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J'ai retrouvé mon cordon. Je vais faire les mises à jour la semaine prochaine. D'ici là, la semaine en photo reprend ses droits. Une vraie semaine de merde. Je m'en sors pas. Je vais devoir apprendre à gérer mon stress ou je vais me retrouver drogué aux médocs, comme la plupart des mes congénères français (on est champion du monde de consommation de médoc ou on ne l'est pas)...

Lundi.
L'avantage, quand tu bosses des concours, c'est que tu t'instruit. Ce genre d'ouvrage, là, à gauche, est typiquement ce qu'il faut  pour briller en société. Tous les domaines sont vus de manière transversaux, comme par exemples les différents clivages (jeunes-vieux, Paris/Province, Gauche/Droite, homme/femme) ainsi que les arts.
Le seul problème,c 'est que j'ai une vieille édition, pas trop à jour. Mais bon, c'est déjà un bon point pour se remémorer des trucs et en apprendre pas mal d'autres.  Faudrait que je le lise une troisième fois, mais je n'aurais pas le temps. bien dommage.



Mardi.
Sans commentaire.












Mercredi.
Je voulais éviter la neige, en partant plus tôt de Lyon. C'était loupé. La neige en Provence encore une fois...Incroyable.
Et quand il neige, tout est souvent paralysé ici. Sans compter que le verglas à fait des drames pas loin de chez moi.
Ca n'a pas arrangé mon moral.






Jeudi.
















Vendredi.
RDV medecin. Pharmacie. La pharmacienne a eu le même problème que moi, l'épaule gelée. Ca a duré un ans pour elle. Ca me rassure pas. Le médecin m'a prescrit des trucs pour l'angoisse. J'arrive pas à manger depuis deux jours, y a rien qui veut rentrer correctement, comme si j'avais un bloc de béton au fond de la gorge. Je crois que c'est ça qu'on appelle les glandes. J'accuse toujours le coup de toute façon. J'arrive pas encore à redresser la barre. Dans ces situations là, t'as surtout envie de te cacher pour mourir, comme les oiseaux.
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Avoir un papa dans le cinéma, ça aide. En effet, Jason Reitman est le film d'Ivan Reitman, réalisateur (S.O.S. Fantômes, Jumeaux, Evolution, Ma Super Ex en attendant le S.O.S. Fantômes III prévu pour fin 2010) et producteur (Palace pour chiens, Les intrus, I Love You, Man, La bachelière ou encore In the Air,comme c'est étonnant) assez influent dans le milieu. Malgré ses dires (dans le télé obs de cette semaine), cet homme de 32 ans arrive à pondre des films sans trop de difficultés, hormis les normales. S'étant fait remarqué avec thank you for smoking et Juno, il peut se permettre de débaucher Clooney pour un rôle taillé sur mesure dans In the Air (nom du film en France, amputé du Up, dans la version originale, allez comprendre comment les distributeurs fonctionnent dans ce brave pays), une comédie douce amère.


Ryan Bingham (George Clooney) est un spécialiste du licenciement à qui les entreprises font appel pour ne pas avoir à se salir les mains. Dans sa vie privée, celui-ci fuit tout engagement, que cela soit le mariage, la propriété ou encore la famille. Son appartement est sans vie, purement fonctionnel. Tout ceci va peu à peu basculer avec sa rencontre avec deux femmes qui vont le ramène sur terre, au sens figuré, comme au sens propre.

Car, en effet, Ryan Bingham est un collectionneur compulsif de miles aériens cumulés lors de ses incessants voyages d'affaire. Misanthrope, il adore cette vie faite d'aéroports, de chambres d'hôtel et de voitures de location. Ses besoins tiennent à l'intérieur d'une seule valise, qu'il trimballe incessement. Il  est même à deux doigts d'atteindre un des objectifs de sa vie : les 10 millions de miles.

Alors qu'il tombe amoureux d'une femme rencontrée lors d'un de ses nombreux voyages, il apprend par la voix de son patron que ses méthodes de travail vont devoir évoluer. Inspiré par une nouvelle jeune collaboratrice très ambitieuse, celui-ci décide que les licenciements vont pouvoir se faire de manière encore plus rentable, via... vidéo conférence. Ce qui risque évidemment de limiter ces voyages que Bingham affectionne tant... Et c'est un drame pour lui (enfin de manière retenue, quand même).


In the air - Trailer - 2009

J'avoue que je ne sais que trop penser de ce film, et encore moins quoi en dire. Ah si, les scènes de licenciement sont purement un petit bonheur, joué par des acteurs ou des non acteurs qui ont été licenciés auparavant. On le ressent, ça donne une touche particulière de réalisme  tout à fait saisissante.

Clooney fait le métier. Il veut son oscar. Ca se voit, ça se ressent. Il l'aura peut-être, étant donné que, comme aux Golden Globes, il sera surement en compétition pour le prix. Le personnage semble bien bien caricatural, malgré des situations qui ne le sont pas. On dirait que le réalisateur avait envie d'apprendre la vie. Ou de nous la montrer. On sent presque un engagement politique derrière. Mais non, c'est quand même une comédie, avec la touche d'amertume, comme il faut.

Voilà. Pour le reste, voyez le film. Comme j'ai déjà eu l'impression d'avoir vu le même genre de truc pas mal de fois et que pourtant on arrive à dire que c'est juste le meilleur film de la semaine, ça me laisse pantois. Non parce que si tu veux parler de solitude, t'as pleins de films comme ça et les français s'en sortent toujours mieux. Ca et l'ennui, c'est leur metier, aux réalisateurs français. In The Air a eu le GG du meilleur scénario. Comme c'est adapté d'un bouquin, avec des variantes, c'est sidérant. C'est rempli de gens qui disent au personnage principal de se comporter différemment, alors que le mec a juste l'âge où il a plus envie qu'on l'emmerde sur son mode de vie. Je peux même pas imaginer une once de crédibilité à ce truc. Et pourtant, c'est ce qui plait.

Etre misanthrope, un vrai, c'est un art qu'on cultive. La toile est remplie de cette espèce. Les gens ne s'occupent pas des misanthropes. La société non plus. Faut être assez tarte pour qu'une petite jeunette vienne vous dire des trucs de minettes en pensant un seul instant que le misanthrope va l'écouter.

Bref, In The Air, de par ses situations, sa poésie toute relative, son manque de punch, son côté soi disant "dépressif" (paye ta dépression, t'as juste plutôt envie de dormir), les concours de cartes privilèges, ces discussions chiantes est typiquement le film en bois qui te fait soi disant réfléchir sur un quotidien, le licenciement. Quand une société moderne, comme la notre, qui marche à coup de CDD, d'interim et de vacation (cherchez pas, j'ai tout fait, sauf le vrai CDI), le licenciement, tu ne sais même pas ce que c'est. Surement qu'aux Etats-Unis, ils doivent licencier des gens. En France, les seuls mecs que tu licencies, c'est ceux qui ont la chance d'avoir un CDI... et ça devient de plus en plus rare.

Il parait que ce film est donc une photo de l'Amérique. C'est surement pas la notre. J'attend toujours de voir le film qui me fasse une photographie de ma société française d'ailleurs. Non décidément, In The Air est purement le genre de film qui ressemble à un film indépendant mais où tu te demande si le réalisateur se regarde pas un peu trop le nombril. 

In the Air (Up in the Air) de Jason Reitman | Scénario de Jason Reitman et Sheldon Turner d'après l'oeuvre de Walter Kim | Photographie d'Eric Steelberg | Musique de Rolfe Kent | Avec George Clooney, Vera Farmiga,Anna Kendrick, Jason Bateman, Amy Morton, Melanie Lynskey|Etats-Unis | 2009 | 110 min. | Comédie | Distribué par Paramount Pictures France
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Vous avez écouté, lu et attendu l'histoire de Serge Gainsbourg. Vous en voulez encore? Alors voilà, c'est l'histoire de Lucien Guinsburg et de ses femmes, qui s'appelaient Jane Birkin, Brigitte Bardot, France Gall, Juliette Gréco ou encore Bambou. A eux, ils forment le clan Gainsbourg.. Joann Sfar a fait un conte, entre réalité et surréalité, entre imaginaire et réel. C'est bien bien écrit en gros, au cas où on pourrait gueuler.. Parce que c'est vrai qu'on autant envie de gueuler après ce film que de s'en fouttre un peu... De se dire que ça fera du bien aux générations futures, que les petits de 20 ans (date non prise au hasard, vu qu'ils sont nés quand il est mort) vont pouvoir écouter du Gainsbourg comme moi qui en ai écouté vers mes 15 piges. Parce que si tu veux savoir parler de cul de tout en nuances (pardon en poésie), t'as besoin de Gainsbourg (et plus tard, si t'as besoin de parler de désamour, t'as aussi besoin de lui).

