Bébé Mode D’Emploi de Greg Berlanti
Katherine Heigl, c’est un peu comme comme la barbapapa, c’est rose, c’est écÅ“urant mais t’as quand même envie d’en consommer pour le principe, surtout quand tu vas à une fête foraine (enfin je dis tu, mais c’est « je » en fait). J’avais apprécié la série Roswell, ai refusé de regarder Grey’s Anatomy, sous-Urgences aux allures de Sunset Beach… mais ai mis un jour un point d’honneur à mater tous les films où elle apparait à la condition que ce soit une comédie sentimentale.
Bon alors clairement, tout est dans la bande-annonce hein, Holly (Katherine Heigl) et Eric (Josh Duhamel) se rencontrent à l’occasion d’un blind date arrangé par leurs amis respectifs (dont Christina Hendricks, qui a autant fondu que Desmond Harrington dans Dexter). Ça se passe mal, ils peuvent pas se blairer, mais sont obligés de se voir occasionnellement, à cause de leurs potes. Le hic, c’est que ces derniers les ayant nommés comme tuteurs en cas de décès, ils doivent vivre ensemble afin d’élever la petite Sophie, qui elle, n’est pas morte dans l’accident de voiture qui a fauché ses parents. Au début, la cohabitation est difficile puis comme par miracle, ils finissent par se supporter, donc forcément baisent ensemble.
Un des ressorts scénaristiques présent dans beaucoup de films avec Katherine Heigl réside dans la dualité entre le mec gendre idéal avec qui elle souhaiterait se caser et le gros connard macho/ vulgaire qu’elle déteste, mais avec qui elle termine (Ed Burns vs James Mardsen dans 27 Robes, Eric Winter vs Gerard Butler dans L’Abominable Vérité, et donc Josh Lucas vs Josh Duhamel dans Bébé Mode D’emploi). Ce que ces films essayent de dire c’est : « tu vois ce gros dégueulasse qui rote et qui pète, qui arrive à la bourre et qui prend la dernière bière dans le frigo ? Ben tu vas l’aimer ma grande, parce que le badass c’est vachement plus bandant que le docteur ou le gars de la finance qui porte une cravate et qui a les dents plus blanches que le blanc de tes yeux. » Sauf que ça commence à devenir répétitif, donc lassant.
Du coup, on a un scénar bien prévisible, 2-3 vannes sur le caca, des morales à 2 Francs sur le côté « putain mais en fait c’est vraiment hardcore d’être parent d’un enfant en bas âge », avec au passage le cliché du mec qui se sert de la gamine pour draguer des pouffes.
Josh Duhamel est bonne, tellement plus que Seth Rogen il faut bien le dire, du coup on pardonne beaucoup de défauts à ce film. Katherine joue exactement le même rôle que celui qu’elle tenait dans les films précédents, c’est un peu comme le spectacle Mother Fucker de Florence Foresti : ça joue avec le côté « non c’est pas tout rose de s’occuper d’un chiard, ça peut aussi faire l’objet de gags ». Sauf que quand t’as comme moi des copines qui ont oublié d’être gaga (tout en restant des ladies) à propos de leur môme et qui t’ont bien fait le topo sur le caca, le vomi, les maladies et le manque de sommeil, ben tu bailles !
Pour conclure; c’est pas très drôle, mais c’est pas hyper énervant non plus comme certains films Heigl spotted pouvaient l’être. Si vous n’êtes pas spécialement portés sur les comédies sentimentales, c’est totalement dispensable.
Bébé mode d’emploi (Life As We Know It) de Greg Berlanti | Scénario d’Ian Deitchman et Kristin Rusk Robinson | Photographie d’Andrew Dunn | Musique de Blake Neely | Avec Katherine Heigl, Josh Duhamel, Josh Lucas, Hayes MacArthur, Christina Hendricks, Elizabeth Keener, Jason MacDonald, Melissa McCarthy, Jean Smart, Faizon Love | Etats-Unis | 2010 | 114 min. | Comédie et Romance | Distribué par Warner Bros. France | Crédit photographique : Warner Bros









































le mec, c’est l’autre pas beau qui jouait dans la série débile avec magnum non ?
Je te dirais oui si tu parles de la série Las Vegas mais il fait des film aussi, Michael Bay l’adore.
Oui, le héros de Transformers. Il est juste assez belle gueule pour faire gentil soldat et juste assez vide pour ne pas trop imprimer sa marque aux films.
Je veux un film où l’universitaire cultivé de Boston humilie le Redneck de Madisonville…
Moi je veux un film ou Katherine Heigl se fait violer, ne se lave pas les cheveux, pète, rote, boit, puis se suicide à la fin.
Mouais ! Ca me dit rien qui vaille (par contre j’ai adoré le duo Heigl/Rogen dans Knocked up, ou plutot… En cloque mode d’emploi)
Sinon, j’adore ton pitch, si tu veux, je produis (il faudra te contenter de 176,4€).
c’est lui qui joue dans transformers ?? normal que je l’ai pas reconnu, j’ai pas vu ce film.
las vegas, qu’est ce que c’était nulle comme série entre parenthèses, si je puis me permettre hein.
@Dom : le souci, c’est qu’elle n’acceptera jamais, ça nuirait à son image tu comprends…
Apparemment, in real life, les losers, ça la connait : http://www.whosdatedwho.com/celebrities/people/dating/katherine-heigl.htm
Sinon, ce film, c’est pas un peu La Copine De Mon Meilleur Ami, niveau psychologie des personnages ?
http://www.cadependdesjours.com/2009/09/la-copine-de-mon-meilleur-ami-de-howard.html
Enfin après, je peux en trouver d’autres.
Et Heigl est la nouvelle Meg Ryan, sauf qu’elle est beaucoup moins cool et qu’elle ressemble trop à Ashley Judd. il y a même des films où j’avais l’impression que c’était elle.
SO FUCKING TRUE pour la ressemblance Heigl/Judd
@Djool, je ne connais pas ces types. Mais je sais que je suis totalement insensible à Katherine Heigl ; je la trouve banale.
Tu as raison, elle me fait penser à un plat de macaronis, auquel on n’aurait mis ni huile d’olive, ni sauce, ni sel.
Sinon, le gars là , un peu beau, Josh Duhamel, c’est le mec de Fergie des Black Eyed Peas.