Le Secret de la pyramide de Barry Levinson
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Ressortie le 8 décembre 2010
Carlotta a eu la bonne idée, en cette fin d’année, de ressortir Le Secret de la pyramide, sur un scénario de Chris Colombus. Si le film a vieilli par certains cotés, le futur réalisateur des deux premiers Harry Potter a repris pas mal d’éléments pour l’adaptation du sorcier à lunette, que cela soit l’atmosphère empreinte de magie et de fantastique, les décors mais aussi certains personnages. Très inspiré par Indiana Jones, puisque produit par Steven Spielberg, et dont le titre en Grande-Bretagne a d’ailleurs été rebaptisé « Young Sherlock Holmes and the Pyramid of Fear » comme un clin d’Å“il à Indiana Jones et le Temple maudit (« Indiana Jones and the Temple of Doom » en version originale) sorti l’année précédente, le film de Barry Levinson se regarde sans déplaisir et nous replonge dans les débuts des effets spéciaux des années 1980, les films d’aventures de l’époque ainsi que sur l’histoire romancée de Sherlock Holmes jeune…
A Londres en 1870, le jeune John Watson fait son entrée dans une nouvelle école. Il y rencontre un autre adolescent à l’esprit de déduction très développé : un certain Sherlock Holmes. Très vite, Holmes et le futur docteur Watson se lient d’amitié et sont conduits à mener leur première enquête sur une série de meurtres étranges survenus à la suite d’hallucinations épouvantables…
http://www.youtube.com/v/CT-qV41ovv4?fs=1&hl=fr_FR
Le Secret de la pyramide – bande-annonce – 1986
Le Secret de la pyramide a pour lui tout d’abord d’avoir été le premier film à bénéficier d’un personnage entièrement en images de synthèse, à savoir le chevalier qui sort du vitrail. Il a d’ailleurs, pour cela, décrocher une nomination pour l’Oscar des meilleurs effets visuels en 1986 et il a également été nommé, pour info, aux prix du Meilleur film fantastique et du Meilleur scénario et a remporté celui de la Meilleure musique, lors des Academy of Science Fiction, Fantasy & Horror Films.
Les présentations étant faite, il est temps de parler du film et de la jeunesse de ce cher Sherlock, imaginé donc par le scénariste à partir des Å“uvres de sir Arthur Conan Doyle. L’idée est fun – nous replongeant dans le Londres époque victorienne où tout évoluait à une vitesse incroyable – déjà reproduite dans le film de Guy Ritchie, Sherlock Holmes, sorti cette année et dont on attend la suite pour 2011. Le soin apporté aux détails est assez impressionnant, d’autant plus que pour les besoins du film, de la fausse neige fut déposée sur les pelouses d’Oxford, ce qui a eu pour effet de les abimer et d’obliger Steven Spielberg a rembourser lui-même la prestigieuse université. L’ambiance y est donc clairement bien posé, le décor planté et les personnages principaux à l’aise dans des costumes qui sont évidemment prestigieux et chargés d’histoire littéraire et d’adaptation.
Même si d’ailleurs nous n’avons plus trop revu par la suite Nicholas Rowe, celui qui incarne Holmes et encore moins Alan Cox, le futur docteur Watson, Le Secret de la pyramide est intéressant à plus d’un titre, dont le premier est de nous replonger dans un univers des films américains des années 1980 et ceux de Spielberg en particulier, tant il est vrai que l’analogie avec ses œuvres est palpables ici, à commencer d’ailleurs par des éléments pris au personnages d’Indiana Jones et qui serviront également, plus tard à dresser un peu la jeunesse du célèbre homme au fouet en 1989. D’ailleurs, le fait que Sherlock récupère des accessoires ici, comme sa célèbre pipe, n’est pas sans rappeler le chapeau que le jeune indy récupère de l’aventurier du début du film. Ces petits détails, associés au coté très aventureux du jeune Sherlock nous rappelle donc qu’il existe une certaine similitude entre les deux personnages pour Spielby. En ce sens, le fait d’ailleurs que Ritchie revisite à son tour l’univers de Holmes n’est donc pas une première.
D’ailleurs, comme le film de Ritchie, la fin du générique est éloquente pour montrer une future suite. En effet, une scène montre le méchant Professeur Rathe en train de s’inscrire dans le registre d’une auberge. Il signe du nom de « Moriarty », l’ennemi juré de Sherlock Holmes. C’est donc encore une fois une façon de réécrire le mythe du célèbre détective et ses origines.
Pour le reste et c’est un peu dommage, Le Secret de la pyramide lorgne trop, justement, du coté d’Indiana Jones et le temple maudit avec toutes les scènes de la fameuse pyramide qui semble comme un copié/collé, musique comprise de ce qui se passait dans la deuxième volet des aventures d’Indy. Incroyable d’ailleurs de voir les similitudes, à tel point que l’on pourrait presque juxtaposer les deux. D’autant plus que cela semble peu coller avec l’univers. Mais bon, hormis cela, les effets spéciaux sont assez impressionnants pour l’époque, la rencontre Watson/Holmes assez intéressante et l’impression de voir autant un film pour enfant que des thématiques d’adultes fait que Le Secret de la pyramide est un chouette petit film de fin d’année, avec certes plus de 20 ans d’écart mais qui n’a pas trop vieillit.
Le Secret de la pyramide (Young Sherlock Holmes) de Barry Levinson | Scénario de Chris Columbus d’après l’oeuvre d’Arthur Conan Doyle | Photographie de Stephen Goldblatt | Musique de Bruce Broughton | Avec Nicholas Rowe, Alan Cox, Sophie Ward, Anthony Higgins, Susan Fleetwood, Freddie Jones, Nigel Stock, Roger Ashton-Griffiths, Earl Rhodes, Brian Oulton | Etats-Unis | 1985 | 109 min. | Aventure et Fantastique | Distribué par Carlotta Films | Crédit photographique : Carlotta









































ce chevalier m’a hanté pendant des années… C’est un excellent film.