C'est donc la vie de Gainsbourg, du jeune Lucien Ginsburg dans le Paris occupé des années 1940, jusqu'au poète, compositeur et chanteur célébré dans le monde entier.
Le film explore son itinéraire artistique, du jeune homme épris de peinture à la consécration de sa musique dont l'avant-gardisme en a fait une véritable icône de la culture française. Mais aussi la complexité de sa vie adulte à travers ses amours tumultueuses.

Le film prend beaucoup de liberté avec ce qui s'est passé. C'est voulu, c'est assumé. Le petit Lucien fume, a son étoile de Sherif, symbole d'une France occupée par les nazis et d'un des drames de notres longue histoire française. Il n'a déjà peur de rien. Le parti pris choisi est donc le surréalisme, très années 70. On sent que Sfar s'est limité : ces personnages imagés et imaginés ne sont pas assez exploités (il y en a deux : une grosse tête qui va le poursuivre pendant une partie et un dandy gainsbourgien plus grand que l'original). C'est la bonne idée du film. Ce qui fait que ce film est pas un biopic (je hais ce putain de nom). Mais je suppose que les producteurs avaient pas envie d'avoir une vision trop personnelle d'un jeune réalisateur.


Gainsbourg - (vie Heroique) - Trailer - 2009

Le film fait autant de raccourcis qu'il réécrit l'histoire. Mais on aura droit à toutes les étapes marquantes de sa vie : Vian, Gall (il faut que Forestier arrête le cinéma, au passage ou qu'elle change sa façon de jouer, au choix), Greco, Bardot, Birkin et Bambou. La partie Gainsbarre est bien bien raccourcie (je l'aurais dégagée moi, c'était seulement de la provoc d'un homme qui avait perdu pas mal de chose), on a dégagé tout ce qu'il faisait sur scène et à la télé comme pitrerie pour se faire remarquer.

Bizarre, quand on sait que c'est ce qu'il a fait de lui le personnage autant attachant qu'horripilant auprès du grand public. Fallait-il faire ce film, en s'inspirant de fait réels et en imaginant le reste? On reste un peu sur notre faim. C'est très très découpé et compartimenté, comme si la vie de ce monsieur n'était pas possible à résumer en deux heures. Pourtant, il y a eu plusieurs périodes. Mais ce film ne parle pas vraiment de ses doutes, de ses échecs et des malaises, hormis quelques scènes. La picole est mise de côté ou presque, au profit de la clope. Le personnage semble plus un dangereux séducteur qu'un homme enfant, comme le décrivent si bien celles qui l'ont connu. (entre les deux, mon coeur balance).

Mais il reste en fait, ce qui a fait autant la force que la faiblesse du personnage. Sa laideur. Elle lui a autant permis de franchir les obstacles que de developper une énergie créatrice. je me souviens d'ailleurs, en quatrième, d'un devoir à faire sur la laideur et la beauté en français. Le mec qui venait à l'esprit du professeur, comme de pas mal de monde à l'époque, c'était Gainsbourg. Car oui, à son époque, Gainsbarre, c'était plus l'ombre de lui-même que la lumière des décennies précédentes et il déclenchait surtout la répulsion.

Gainsbourg - (vie heroique) permettra aussi de se rincer l'oeil. Fun de voir autant de jolies mademoiselles dans un film, dans avec leurs atouts. Mais la cible est facile. La fascination encore plus grande. Comment ce mec a réussi son coup? On ne le saura pas. C'était peut-être pas l'objectif du réalisateur. On sent juste qu'il est séducteur (mais quel mec ne l'est pas, séducteur?). Ce magnestime, allié à son talent certain pour capter un certain air du temps, tout comme celui d'être encore écoute de nos jour, est légèrement mis de côté.

Dommage que Lucy Gordon ait décidé de passer l'arme à gauche. Elle est parfaite en Birkin. Parfaite dans ce rôle, qu'elle incarne vraiment bien, mieux exploitée en tout cas que Klapish dans ses Poupées Russes. Casta est parfaite en Bardot. Elmosnino a une interprétation  intéressante de Gainsbourg, sans trop en faire tout en copiant ses gestes, devenus familiers. La réalisation est correcte et cohérente. On aurait aimé plus d'envolée lyrique, plus de haut et de bas. Parce qu'on ne peut pas imaginer un mec comme Gainsbourg vivre dans la demie mesure, comme semble l'indiquer ce film. Mais après tout, ce n'est pas ma vision du film. Mais celle d'un dessinateur de bande dessinée (j'crois que j'ai jamais lu une vraie BD de lui), qui a une très belle côte auprès de ceux qui ont du bon goût, et ça en vaut bien une autre.

Gainsbourg - (vie héroïque) est donc très instructif autant que purement factice. Ces deux éléments font autant le charme de ce film qu'il peuvent provoquer une irrésistible envie de partir écouter l'anthologie de Gainsbourg, le réalisateur ayant fait ici des trous, des petits trous et encore des petits trous dans la vie de Gainsbourg.

Gainsbourg - (vie héroïque) de Joann Sfar | Scénario de Joann Sfar | Photographie de Jérôme Brezillon | Musique d'Olivier Daviaud | Avec Eric Elmosnino, Lucy Gordon, Laetitia Casta, Doug Jones, Anna Mouglalis, Mylène Jampanoï, Sara Forestier, Kacey Mottet, Razvan Vasilescu, Philippe Katerine, Claude Chabrol | France | 2009 | 130 min. | Conte musical | Distribué par Universal Pictures International France
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Le film de genre survit, de temps en temps, au cinéma. La preuve avec Blindés (Armored) tout droit sorti de la fin des années 80-90. En effet, Nimrod Antal, le réalisateur, ne cherche ni à innover, ni à apporter une quelconque pierre à l'édifice cinématographique. Tout est ici affaire de calibrage, de présentation des personnages, de leurs motivations. Et en plus, ça tombe bien puisque, grâce à Tony Muselin, lyonnais maintenant devenu célèbre, l'histoire d'Amored a un petit côté actuel de bon aloi...

Après la mort de ses parents, Ty Hackett (Columbus Short) rentre d'Irak où il était soldat pour s'occuper de son petit frère, qui fait que des conneries (il peint un aigle dans la cuisine, ne va jamais à l'école, bref un type qui va réussir dans la vie). Pour faire face aux factures, il accepte de travailler comme convoyeur de fonds pour la société qui employait son père, sous l'oeil bienveillant de son chef (Fred Ward).

Au dernier jour de sa période d'essai, Ty se voit proposer par Bill Cochrane (Matt Dillon), son chef d'équipe, de voler les 42 millions de dollars qu'ils doivent bientôt transporter. Le plan est aussi simple que génial : pas d'armes, pas de victimes, pas de violence, et aucune preuve... Toute l'équipe est dans le coup. D'abord réticent, Ty finit par accepter.
Le jour J, le plan se déroule sans accrocs, jusqu'à ce qu'un imprévu fasse tout déraper, à cause d'un SDF qui n'avait rien à faire là.


Blindés - Trailer - 2009

Voilà, toute l'histoire est là, présentée en quelques lignes. On retrouve Reno, Fishburne et Dillon pour composer le casting de ce film plus ou moins spectaculaire. Bien évidemment, quand on pense fourgon blindé, on pense à Heat (dans le cas contraire, c'est mal), puisque c'est un peu le film qui fait frémir sur ce plan-là, sans le côté "reportage" qui semble ici être présent.

