Donnant, Donnant d’Isabelle Mergault

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Posted 15 octobre 2010 by Dextarian in

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by Dextarian
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Donnant, donnant est le troisième film réalisé par Isabelle Mergault après Je vous trouve très beau (2005) et Enfin veuve (2008). Voilà pour la fiche technique de la madame, que l’on connaît de toute façon puisqu’elle fait partie du paysage cinématographique. J’avoue que je ne savais pas trop comment parler de ce film, et en me baladant un peu ici, j’ai découvert l’intervention de Mergault et Auteuil chez Ruquier, où il était question de critiques. En substance, on pouvait trop dire du mal de ce film. Et de renvoyez dans les cordes la critique, qui n’a plus le droit de dire ce qu’elle pense. Mais de toute façon, ça ne me concerne pas ces braves histoires, puisque je paye ma place pour aller voir les films en l’occurrence celui-ci… et ça, ça fait toute la différence.

Ainsi donc, dans Donnant Donnant, Constant (joué par Daniel Auteil), condamné pour un crime qui n’était, selon lui, qu’un accident, purge sa peine de prison. Mais il subit un AVC et est transporté à l’hopital. N’arrivant plus à articuler correctement, il chope une lérère dyslexie qui va faire l’objet de gags par la suite, il s’évade.
Après une fuite aveugle, livré à tous les hasards, Constant finit par échouer dans un coin perdu, près des berges désertes d’un canal. Se cachant sur une péniche à l’abandon, Constant tente de reprendre son souffle, accalmie de courte durée…

Dès l’aube, Sylvia (Medeea Marinescu) une pétillante jeune femme qui a reconnu l’homme traqué, lui propose un implacable marché : assassiner (puisqu’elle le pense être un tueur professionnel) Jeanne, sa mère adoptive sinon elle le dénonce à la police ! Piégé, Constant ne peut qu’accepter cette périlleuse  » mission « . Mais bien loin de tuer Jeanne, Constant la sauve d’un suicide annoncé.

Dès lors un piège plus redoutable encore que celui de la prison se referme sur Constant : celui des sentiments, celui des passions trop longtemps assoupies…Comment Constant va t’il pouvoir se défaire d’une Jeanne tombée folle amoureuse de lui alors qu’il est sous le charme de celle qui le menace ? Et oui, comment hein? Comment???

http://www.youtube.com/v/AjWK0chTV_4?fs=1&hl=fr_FR
Donnant, Donnant – trailer – 2010

Faire du Weber n’est pas donné à tout le monde. Et Mergault a bien envie de faire du Weber. C’est là où l’on voit que bosser de la comédie, c’est un métier, un vrai. Dans Donnant, Donnant, c’est un essai. Foiré. Auteuil fait certes bien le métier mais il n’a vraiment plus rien à trouver. Azéma idem et Medeea Marinescu nous ressert sa partition. Mais il fallait bien faire un film et donc on plante un pauvre décor sur une péniche et trois habitants tout aussi tarte et caricaturaux les uns que les autres (en clair un PD coiffeur, un macho pas glop, un macho glop, une pauvre fille totalement soumise à son père). Je ne vous parle même pas de la sempiternelle image d’épinal du marché (mais qu’est ce qu’ils ont tous à penser qu’en dehors de paname-les-oies, on fait nos courses dans des marchés ?). On se croirait presque dans une comédie américaine de base où tous les clichés sont passé à la truelle les uns après les autres.

Mais non, on est bien en France et on véhicule les mêmes clichés à la truelle. Un truc de dingue. Réellement. Mais on est là pour rire. Enfin, les petits vieux dans la salle ont rit quelque fois avec Donnant, Donnant. Et ce n’est pas bon signe tout ça. Oh non. Le retraité, quand il vient au ciné et en bande, il ne rit pas une ou deux fois. Il rit tout le long. Et dans celui-là, il a rit au début, quand Auteuil fait le pitre. Mais dès que Marinescu et Azéma ont été de la partie, c’est retombé. C’est pourtant le public facile. Il vient à la séance de 13H00, a bien mangé, est en forme. Disposé. On devrait faire des avant première avec les retraités. C’est eux en fait, qui remplissent les salles de cinéma. Un peu comme pour Le Siffleur d’ailleurs.

Pour revenir à Donnant, Donnant, je n’ai pas compris pourquoi il y avait deux plans avec l’utilisation d’une grue pour nous filmer la péniche et le cimetière. Pas compris pourquoi, une personne née après la guerre, s’amuser à écouter et jouer de l’accordéon, instrument plutôt daté avant les deux guerres. Pas compris non plus pourquoi les personnages secondaires devaient tous être tartes au possible.

Quant à l’aspect weberien et théâtral, j’avoue qu’on manque de relève en France. Alors que Blier s’est décidé à abandonné un peu ce dernier aspect dans son Bruit des glaçons et que Weber s’est prit une taule avec son dernier film, on a des ersatz qui tentent de faire pareil. Faire du duo, du trio et savoir le mettre en scène, ça s’apprend. Ici, au milieu des quiproquos ridicules et un scénario en bois, on ne voit pas trop comment deux acteurs pourraient tirer le film vers les sommets.

Mais de toute façon, Donnant, Donnant est surtout un film pour la télévision. Il est calibré pour ça. Le voir au cinéma est une perte de temps.

Donnant, Donnant d’Isabelle Mergault | Scénario de Jean-Pierre Hasson et Isabelle Mergault d’après l’oeuvre de Jérôme Alméras | Photographie de Jérôme Alméras | Musique de CECILEM | Avec Daniel Auteuil, Sabine Azéma, Medeea Marinescu, Agnès Boury, Anne-Sophie Germanaz, Jean-Louis Barcelona, Christian Sinniger, Julien Cafaro | France | 2009 | 100 min. | Comédie | Distribué par Gaumont Distribution


Le Rédacteur

Dextarian
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Le rédacteur ciné le plus prolifique (et je ne tiens pas à perdre ce titre!)

2 Commentaires


  1. avatar
     
    Djool

    merci, ça avait l’air à chier, tu m’ôtes une épine du pied…




  2. avatar
     
    Dextarian

    A ton service! :D





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