Survival of the Dead de George A. Romero
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Sixième volet de sa Saga des zombies, Survival of the Dead est le dernier film de Romero qui suit ici un groupe de mercenaires de la Garde nationale qui sont brièvement apparus dans Diary of the Dead. Plus inspiré dans ce volet que dans le précédent que George A. Romero revient à ses premiers amours ici, mettant de coté une critique d’une société qui lui échappe un peu il faut dire pour nous livrer un film de zombies correct, avec ses chères thématique et avec pas mal d’humour.
Sur l’île de Plum, au large de la côte du Delaware, la longue querelle entre les familles O’Flynn (Kenneth Welsh), qui a l’intention d’éliminer les zombies et Muldoon (Richard Fitzpatrick), qui a l’intention de garder ses parents morts-vivants dans l’attente d’une cure se termine.
Pendant ce temps, sur le continent, le sergent « Nicotine » Crocket (Alan Van Sprang), Chuck (Joris Jarsky), Cisco (Stefano DiMatteo) and Tomboy (Athena Karkanis) sont à la recherche d’un endroit sûr où demeurer. Quand ils sauvent un jeune garçon (Devon Bostick) du groupe de chasseurs sadiques, Boy décide de rejoindre le groupe et leur propose de se rendre sur l’île de Plum Island depuis qu’il a entendu diffuser un message leur disant que cet endroit n’était pas infesté. Lorsque Crocket et son équipe arrivent dans l’île, ils sont attaqués par des hommes de Muldoon et ils voient que l’endroit, comme le reste du continent, est bondé de morts-vivants. Ils décident de se battre autant contre les familles que contre les zombies…
http://www.youtube.com/v/wd6JhPY1ij0?fs=1&hl=fr_FR
Survival of the Dead – trailer – 2009
Les films de zombies reviennent en force depuis quelques temps et ça a dû énervé le père Romero qui s’est retrouvé relégué au second plan, lui qui a tant contribué pour donner une certaine humanité à des créatures qui n’en ont plus. C’est peut-être aussi parce que son précédent film était assez loupé, faisant fuir certains de ses fans. En se servant du même postulat que pas mal de suites de film de genre, à savoir suivre une équipe de mercenaires/GI/Flics, il permet au spectateur de suivre une histoire au ressort simple tout en se projetant sur des conflits internes liées à un huis clos naturel, à savoir une île.
Sur cette dernière, à travers le conflit qui opposent deux grandes familles, rappelant d’ailleurs les deux courants politiques majeurs aux États-Unis, ce groupe permet de se positionner et le spectateur aussi. Mais faut-il en voir plus pour un film d’horreur ? Oui, dans un sens parce que les zombies, ce ne sont pas juste des saloperies de mort-vivants qui n’ont d’autre but que de mordre son prochain. Ca donne d’ailleurs des trucs chiants comme la pluie, du style de Zombie Strippers et pour voir une Jenna Jameson trop liftée, autant passer son chemin (ça me rend triste de voir ainsi une des icônes du porno dans le milieu des années 90).
Non, Survival of the Dead joue toujours sur plusieurs thématiques, toujours sur plusieurs registres et c’est assez sympatoche. La photographie a toujours l’air cheap, la mise en scène n’a pas bougé d’un iota et après tout, est-ce le plus intéressant ? Les acteurs sont d’ailleurs assez inconnus, comme souvent chez les Romero, pour bien suggérer qu’il n’a plus de pognon et que son film est plus important que les acteurs. C’est sur que ça ne sort pas au cinéma mais de toute façon, ce dernier n’est plus un gage de bonnes petites perles au niveau du film de genre.
Si Survival of the Dead ne baigne pas par sa folle originalité au niveau de l’histoire, le scénario est sympa, les acteurs tout autant, les zombies sont toujours aussi cool et on regarde ce Romero comme si c’était le film de notre grand-père : avec un brin de nostalgie et de compassion bienveillante, tout en sachant qu’il a déjà tout dit aurapavant…
Survival of the Dead de George A. Romero | Scénario de George A. Romero | Photographie d’ Adam Swica | Musique de Robert Carli | Avec Kathleen Munroe, Alan Van Sprang, Athena Karkanis, Kenneth Welsh, Matt Birman, Devon Bostick, Richard Fitzpatrick, Stefano Colacitti, Julian Richings, Joris Jarsky | Etats-Unis | 2009 | 90 min. | Epouvante-horreur









































Dans notre société de zombies conditionnés plus que jamais, c’est normal que le film de zombie soit à la mode : effet miroir oblige !
J’ai pas vu Zombie Strippers, mais je pense que j’en ai vu un pire : « Zombies Zombies Zombies Strippers vs. Zombies » ; le plus hilarant c’est le making-of puisque les type sont convaincus qu’ils font un film formidable ! (bon j’avoue, y a une bonne idée dans le film, vers la fin).
Pour revenir au père Romero, je n’ai pas vu celui-ci mais je trouve malheureux qu’il se galvaude à tourner en rond avec un univers où il a déjà tout donné. Enfin bon, ta critique éveille ma curiosité…
Comme je m’attendais à quelque chose de pire que Diary, que je n’ai pas vraiment aimé, j’ai été agréablement surpris par celui-là . C’est évidemment pas le meilleur mais il y a un certain détachement, que j’ai pu voir, que j’ai apprécié. il faut que je vois Zombies, Zombies, Zombies un de ces quatre matins aussi.
Pour Zombies, Zombies, Zombies prévoit une plage horaire assez conséquente pour regarder ensuite un vrai film
ha ha ha merci. Mais je dois avouer que j’aime les films de ce style, et un peu tout le reste aussi. j’ai une assez grosse tolérance en matière d’images..