Ce qui donne cet aspect très film d'action années 80-90, c'est, paradoxalement, la réunion que tient le chef pour tous ces convoyeurs, l'intrigue de l'histoire et surtout l'économie d'énergie dans les scènes d'action. On sent que Blindés n'a pas un budget conséquent puisque les trois quart du film se passe dans une usine désaffectée, propice à limiter les interactions avec d'autres personnages.

Blindés est donc un film honnête, sans prétention, sans chi-chi et sans star. Peut-être pour cela qu'il a été difficile de le voir, puisqu'il est englué entre les Avatar, les films à Oscar et autres films comédies françaises carte vermeille. Mais c'est toujours un plaisir de voir que certains ont gardé le plaisir de presenter des histoires simples (même si le coup du GI qui revient d'Irak et qui s'occupe de tous ses potes est un peu encore une fois  tiré par les cheveux).


Blindés (Armored) de Nimrod Antal | Scénario de James V. Simpson | Photographie d'Andrzej Sekula | Musique de John Murphy | Avec Matt Dillon, Columbus Short, Jean Reno, Laurence Fishburne, Milo Ventimiglia, Skeet Ulrich, Fred Ward, Amaury Nolasco | Etats-Unis | 2009 | 88 min. | Policier | Distribué par Sony Pictures Releasing France
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A Perfect Getaway est le thriller de base. Mais les personnages sont funs et les situations, bien que pas mal tirées par les cheveux emportent une certaine conviction. Car des fois, oui des fois, il suffit de deux jolies paires de gambettes (pour les mecs) et de deux pectoraux (pour les filles) pour rendre un film agréable, surtout par ce temps de chien qui sévit en France actuellement (mais vive le réchauffement de la planète quoi). D'ailleurs en parlant de ça, comme le film se passe à Hawaii, il fait plutôt beau, voire très très beau (ce qui tombe bien)..


Pour leur lune de miel, de jeunes mariés, Cliff (Steve Zahn) et Cydney (Milla Jovovich) se rendent aux îles tropicales du Hawaii. En voyageant par la campagne paradisiaque, le couple rencontre Kale (Chris Hemsworth) et Cleo (Marley Shelton), deux auto-stoppeurs fâchés et Nick (Timothy Olyphant) et Gina (Kiele Sanchez), deux babacool sauvage mais bien intentionné qui les aide et les guident dans le méandre des jungles luxuriantes.

Les chutes d'eau pittoresques et les versants d'une montagne scéniques cèdent rapidement à la terreur quand Cliff et Cydney apprennent le meurtre horrible qui est arrivé tout près et se rendre compte qu'ils sont suivis par hasard par des connaissances qui adaptent soupçonneusement la description des tueurs


A Perfect Getaway - trailer - 2009

A Perfect Getaway n'est donc pas le thriller qui va révolutionner ce dernier. Mais qu'importe, il est assez prenant, actif et nerveux pour que le spectateur reste en haleine tout du long. Bien entendu, dans ce genre de films, le climax est basé sur un twist final qui n'est pas vraiment surprenant (pour ceux qui cherchent à savoir et deviner les choses, un peu comme les enigmes dans le journal de Mickey... oui ma comparaison est merdique mais je m'en fou, c'est moi qui écrit ce post).

En effet, on ne sait pas vraiment qui est qui est fait quoi, qui est le méchant couple qui tue les gens, qui sont les gentils, les pas trop gentils. C'est en cela que Twohy base son histoire et c'est en cela que le film cherche à tout prix à fausser le spectateur, si bien qu'il est vrai, qu'à un moment, on arrête de chercher qui est qui pour se concentrer sur l'immédiat. Ce en quoi le réalisateur fait bien son boulot, histoire de ne pas trop ennuyer...

Le casting est fun. j'ai découvert une nouvelle miss gambette (j'adore découvrir des miss gambettes), en la personne de Kiele Sanchez que je ne connaissais pas vraiment, qui détonne pas mal d'ailleurs dans ce film, comparé à Jovovich qui est toute palaute (mais qui trouve un rôle amusant à jouer, tout comme celui de Steve Zahn, plus habitué à des films sérieux comme Rescue Dawn, pour n'en citer qu'un). Pour compléter tout cela, on met Timothy  "Hitman" Olyphant, qui fait le gros lourdeau plein de muscle et pleins de trucs dans sa tête et on arrive, avec A Perfect Getaway, à passer un bon moment...

A Perfect Getaway de David Twohy | Scénario de David Twohy | Photographie de Mark Plummer | Musique de Boris Elkis  | Avec Timothy Olyphant, Milla Jovovich, Steve Zahn, Kiele Sanchez, Marley Shelton, Chris Hemsworth | Etats-Unis | 2009 | 97 min. | Thriller, Epouvante-horreur
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Ah les films "Cartes Vermeille". Une joie, un bonheur pour les salles de cinéma qui peuvent ainsi faire le plein les après-midi, période assez creuse puisque la population est active. Ainsi, des comédies calibrées pour cet âge sortent plus ou moins régulièrement (on peut penser à Trésor, tiens, à ce propos ou encore Victor). Ce qui caractérise bien entendu ses comédies, c'est leur aspect figées dans le temps. Deux plombes pour presenter chaque personnage (et il y en a beaucoup ici), une intrigue jouant encore et toujours sur le quiproquo, procédé qui a toujours fait le succès des comédies français. Le siffleur est rentre donc dans ce cadre, et n'en sortira probablement jamais.



Armand Teillard (François Berléand) coule une pré-retraite dorée sous le soleil de la Côte d'Azur, entre sa boutique de prêt-à-porter pour homme, sa Viviane chérie (Clémentine Célarié) et son jardin secret, le restaurant l'Aline Roc. Une terrasse, vue sur la mer, où, chaque midi, sa table préparée, il déguste sa sole grillée, il s'isole, s'évade et rêve. Oui, mais voilà, l'Aline Roc va être vendu pour la réalisation d'un très gros projet immobilier, orchestré par un promoteur local, Jean-Patrick Zapetti (Thierry Lhermitte), qui n'hésite pas d'ailleurs, pour parvenir à ses fins, de corrompre les élus locaux. Pour parvenir à ses fins, il a besoin d'acheter et raser le restaraurant.

Ne pouvant laisser passer ça, Teillard décide d'intervenir, en la personne de Maurice Teillard, l'opposé d'Armand. Celui-ci va reprendre les affaires en main, en adoptant un pseudo digne d'une époque révolue : Maurice Le siffleur (d'où le titre du film).


Le Siffleur - trailer - 2010

Le Siffleur, pour avoir du succès, à fait appel à des guest plus ou moins star: Thierry Lhermitte, Alain Chabat ou encore Anne Marivin (Anne Marivin est nue dans ce film, d'ailleurs.... non je déconne : jarretez de chercher  cette actrice nue sur google, ça sert à rien par contre, elle campe littéralement un rôle qui ne sert à rien dans ce film). En plus, pour taper bien bien large, on prend une demi bonnasse, Virginie Efira, un rigolo de service : Fred Testot ( d'Omar et Fred, les deux faisant un peu de cinéma entre deux SAV) et un arabe de service : Sami Bouajila (on se demande d'ailleurs ce qu'il est venu faire là, tant il en fait des caisses pour paraitre bien caricatural... mais il est loin d'être le seul). Tous les ingrédients sont donc présents puor qu'on s'emmerde royalement et c'est bien entendu ce qu'il se passe.

En effet, l'ensemble est plan plan (ou plat plat), hormis les plans de voiture de sports descendant la côté, véritablement une petite prouesse puisque les acteurs discutent tout en conduisant, donnant une réelle impression de vertige. Sauf que c'est une des premières scènes du début et que le reste du film sera légèrement "telefilmesque". Il parait que c'est tiré d'une oeuvre. Je suppose que cette dernière avait un peu plus de charme que la transposition visuelle parce que pour tout dire, on voit pas très bien dans cette histoire quelque chose qui pourrait nous passionner.

