The Losers de Sylvain White

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Le  18 novembre 2010 par dans Action

Notes

Réalisation
70%


Casting
75%


Scénario
60%


Photo
65%


Musique
60%


Intérêt
60%


Total Score
65%

65/ 100

Genre: ,
 
Réalisation:
 
Avec: , , , , , , , , ,
 
 
Scénario: , , , ,
 
Photographie:
 
Musique:
 
Pays:
 
Distributeur:
 
 
Année De Production:
 
Durée: 97 minutes
 
Crédit photographique: Warner Bros
 
par Guilhem
Article

The Losers est à ranger dans les films maudits. En effet, il aurait dû sortir en France mais la date de sortie était trop proche de celle de L’Agence tout risque, dont la trame principale est assez, voire trop similaire. Pourtant l’adaptation du graphic novel (quand même plus joli que roman graphique qui ne veut rien dire même si c’est la traduction littérale) des comics d’Andy Diggle et de Jock avait tout pour plaire, sauf qu’elle s’est pris un demi four aux Etats-Unis (25 millions de dollars de budget pour 23 millions de recettes), ce qui a dû refroidir les ardeurs des distributeurs. Au regard du film, on ne peut que malheureusement les comprendre….

L’histoire de The Losers est d’une simplicité infantile, qui pourrait d’ailleurs tenir sur un ticket de métro puisqu’après avoir été trahis et laissés pour morts, les membres d’une équipe d’opérations clandestines dirigée par Clay (Jeffrey Dean Morgan) s’en prennent à ceux qui les ont piégés en déclarant ainsi la guerre à la CIA après que cette dernière ait tenté de les supprimer…

The Losers a un gros coté poseur, avec des ralentis à foison et une réelle volonté de piquer tout ce qui bouge à Guy Richie et consorts. Le film tente d’être drôle et comique mais les plans choisis et les effets de caméra mettent tout à plat. Le film alterne misérablement entre des effets hyper stylisés et une action pataude et pâlotte.

Sans compter que l’humour, qui se veut outrancier, ne l’est pas vraiment et tombe souvent à plat. On peut citer comme admirable exemple la scène où le gros méchant de l’histoire, Max, va dézinguer une pauvre fille parce qu’elle ne lui tient pas correctement son pare soleil. On ne comprend pas trop l’intérêt qu’a ce mec de buter cette nana, vu qu’il aura plus de pare soleil et que c’est ce qu’il veut, non ? Bref, on sent bien que ce personnage doit être cynique et d’une méchanceté rare mais, au regard du film, il a surtout l’air d’être assez con. Ce qui, pour un mec qui pèse 400 milliards ou millions de dollar est particulièrement mal venu.

L’aspect comique tombe aussi souvent à plat parce que les punchlines sont vraiment mal faites et que toute tentative de bons mots retombe comme un soufflet. D’ailleurs, si Shayne Black, le scénariste des buddies movies des années 1980, voulait donner un coup de mains à des scénaristes, il en sera grandement remercié puisque Peter Berg (plus réalisateur de son état que scénariste) comme White ont bien du mal à bosser le comics de Diggle et Vertigo. Il aurait aussi fallu qu’un réel spécialiste des comics se mette à l’adaptation, on y aurait gagné au change.

On a en plus l’impression que beaucoup de scènes n’ont été tournées que pour rendre le trailer du film vendable à une horde de jeunes gens avides de films d’action. En effet, elles n’ont ni queue ni tête dans la narration mais on pourrait reconnaître ici la touche de Berg puisque c’est déjà un habitué de ce genre de choses. D’ailleurs, on pourrait même se demander si ce n’est pas plus un film de Berg que de White puisque beaucoup d’éléments se cachent dans ces autres films.

Si The Losers présente quelques côtés sympathique (aaaah, Zoe Saldana, ah hum, pardon) avec un effort dans la mise en scène graphique, il se révèle quand même pas mal fagoté et assez mal monté. C’est un peu dommage, surtout qu’il aurait pu faire concurrence à L’Agence tout risque sans problème, étant donné le casting assez sympa et l’humour assez second degré de l’ensemble. Une petite, voire une grosse déception…


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Guilhem
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