un triomphe et c’est encore à l’affiche jusque début janvier. Même les mauvais penseurs qui jugent l’Å“uvre ringarde devraient y aller pour constater que se prendre un objet phallique dans le cul ça fait rigoler. alors, sortez vos balais de vos trous de balles et mettez y plutôt un god !
et comme dirait un copain : allez cassos, j’dois changer les piles de mon vibro !
Site :Â lacageauxfolles.fr































ah merde il est mort pour de vrai !
j’en ai bien peur oui
Dites à JorJ que son article est bien !
dites rien parce que je me fous de ce que vous dites
Ah ouais, non en fait c’est que tu râles tout le temps, j’avais oublié.
Non elle râle pas.
Par contre, il faut lui dire que son article est bien!
(surtout que c’est le cas).
nan je râle pas. je critique et je dis ce que je pense.
mais je pense sincèrement que je me fous de ce que vous pensez.
« moi non plus je ne vous aime pas ! »
Oué enfin, il y a un monde entre aimer quelqu’un et dire ce qu’il fait est bien.
Ton article est bien il faut le dire.
Après, faut-il t’aimer pour te dire que ton article est bien, je crois pas que ça soit lié.
Il m’arrive d’aimer des trucs de gens que je n’aime pas du tout. A mon grand dam (je chronique des films de réal que j’aime pas trop). Mais tout ça pour dire que c’est pas forcément lié même si on aime plus lire des trucs de gens qu’on apprécie.
Bon, et ce que je vois aussi ici, c’est que Clavier et Bourdon sont quand même bien mieux au théatre que dans des bouses infâmes qu’ils nous infligent depuis quelques années. Et ça, c’est une bonne info.
« Clavier et Bourdon sont quand même bien mieux au théatre que dans des bouses infâmes qu’ils nous infligent depuis quelques années. »
exact.
Ton article est bien.
Bourdon c’est tout ou rien, mais c’est souvent rien. Et Clavier m’a surpris en Napoléon, depuis j’évite de trop le juger.