Que la Côte d'Azur soit une région remplie de vieux, on le sait. Que la corruption des élus locaux soit monnaie courante, on adore en parler. Que Monaco se situe pas loin, on s'en doute. Qu'il fait toujours beau là-bas, c'est la pure image d'épinal bonne à faire vendre. bref, du bon vu et revue, ça serait presque "Bienvenue pépé chez les vieux" sauf que comme tout le monde semble faire le métier sans se soucier d'être un tantinet crédible, c'est juste tout foiré.

Bref, Le Siffleur est le genre de film d'Europa Corp qui sert essentiellement à amortir sa carte illimitée et qui restera surement dans les mémoires pour cela. Next.

Le Siffleur de Philippe Lefebvre | Scénario de Philippe Lefebvre d'après l'oeuvre de Laurent Chalumeau | Photographie de Christophe Offenstein | Musique de Sinclair | Avec François Berléand, Thierry Lhermitte, Virginie Efira, Sami Bouajila, Fred Testot, Constance Dolle, Clémentine Célarié, Alain Chabat, Stéphane De Groodt, Anne Marivin | France | 2008 | 87 min. | Comédie | Distribué par EuropaCorp Distribution
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La semaine en photo, issue 22 dès que j'ai téléchargé toutes les photos des autres semaines en photos plus celle-là.. parce que je viens de récuperer un cordon et que j'ai rechoppé un mal d'épaule.. (oué c'est ça la loose...)


Lundi.















Mardi.



Mercredi.



Jeudi.



Vendredi.



Samedi.
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The Children est un peu le film à ne pas montrer à des parents, surtout si ceux-ci en plus angoisse pas mal pour leur progenitures (ce qui doit correspondre à peu près 99 % de la population parentale). En effet, on ne peut pas dire que ce film soit tendre avec eux, les enfants de ce film d'horreur étant des bons petits salopards, même s'ils n'ont pas vraiment conscience de l'être. Enfin, du moins est-ce une tentative d'explication de ma part, étant donné que la fin du film m'a un peu laissé sans explication (je suppose que c'était voulu de la part du réalisateur Tom shankland).


Deux familles se réunissent dans une maison à la campagne pour célébrer les fêtes de Noël. Un havre de repos pour les parents, un parfait terrain de jeu pour les enfants, même si l'adolescente du groupe veut à tout prix partie.... Très vite pourtant, ce moment privilégié prend une tournure qu'aucun des adultes n'aurait pu envisager : leurs propres enfants, sous l'effet d'un mal mystérieux, se retournent contre eux avec une cruauté et une ingéniosité implacables. Les ennuis ne font que commencer....



The Children - Trailer - 2009

Sorti un peu dans l'indifférence générale fin octobre de l'année dernière, comme à peu près tout ce qui touche à l'Epouvante-horreur (genre n'ayant plus qu'une côte auprès des bornes de vidéo clubs, à en juger par la quantité disponible de ce type de films et bien sûr dans les festivals dédiés mais bon c'est un peu beaucoup très logique), The Children est assez étrange et donc, à ce titre mérite qu'on s'y attarde un peu.

En effet, on ne sait si c'est une volonté de montage, mais pas mal de plans sont coupés, donnant une impression saccadée, notamment quand les petits font leur atrocités. A ce propos, je me demande toujours comment des enfants de cet âge peuvent aussi bien jouer la cruauté et la méchanceté. J'avoue que ça me surprend, tant ce sont des sentiments plus "adultes". M'enfin, je suppose que c'est ça, être acteur. il parait aussi qu'ils savent mieux jouer la comédie que les adultes, d'après les making of de pas mal de films où des enfants interviennent.

Toujours est-il que The Children est assez original par sa volonté d'aller loin dans le délire "méchants enfants contre gentils parents". ces derniers, dépassés par les évènements et surtout par l'impossibilité de réagir (comment vouloir combattre sa propre progéniture?) sont complètement pris au piège. On arriverait presque à voir ici un certaine défoulement de la part du réalisateur/scénariste, tout comme une certaine critique de la société de l'enfant roi (complétée par les discussions des deux familles sur comment elever son enfant au XXIe siècle) ou d'un certain "méfiez-vous de vos enfants" simpliste.

Si The Children peut-être intéressant, il n'en reste pas moins que la mise en scène chaotique, complétée par une absence d'explication valable sur le pourquoi du comment les enfants deviennent comme cela (le coup des tâches, c'est juste un peu moyen), n'aide pas vraiment le spectateur à crier au génie. D'autant plus qu'il aurait été ici que le film fasse quelques minutes de plus à la fin, histoire d'en savoir un peu plus. Mais ceci est une autre histoire....

The Children de Tom Shankland | Scénario de Tom Shankland et Paul Andrew Williams | Photographie de Nanu Segal | Musique de Stephen Hilton | Avec Eva Birthistle, Rachel Shelley, Hannah Tointon, Jeremy Sheffield, Stephen Campbell Moore, Eva Sayer, Raffiella Brooks, William Howes, Jake Hathaway | Grande-Bretagne | 2009 | 85 min. |  Epouvante-horreur | Distribué par Chrysalis Films.
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Les frères Hugues sont de retour derrière la caméra, après de longues années. En effet, leur dernier film, From Hell, remonte à 2001 (presque au siècle dernier, quoi). Les réalisateurs, qui se sont fait connaître en 1993 avec Menace II Society (un de mes films cultes, que je n'ai pourtant pas vu souvent, comme quoi, le culte...) ont réussi à convaincre Denzel Washington (qui a également co-produit le film) de participer à cette histoire de livre sacré dans un monde post-apocalyptique, genre bien bien à la monde (tu m'etonnes John) dont le dernier film en date sorti au ciné là-dessus est La Route, que je vous conseille si vous souhaitez bien déprimer un bon coup. Bref, ici, on n'est plus dans un western - road movie que dans un film contemplatif, avec un rythme pourtant assez lent..


Dans un futur proche, l'Amérique n'est plus qu'une terre désolée dont les villes sont des ruines et les routes autant de pièges infestés de bandes criminelles et pour certaines, cannibales (comme pour La Route). Depuis de longues années, une trentaine, Eli (Denzel Washington) voyage seul, se protégeant des attaques et se battant pour trouver de quoi survivre.

Lorsqu'il arrive dans ce qui fut autrefois la Californie, Eli se heurte au redoutable Carnegie (Gary Oldman qui récupère les rôles de bad guy qui ont fait sa marque de fabrique après les intermèdes de gentils dans les Batman), un homme qui ne recule devant rien pour imposer sa volonté à la petite communauté qu'il contrôle. Eli fait aussi la connaissance de la très belle Solara (Mila Kunis) et découvre que Carnegie compte bien étendre sa sombre domination à toute la région. Eli parvient à échapper de Carnegie, mais Solara l'a suivi... Même s'il est décidé à poursuivre sa route en solitaire, Eli comprend qu'il ne peut abandonner la jeune femme.

Pour elle, il va prendre des risques qu'il n'a jamais pris pour lui-même. Mais Carnegie et ses sbires sont  sur leurs traces et alors que se profile l'inéluctable affrontement, Eli va prendre conscience qu'il a le pouvoir de faire bien plus que sauver une femme et sa propre vie : son destin est de redonner l'espoir, de sauver le futur en soufflant sur les braises d'une humanité qui n'attend que l'étincelle...

Et la lumière fut....

Le livre d'Eli - Trailer - 2009

Sur le plan esthétique et formel, Le Livre d'Eli est totalement maitrisé, il n'y a pas de doutes là-dessus. Les plans sont beaux, l'ambiance est post-apo à souhait. La couleur choisie rend bien cette ambiance de monde en déclin. On sent d'ailleurs que la post-prod a été bossée à fond, autant au niveau de l'image que du son, qui a bénéficié d'un traitement tout particulier (et ça a d'ailleurs son importance pour le petit twist final). Le choix des plans est intéressants puisque les personnages ont l'air soit d'être filmé de très haut soit de très bas, ce qui donne toujours une impression de démesure lorsque les personnages agissent.

