The Human Centipede – First Sequence de Tom Six
Je vous livre le titre alternatif de cet article, car à l’instar de Ciné Live, j’aime les bons jeu de mots qui jouent avec le thème du film : The Human Centipede, un film à ne pas regarder la tête dans le cul (hu hu hu).
Le pitch est relativement bateau, mais il fallait y penser : un chirurgien allemand (Dieter Laser : excellemment flippant avec sa tête de tortionnaire SS) spécialisé dans la séparation de siamois s’est constitué sa petite clinique de la forêt noire à lui, cherchant à concevoir un « millepattes humain » suite à une opération foirée avec ses trois chiens.
http://www.youtube.com/v/rvuopBG7tBc?fs=1&hl=fr_FR
The Human Centipede – First Sequence – Trailer 2010
Forcément, le mec est suffisamment intelligent pour réaliser que la déontologie médicale du gouvernement allemand ne lui soumettra pas des cobayes humains juste pour le plaisir de faire avancer la science, parce que bon, c’est pas parce qu’on est boche qu’on est forcément à l’aise avec les expérimentations éthiquement border line (surtout après ce qui s’est passé dans les années 40). C’est pourquoi : il décide de s’en procurer en chassant du camionneur sur les aires d’autoroute. Seulement, miracle inespéré : deux américaines en road trip européen tombent en panne tout près de sa maison et viennent se jeter d’elle-même dans la gueule du loup. Exit le camionneur! Avec leurs mÅ“urs bien dégueus et leur côté maso exacerbé, quoi de mieux qu’un japonais pour former la partie supérieure du « centipede »?
L’opération peut alors commencer! ça parle allemand, anglais, japonais, nous on a les sous-titres mais pas eux, par conséquent notre chirurgien bien-aimé leur fait l’extrême privilège d’une explication agrémentée de petits dessins sympatoches faits à la main et diffusés au rétro-projecteur afin d’être sûr qu’il n’y a aucune ambiguïté sur ses cruelles intentions. Ceci dit, il leur demande pas leur avis, ni ne leur fait signer une décharge si jamais l’opération tourne mal, faut pas déconner.
Comme il faut bien que le film dure plus d’une heure, une des cobayes réussit à s’enfuir, car la formation de la créature n’est pas une fin en soit : Six torture ses spectateurs de la même manière que Herr Doktor torture ses victimes; une fois la nana rattrapée, et malgré son « Tuez-moi, je préfère mourir plutôt que de subir un truc pareil », l’opération aura lieu, et ce de façon assez rapide. Et c’est là que le film ne tient pas tant que ça les promesses d’un truc insoutenable à regarder : on ne voit quasiment rien de l’opération, et la créature réside dans trois individus à 4 pattes bouche à cul masqués par des bandages, dont la souffrance est plus suggérée que vraiment visible. Du coup, on passe d’une idée atrocement dérangeante dans la mesure où on se met à la place des victimes en se demandant quelle place serait la moins pire, à la gaudriole lorsque vient le moment où le protagoniste de « devant » veut faire caca, et relié par le côlon, va forcément être amené à chier dans la bouche de sa « suiveuse ».
Je vous ai suffisamment spoilé pour ne pas vous raconter la fin, mais je pense qu’il faut vraiment dédramatiser le film, car contrairement à ceux qui lui prêtent un propos métaphorique sur le nazisme et les expérimentations dans les camps durant la guerre, on en est très loin : c’est de la bonne série Z destinée aux amateurs du genre, c’est pas très bien fait, mais c’est marrant. Les deux actrices jouent incroyablement mal, tellement mal, qu’on a quand même du mal à souffrir pour elles. Le japonais et l’allemand, en revanche, sont très caricaturaux, donc ont un jeu tout à fait adapté. Par moments on frôle même l’épisode de Derrick tellement c’est lent, et l’étalonnage verdâtre… c’est allemand quoi.
Entre ceux qui crient à l’abomination (et qui n’ont par conséquent jamais vu un film de Catherine Breillat), ceux qui taxent trop facilement ce film de « merde » et ceux qui y voient au nazisme ce que Salo était au fascisme, il y a une demi mesure : c’est un film à petit budget sans grande prétention qui ne se prend pas au sérieux et qui risque de devenir culte tant il est « ovniesque ».
Pour information Tom Six projette de réunir plus de fonds pour réaliser un deuxième tome plus ambitieux, avec cette fois-ci 12 cobayes pour former la chenille qui redémarre.
The Human Centipede (First Sequence) de Tom Six | Scénario de Tom Six | Photographie de Rene de Wit | Musique de Patrick Savage et Holeg Spies | Avec Dieter Laser, Ashley C. Williams, Ashlynn Yennie, Akihiro Kitamura, Andreas Leupold, Peter Blankenstein, Peter Blankenstein, Rene de Wit | Pays-Bas | 2009 | 92 min. | Horreur-Epouvante |










































J’avoue que dès qu’il y a un truc vaguement scato dans un film je le classe dans la poubelle. Mais le concept de base est assez ignoble je trouve, encore que même d’un point de vue expérience cinématographique je ne comprendrais jamais le besoin de repousser les limites du gore… Même pour le fun…
Et puis ça manque de justification scientifique que diable. Il faudrait dérouler les intestins du premier dans le second et le troisième tout en s’assurant qu’ils soient bien alimentés aussi malgré l’incapacité de se nourrir seuls, tout en étant certains que cette greffe forcée prenne bien non pas dans un seul mais dans deux sujets.
C’est un film sans queue ni tête…
C’est un traitement que j’appliquerais avec joie a tout les politiciens véreux.
Ah oui, là y’a de l’idée.
Hortefeux, sarko, woerth, la pute du medef, une belle chenille en perspective. on les gaves bien et on les couds en circuit fermé.
On prend 1000 gens de droite, pour faire un 4000 pattes.
J’aurais jamais pensé que les commentaires deviendraient politiques. How Bizar!
La politique c’est du cinéma, et vice versa.
Bernard Tapie approuverait.
La suite de The Human Centipede (The Human Centipede 2 : Full Sequence) a été interdit en Angleterre.
Appel à tous nos lecteurs, j’aimerais beaucoup voir ce film pour en faire la critique, donc si vous avez des invits à un festival ou il sera diffusé, n’hésitez pas à me les faire parvenir afin que je puisse faire une critique.