Question fond de l'Histoire, on oscille entre un Mad Max (bien entendu) mais également un Postman (rendons hommage ici à The Postman, qui bien qu'étant un film bien foiré, à continué à ouvrir une brèche dans le film post-apo qui manquait un peu de panache et de réflexion) puisqu'on suit ici un homme apparamment ordinaire qui a une mission qui dépasse les contingences purement et bassement matérielle, à savoir survivre par tous les moyens. Ici, le personnage transporte Le Livre, celui qui va sauver le monde et rendre une certaine lumière aux hommes. D'ailleurs le parallèle avec Postman est fun puisque les deux méchants de l'histoire sont des hommes lettrés, qui ont connu l'ancien monde et qui compte bien se servir de leur intelligence, plus que de leurs forces physiques pour mettre à genoux leurs congénère. Sans compter, également, que l'ambiance, bien Western, présente dans les deux films semble bien similaire.

L'histoire a été qualifiée de linéaire. C'est vrai puisque c'est un road movie, une nouvelle conquête de l'ouest à pied, en lunette de soleil (oui le soleil brule les hommes puisqu'il y a un trou dans le ciel, qu'on ne voit pas puisque c'est pas un vrai trou mais que ça fait quand même bien mal) et en sac à dos. Le périple d'Eli, qui a mis un sacré temps pour venir jusqu'en Californie,dernière étape de son parcours, est d'ailleurs assez impressionant tant il semble avoir duré...



Sur le fond du film, je ne sais que penser. On a l'impression, pendant les trois quart du film, d'être plongés en pleine mystique chrétienne, bien américaine, où la religion est bien plus présente que dans les pays européens. Le livre, cette bible, est le dernier exemplaire, tous les autres ont été détruits avec le temps. On se demande bien pourquoi mais bon, c'est une explication comme une autre. Il aurait pu porter la Constitution américaine, qui a autant symbolique que l'ouvrage sus-cité plus haut, mais bon, vu que cette dernière fait une petite référence à la bible, fallait bien parler de ce livre.

Mais la fin du film semble s'orienter vers autre chose, quelque chose de finalement plus rationnel, malgré le rôle de Washington, véritable messie. C'est même étrange puisqu'il semblerait qu'il y ai deux parties : lui et les autres, les autres étant plus humains que lui, par certains côtés. Ca aurait tendance à rassurer.

Notons également, question maitrise, un très joli plan séquence, très tourné à la manière d'un jeux vidéo ou également comme un film sur la guerre en Irak de la maison attaquée par Carnegie et ses sbires. Jolie prouesse, même si on se doute que c'est un faux plan séquence. Mais qu'importe, cela donne une jolie impression d'être dans l'action et de suivre les deux parties, tout ceci en temps réel. Mention spéciale à Mila Kunis, qui fait sa grosse frimeuse dans ce film (mais bon c'est un film formel, donc normal).

Quelques incohérences scénaristiques quand même : Eli cite un passage de la bible dans le saloon ou se trouve Carnegie. Celui-ci capte pas, alors qu'il recherche desespéremment ce livre. Assez étonnant pour quelqu'un qui a ce truc en obsession et qui se pose pas deux ou trois question concernant cet étranger.

Sans être le film post-apo de l'année (oui, il y a un classement des films post-apo), Le livre d'Eli, en mettant du temps à démarrer, semble trouver ses marques passé les trois premiers quart d'heure et livre (ha ha ha) une vision intéressante, même si trop cow boytesque de l'humanité et du devenir de celle-ci. Sa photo, son ambiance et sa musique permettant de se plonger dedans sans trop de mal. Et quand on voit les foirages comme Le siffleur, on peut de toute façon qu'être bien surpris.

Le Livre d'Eli (The Book of Eli) d'Albert et Allen Hughes | Scénario de Gary Whitta et Anthony Peckham | Photographie de Don Burgess | Musique d'Atticus Ross, Leopold Ross et  Claudia Sarne | Avec Denzel Washington, Mila Kunis, Gary Oldman, Ray Stevenson, Jennifer Beals, Evan Jones, Joe Pingue | Etats-Unis | 2009 | 109 min. | Action, Aventure, Drame et Western | Distribué par Metropolitan FilmExport
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Les Barons est le premier long-métrage de Nabil Ben Yadir après un court réalisé en 2006 ( Sortie de clown). Comme souvent avec les premiers films, celui-ci n'est pas exempt de qualités, mais souvent compensé par une certaine energie et une envie de parler de pas mal de sujets. Dans le cas des barons, plusieurs histoires viennent s'entremeler et se choquer, tout en faisant dans l'humour, plus ou moins réussi. Il y a de grandes chances que ce film ait du mal à trouver son public, coincé dans un mois de janvier où les films sortent à la chaine.

Les barons commencent par un long monologue du personnage principal, Hassan (Nader Boussandel), qui va servir de toile de fond et justifier le titre du film : "Pour être un baron, dans la vie, il faut être le moins actif possible. Le baron le plus ambitieux, c'est moi Hassan. Mon rêve c'est de faire rire. Mais "blagueur", pour mon père, c'est pas un métier. Le deuxième problème c'est Malika, la star du quartier dont je suis amoureux depuis des années. Et Malika, c'est la soeur de mon pote Mounir. Lui, il voudrait qu'on reste des barons, à vie. Ce qui colle pas avec mon but. Parce que pour réussir, il faut quitter le quartier, mais on ne quitte pas le quartier, on s'en évade."



Les Barons - Trailer - 2009

Ainsi donc, nous suivrons les pas d'Hassan, dans un quartier d'une ville belge, puisque ce film est un film belge. Ce qui est toujours une curiosité en soi, surtout quand ce n'est pas une production made in Frère Dardenne (parait qu'en dehors de leurs cercle, en Belgique, point de salut). J'ignore si ces derniers ont peu ou prou participé à la fabrication du long-métrage mais par contre, la photographie, la lumière et la mise en scène sent bon le JCVD de Mabrouk El Mechri. A tel point que je me suis demandé si c'était pas ce dernier qui avait réalisé le film pendant un petit moment.

Mais Les Barons ne ressemblent pas vraiment à JCVD. En effet le ton, l'énergie, ne sont pas les mêmes. Les Barons joue autant sur la comédie que sur une brève analyse sociale, avec en toile de fond une réflexion sur la famille, le quartier, les liens tissés entre amis (que l'on n'arrive pas à briser pour prendre son envol) et la volonté pour le personnage principal, de ne pas suivre les traces de son père (au grand dam de ce dernier). Au niveau comique, j'ai bien aimé l'explication du pourquoi les arabes aurait des BMW : il les achète à plusieurs, ici 8 et ils se la pretent à tour de rôle, ce qui fait qu'il peuvent bien frimer pendant une journée. Sauf qu'il y a 7 jours dans la semaine... et que donc, une personne reste sur le carreau (dans le film, c'est Courbey, qui en plus à payé plus que les autres).

On retrouve ici Edouard Baer, Julien Courbey  (toujours aussi insupportable mais bon, on s'y fait maintenant, depuis le temps qu'il est dans le metier...) ou encore Mourade Zeguendi (DikkenekJCVD et Taxi IV, entres autres), ce dernier campant un des personnages principaux du film.

S'il n'est pas exempt de défauts liés à la profusion d'histoires secondaires (et surtout au milieu du film, qui semble s'enliser dans un train train), Les Barons est assez fun et sympathique. Le mot est trouvé: c'est un film sympa, avec tout ce qu'il faut de bons sentiments et de happy end pour sortir de la salle sans trop se poser des questions. C'est peut-être d'ailleurs le mérite principal du film.


Les Barons de Nabil Ben Yadir | Scénario de Nabil Ben Yadir et Laurent Brandenbourger | Photographie de Danny Elsen | Avec Nader Boussandel, Mourade Zeguendi, Jan Decleir, Julien Courbey, Mohamed Fellag, Edouard Baer, Amelle Chahbi, Mounir Ait Hamou, Salah-Eddine Benmoussa | Belgique et France | 2009 | 111 min. | Comédie | Distribué par Haut et Court.
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Ah les joies de la création du pompage. Vaste débat, éternel, qui amène d'ailleurs à couvrir de  lauriers des mecs qui ont pas forcément beaucoup de mérite. Ainsi, voici une nouvelle catégorie, qui sera surement unique, comme souvent chez moi "comment faire un tube sans trop se fatiguer?"... Suivez l'artiste (ou regardez la madame à gauche, au pire) :


Aujourd'hui, j'étais en pleine période nostalgique. Ca m'arrive de temps en temps quand, manque de sommeil aidant, je suis pas mal fatigué. Et je me suis dit : "tiens, je m'écouterai bien un truc de house qui passait dans les club, put your hands up.... put your hands up... in the air !", paroles totalement recherchées et qui a du prendre des mois au compositeur. 

Bref, je tape ça sur google, et j'atterris bien sûr là dessus puisque c'est le premier lien dans ce superbe moteur de recherches qui m'amène également des visiteurs (oui, gloire à toi, google, gloire à toi ... ) :



Je vois donc un espèce de toccard, vaguement croisement bon marché entre un Ricoré Martin et un Olaf des mers du nord et j'apprend que le type a fait fortune avec.

le morceau me dit rien en soi, enfin vageuement et je reconnais autant les paroles que le sample qui a derrière.

Après quelques recherches, je tombe sur ce site (merci à toi, gentil site, d'exister), http://www.samples-et-reprises.net/, qui m'indique que le gus en question, Danzel (mais pas Washington, meme si ça s'écrit pas tout à fait pareil) a juste bien pompé deux morceaux qu'il a mis en semble :

Le put your hands up des Blacks & White brothers, dont j'entendais une version de leurs morceaux en teboite de la night il y a de cela super longtemps donc (vu que c'est ce que je voulais )


Black & White Brothers - Put Your Hands Up

Et l'autre morceau, un super morceau que j'adorais, n'en déplaise à ce cher dimrost que je ne salue pas au passage ici pour avoir critiqué mon manque de goût en ce domaine, alors qu'il devait être à peine né au moment ou c'est sorti (ho ho ho quelle blague), donc en 1996 (on en était encore dans les bonnes années de l'electro, même aux US, c'était déjà la fin et qu'en France, on en était encore en plein boom, avant que des David "Guetto" des campagnes viennent tuer l'eletro dans ce charmant pays)


Natural Born Grooves - Groovebird

ou tiens, une autre version, là :

Natural Born Grooves - Groovebird (original club mix)

Voilà, deux morceaux en un, bien samplés, un mec qui ressemble pas à grand chose et qui a un look assez improbable et ça fait un tube qui se vent à travers toute l'Europe. Bon évidemment, avec le second morceau (Groovebrid), il y a eu une réelle coopération puiques les morceaux ont été produit par NBG (voir ici),

N'empêche que là, je me dis : mais merde pourquoi je me suis pas acheté une console il y a des années pour sampler deux trucs ensemble.. Pourquoi j'ai pas eu la présence d'esprit de faire ça au lieu de me faire chier à faire des études pour retrouver chômeur au bout? Bon forcément, faut connaître du monde, écumer les soirées, boire des coups jusqu'au bout de la nuit et claquer d'la bise... une vie trop dure, quoi...

Voilà, toi aussi, pour gagner ta vie, récupère deux morceaux des années 2000 (oui on est en 2010, les années 2000, c'est trop genre du passé, si tu vois quoi) et mets les ensemble, tu auras gloire, fortune et beauté, du moment que tu t'adresse à un public plus jeune, bien sûr...

A la prochaine fois, pour une nouvelle édition de comment faire un tube sans trop trop se fatiguer...

PS : Remarquez que les deux morceaux en question sont peut-être à la base des repompes d'autres morceaux. Car oui, l'histoire de la musique est faite de copies de copies de copies.. Mais pour le moment, je n'ai trouvé que ça..
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La suite de Cold Prey, mais sans le même réalisateur, Roar Uthaug parti vers d’autres aventures puisque la réalisation est confiée pour le second volet à Mats Stenberg. Et autant dire que cela se ressent pas mal puisque si le premier présentait une certaine originalité, et oserais-je dire, une certaine poésie, le second se contente d’appliquer ses gammes : ainsi le début fait irrémédiablement pensé à Assault on presint 13 (ou Assaut sur le central 13) de John Carpenter (et je ne parlerais pas du remake, même si je l'ai bien aimé aussi) ou tout comme le personnage de Jannicke fait bien penser à Ripley, la femme survivante parmi les femmes survivantes de l’histoire du cinéma. Chargé de ces références, Cold Prey 2 s’écarte donc du premier pour nous plonger dans un mélange d’action et d’épouvante-horreur, même si ce dernier élément est bien moins présent que dans le premier volet.


Cold Prey 2 prend la suite directe du précédent épisode. Ainsi, nous sommes toujours pendant l'hiver 2006, où quatre jeunes ont été sauvagement assassinés dans les montagnes norvégiennes de Jotunheimen. La seule femme ayant survécu au massacre est transférée dans un hôpital de la région, retrouvé par un des habitants de la petite ville abritant ce dernier.

L’hôpital va fermer ses portes, n’ayant pas assez de monde pour continuer son activité. Les préparatifs sont en cour pour déménager les derniers patients. Par ailleurs, une enquête est menée par la police locale, en vue de déterminer les causes du décès des jeunes gens. Au réveil de la survivante, Jannicke (Ingrid Bolso Berdal), l’hôpital est plongé dans l'obscurité et le silence, sans âme qui vive. La tension monte, les cinq corps sont ramenés à la morgue… et la partie va continuer…



Cold Prey 2 - trailer - 2008

J'aurais pu parler de Gainsbourg (vie Héroïque) de Joan Sfar mais premièrement, je ne l'ai pas vu et deuxièment, je ne sais pas encore si je veux aller le voir. Déjà, les Biopics m'emmerdent royalement mais si en plus, c'est un conte sur un type qui a quand même pris bien bien soin de faire parler de lui pendant une quarantaine d'année, j'vois pas bien l'intérêt. C'est pas comme si c'était un pauvre illustre inconnu qui avait accompli de grandes choses. Lui, à part faire de la musique pour exciter les trois sens des gens, je vois pas bien ce qu'il a pu apporter pour mériter son "conte". Fin bref, ne partons jamais avec un a priori définitif, on va se faire lyncher et ça serait mal.

Mais revenons à nos moutons. Coldprey 2, la suite qui n'en ai pas une. Car oui, sur le papier et au générique, il y a bien marqué le chiffre 2. Sauf que l'histoire se perd complètement dans un thriller horifique de bon aloi, avec un méchant qui a tout de Jason de Vendredi 13, mêlé au Myke Meyers d'Haloween (enfin en même temps, le premier est bien insipiré du second, si ma mémoire est bonne). Donc, notre bon gros méchant est tout aussi invisible, aussi massif que vindicatif et surtout, a un pois chiche à la place du cerveau.

Vous l'aurez donc compris, Cold Prey 2 ne fait pas dans la dentelle. Le décor de l'hopital étant un cadre idéeal pour se prêter à ce genre de film, puisqu'il est autant intriguant que vaguement rassurant (oui, c'est le super parti pris du film: un endroit où on soigne des gens, dans ce film, on les tue, vachement original comme symbolique, nesse pas?). Mais l'important n'est pas là, l'important, c'est le role Ingrid Bolso Berdal, véritable survivante, la femme parmi les femmes, celles qui n'a plus peur de rien parce qu'elle connait la bête. Ca vous rappelle pas quelque chose? Mais si, cette brave Ripley d'Alien, qui a combattu la bête et qui sait comment elle marche, qui n'a donc plus peur.

Voilà donc Cold Prey 2 a des lieux de ce qui faisait le charme du premier, avec cette histoire de gamin abandonné à lui-même dans un chalet. Là, cette trame passe largement à la trappe et le scénario se contente d'être linéaire et d'offrir quelques meurtres. On sent donc que Mats Stenberg nous récite ses gammes, nous fait part de ses références et surtout qu'il ne crée rien de nouveau. Mais est-ce vraiment le plus important? A posteriori... la réponse est non.


Cold Prey 2 (Fritt vilt II) de Mats Stenberg | Scénario d’Axel Hellstenius, Marius Vibe et Thomas Moldestad de sur une idée de Roar Uthaug, Martin Sundland et Thomas Moldestad | Photographie d’Anders Flatland | Musique de Magnus Beite | Avec Ingrid Bolso Berdal, Fridtjov Såheim, Per Schaaning, Mats Eldøen, Andreas Cappelen, etle Qvenild Werring | Norvège | 2008 | 86 min. | Epouvante-horreur
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J'ai du mal à commencer cet article. Sans doute parcequ'il est difficile d'aborder un tel sujet et surtout un tel auteur, mondialement connu, reconnu et critiqué.
On pourrait considerer "l'Alchimiste" comment un roman racontant un voyage initiatique, meme si concernant l'auteur, un tel ouvrage serait plutot "Le Pèlerin de Compostelle". Pourtant c'est bien une initiation dans le plus pur respect de la Tradition que va vivre Santiago, le héros de l'histoire.
La première particularité de cette histoire est sa simplicité, et c'est également ce qu'il lui a été reproché. A ses détracteurs, Coelho répondit "Je pense que les écrivains écrivent, les critiques critiquent et les lecteurs lisent. En ce qui concerne la simplicité de mes livres, je donne entièrement raison à mes critiques. Être simple, c'est ce qu'il y a de plus difficile".
Et c'est effectivement simple, voir minimaliste : seuls deux protagonistes portent réellement un nom, deux ou trois lieux sont cités, et d'une façon vague, et surtout aucun repère de temps. Ce style d'écriture présente plusieurs avantages, comme une intemporalité totale, une localisation facile a transposer et bien sur une identification aisée.
Pourquoi une telle simplicité ? Les opinions divergent mais a mon sens, elle permet de s'affranchir du superficiel et de se préoccuper de l'essentiel.
"l'Alchimiste" traite de thèmes chers à Paulo Coelho, mais avant d'aller plus loin je crois qu'un petit aperçu du personnage et de sa vie est nécessaire.

A partir de là je cite la version anglaise de wikipedia (bien mieux renseignée que la page française), car le dialogue rapporté entre lui et sa mère est fort intéressant :
Né à Rio de Janeiro en 1947, Paulo Coelho fréquenta une école jésuite. A l'adolescence,il déclara vouloir devenir écrivain. Disant cela à sa mère, celle ci lui répondit: "Mon chéri, ton père est ingénieur. C'est un homme logique, raisonnable possédant une vision très claire du monde. Sais-tu vraiment ce que signifie etre écrivain ?". Après réflexion, Coelho conclut qu'un écrivain "ne se coiffe jamais et porte toujours des lunettes, et a comme devoir de ne jamais être compris par sa propre génération". A 17 ans, introverti et opposé a toute forme de traditionnalisme, ses parents le font interner dans un asile psychiatrique d'où il s'échappera a trois reprises, avant de le quitter à l'age de 20 ans. Coelho dira plus tard à ce sujet "Ils [mes parents] ne voulaient pas me blesser, mais ils ne savaient juste pas quoi faire. Ils n'ont pas fait ça pour me détruire, mais pour me sauver"

Il tirera de cette expérience un roman "Veronika doit mourir". Il travaillera ensuite dans le journalisme musical et chez Polygram, jusqu'au jour où sentant un profond mal-être, il décide de tout plaquer et de partir en voyage avec sa femme. C'est à Amsterdam qu'il rencontrera un homme qui va changer sa vie et lui donner les clefs de l'introspection et de l'accomplissement personnel.
De là en découlent ses thèmes chéris, comme la Légende Personnelle, l'Âme du Monde, et d'autres comme l'écoute du Coeur. Ce qui interesse particulièrement Coelho est l'être humain, dans ce qu'il a de bon et de mauvais, et sa relation avec Dieu.
Oui, avec l'Alchimiste et une bonne partie de l'œuvre de Coelho, on est loin du matérialisme, mais on entre de plein pied dans la spiritualité, sans pour autant sombrer dans l'ésotérisme ou l'occultisme, d'ailleurs lui même ne cache pour ainsi dire presque rien de sa vie, dit sans complexe entrer souvent en contact avec son professeur par le voyage astral ( et aussi par telephone et email quand meme ). Et cette façon péremptoire de parler de choses aussi sujettes a caution pousse le lecteur a, non pas le croire sur parole, mais a l'accepter comme un fait, ce qui peut être assez perturbant et rédhibitoire pour un esprit cartésien.

Mais revenons au livre.
Andalousie. Santiago, un jeune berger, vit une vie paisible, douce et sans histoires. Il vit avec ses moutons, traversant à pieds le pays, rêvant d'une jeune femme. Sa vie va basculer à cause d'un rêve, de la prédiction d'une gitane et d'un roi, Melchisédec. Il va tout abandonner pour aller chercher un trésor enfoui sous le sable des pyramides d'Egypte.

l'Alchimiste est un conte philosophique, ouvrant la voie aux capacités spirituelles de tout un chacun, là où tout est possible du moment qu'on le veut assez fort.
Taxé de philosophie pour midinette ( comme certains taxerait Dan Brown d'ésotérisme Auchan....mais non je l'ai pas dis !!! ), Paulo Coelho ne dévoile pourtant rien, c'est juste un rappel de choses que nous avons oublié, noyés sous le consumérisme et le matérialisme. Si certaines de ces idées peuvent sembler bateau, beaucoup poussent également à se questionner.

Il y a une chose essentielle, qui ne transparait pas de prime abord lors de la lecture ( et qui pourtant est bien présente). Cette chose tient en une seule maxime : "il faut toujours raison garder". Il est en effet trop aisé de sombrer dans la "signomania" ou de se résigner au destin, karma et autres. Coelho lui même, s'il a la tête dans le monde astral, a bien les pieds sur terre.
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Traditionnellement, les Golden Globes donnent le ton pour les Oscar qui ont lieu quelques temps après. Ce qui est en partie vrai, puisque les Oscar récompensent souvent les mêmes films que les GG (ça me rappelle mes initiales, ça).

Rien de bien surprenant dans cette édition: Avatar cartonne et James Cameron aussi.

Les Golden Globes ont un peu suivi le palmarès du festival de Cannes (le Ruban Blanc et Christoph Waltz ont été sacré aussi) ainsi que le public (Up et Very Bad Trip).

Rien pour Demineurs (The Hurt Locker), ce qui est bien dommage.
L'insupportable Bullock a eu son GG puisqu'elle redevient de plus en plus, la coqueluche du public, avec des films bien biens réac.
Jeff Bridges, qui de toute façon, doit avoir des récompenses depuis 20 ans, a reçu la sienne, comme Meryl Streep. Même Chose pour Robert Downey Jr., qui est revenu un odeur de sainteté à Holywood.


Les principales récompenses :

- Meilleur film dramatique : Avatar

- Meilleure comédie musicale ou comédie : Very Bad Trip (The Hangover)

- Meilleur acteur de film dramatique : Jeff Bridges (Crazy Heart)

- Meilleur acteur de comédie : Robert Downey Jr. ( Sherlock Holmes)

- Meilleure actrice de film dramatique : Sandra Bullock (The Blind Side)

- Metteur en scène : James Cameron (Avatar)

- Meilleure actrice de comédie : Meryl Streep (Julie et Julia)

- Meilleur acteur pour un second rôle : Christoph Waltz (Inglourious Basterds)

- Meilleure actrice pour un second rôle : Mo'nique – Precious: Based On The Novel Push By Sapphire

- Meilleur film étranger : Le Ruban Blanc

- Meilleur scénario : Jason Reitman et Sheldon Turner (Up In The Air)

- Meilleur film d’animation : Up (Là-Haut)

- Meilleure musique originale : Michael Giacchino (Up - Là Haut)

- Meilleure chanson : "The Weary Kind (Theme From Crazy Heart)" – Crazy Heart

- Prix Cecil B. DeMille : Martin Scorsese
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La semaine en photo, Issue 21, très prochainement, comme la semaine en photo 20... dès que j'aurais retrouvé mon cordon pour uploader les photos.. La technologie dépend toujours de l'être humain...Mais je peux au moins commenter des carrés noirs...


Lundi.


Ah la la, le dur retour à la réalité. Malade comme un chien, c'est le total blackout. Je me souviens plus trop de ce que j'ai fait ce jour là. J'avais une superbe photo d'un bloc complet de sopalin pour me moucher. Trop la classe. Car lundi fut une journée malade... Froid et Neige, ça aide pas à garder la forme.








Mardi.

Mes journées, c'est économie, droit, économie, ect, ect. Je suis stressé. Prepare toujours les concours. Je lis beaucoup, j'essaye d'ingurgiter un max de trucs. De toute façon, il faut bien que je me remette dans le bain. 










Mercredi.

Ma voiture me coute un bras. Littéralement. Je songe à vendre mon bras droit, il ne me sert pas trop. Faudrait que je la change mais je vois pas bien avec quoi je pourrais faire ça.
Bref, acheter français, c'est bien mais ça coute cher.










Jeudi.

J'ai besoin d'argent. J'avais une collection de comics. Je la basarde un peu sur Priceminister. C'est mal. Marrant, deux fois que je fais ça. Vendre pour les racheter ensuite deux fois plus cher.
Je me dis que je n'aurais de toute façon jamais le temps de tout relire et que, surtout, quand j'aurais de l'argent, je me rachèterais la plupart des trucs encore une fois. Ah moins que je collectionne autre chose, comme les magnets dans les pitch.










Vendredi.

La poste est un peu mon amie. Incroyable le temps que j'y ai passé cette semaine, Lundi soir, mercredi, jeudi et vendredi... Bientôt, je pourrais passer le concours pour rentrer là-bas et je ferais économiser une formation du personnel..








Samedi.

Toujours boulot, je débande pas... j'espère que ça payera parce que je ne fais rien d'autre... à part ce site ou blogue, je sais même plus comment il faut l'appeler, au final.
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Paintball est le premier film de l'espagnol Daniel Benmayor, avant Bruc, qui est en post production actuellement. L'Espagne étant, avec les pays nordiques, les seuls capables en Europe, à quelques exceptions prêt, de faire dans le film d'horreur très axé série B, on commence à être inondé de productions plus ou moins abouties et plus ou moins fun. Paintball rentre dans la catégorie des "moins", notamment par une histoire assez couillonne et une sempiternelle chasse à l'homme. Mais la réalisateur tente des trucs, et ça se voit un peu à l'écran...

Dès les premiers minutes, on est complètement plongé dans l'univers du film. En effet, une vidéo montrant deux personnes habillées en militaire nous plante le décor. il s'agit d'un site internet, qui organise des parties secrètes de paintball et qui ne convient que les meilleurs joueurs du monde, réunis pour l'occasion sur un terrain clandestin. La deuxième scène nous présente les personnages, un à un, dans un camion, qui récupère leur sac, un peu à la manière de Battle Royale. Chacune des personnes ayant des motivations différentes et des caractères plus ou moins compatibles, comme c'est le cas dans des teams. Ils sont sensés être les meilleurs et avec les dialogues de chacun d'eux, on a déjà un peu de mal à le croire, mais passons.

Divisés en deux équipes, ils doivent rejoindre au plus vite un point bien précis. Mais la partie dérape lorsque l'un des participants reçoit une vraie balle et meurt. Commence alors un jeu d'un genre nouveau et dont le but est simple : survivre ou être découpé en morceau.


Paintball - trailer - 2009

Paintball ne fait donc pas dans le chi-chi. C'est le moins qu'on puisse dire. Le réalisateur nous pond des plans séquences à répétition, qui permet de voir se succéder les moments dramatiques de l'histoire, caméra à l'épaule. Certaines scènes sont assez jolies, même si elles lassent par leur côte répétitif. Le tueur de l'histoire est trop axé Predator, version John McTiernan, mais en beaucoup moins joli. En effet, vu de manière objective, le tueur découpe les gens, on le voit, mais on se sent pas happé par le truc.

Je ne suis pas persuadé que Paintball ravira les amateurs de ce sport. Les mecs se font découper en deux/trois mouvements et on a l'impression que le réalisateur veut plus se foutre d'eux qu'autre chose. Ce qui est un peu étonnant car dans ce genre de sport (qu'on peut allier à l'Airsoft et le laser game), les meilleurs ont quand même certaines capacités de survie, surtout si c'est les meilleurs qui doivent s'affronter.

Ici, dans ce film, il n'y a strictement aucune stratégie déployée, hormis au tout début. On essaye de nous vendre le truc, toujours très récurent maintenant que c'est "chacun pour soi et dieu pour tous", ce qui commence un peu à lasser puisque pas mal de films utilisent ce fil pour désorganiser leur équipe. Sauf qu'ici, dans des situations où les mecs sont sensés évoluer en équipe pour atteindre un objectif, ce procédé ne peut pas fonctionner, mais passons.

Sans compter que le propos du film, la chasse à l'homme, est toujours un truc un peu facile pour justifier des meurtres. Le scénar nous dit que quand même, les participants seront mort de mort naturelle, mais je me demande bien comment ça pourrait se passer si un des paintballeur est un bon fils à papa et que ce dernier ait un bras très très long. Bien entendu, c'est pas l'objet du film mais comme The Tournament,  le fait de buter des mecs aussi impunément et en tentant de le justifier de manière un tantinet réaliste est ennuyeux. Autant ne pas donner d'explication, c'est aussi bien.

Paintball est donc un petit film, certes sympathique, mais pas assez efficace. Ca ne bouge pas assez vite, le réalisateur se perd dans sa forêt à un moment et on a l'impression qu'il n'a pas su finir son film, comme cela arrive souvent quand c'est le premier. Sans lui jeter la pierre, c'est un défaut assez récurrent, mais qui est pallié par un début assez fun. On sent que le réalisateur connait ses classiques et qu'il tente de les exploiter. C'est (peut-être) un réalisateur à suivre.


Paintball de Daniel Benmayor | Scénario de Mario Schoendorff | pohotographie de Juan Miguel Azpiroz | Musique de Xavier Capellas et Maikmaier |Avec Jennifer Matter, Patrick Regis, Brendan Mackey, Neil Maskell, Peter Vives Newey, Claudia Bassols | Espagne | 2009 | 89 min |  Action et  Epouvante-horreur | DVD disponible depuis début janvier.
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Invictus, avant d'être le nouveau film du très prolixe réalisateur Eastwood, qui était à Lyon en octobre dernier,  est le titre d'un court poème de l'écrivain William Ernest Henley, cité à de très nombreuses reprises dans la culture populaire et qui contribua à le rendre célèbre. Invictus qui signifie invincible est donc le titre du trentième film de Clint Eastwood, qui le cite puisque c'était également le poème favori de Nelson Mandela (enfin, il parait). Si on comprend aisément que le réalisateur avait besoin de faire un film sur ce Grand Homme pendant la Coupe du monde de Rugby en 1995, la troisième édition après celle de 1987 et 1991, j'avoue que j'ai trouvé un peu le temps long, surement parce que j'ai suivi cette histoire, comme des millions de gens, étant donné que la portée historique de l'évènement a été assez considérable. Mais bon, ce bon vieux Clint Eastwood n'a plus rien à prouver, et encore moins depuis son dernier film, Gran Torino (pour ne citer que le dernier en date et éviter de parler de ces 28 autres films... Quoique un mois Clint serait bien cool, mais ça serait à but purement narcissique vu que je parlerais trop de cinéma).



Nous sommes en 1994. Avec l'élection de Nelson Mandela (joué par Morgan Freeman), premier président noir de l'Afrique du Sud, c'est définitivement la consécration de la fin de l'Apartheid, mais l'Afrique du Sud reste une nation profondément divisée tant sur le plan racial que le plan économique.

Pour unifier le pays et donner à chaque citoyen un motif de fierté et d'appartenance à une nation meutrie, Mandela mise sur le sport, et fait cause commune avec le capitaine de la modeste (à l'époque) équipe de rugby sud-africaine, François Pienaar (incarné par Matt Damon). Leur pari : se présenter au Championnat du Monde 1995 et tenter de la remporter..

Ainsi commence l'histoire de l'Afrique du sud moderne...

Invictus - Trailer - 2009

 Invictus est l'adaptation du livre de John Carlin, Playing the Enemy: Nelson Mandela and the Game that Made a Nation. Le cadre est donc planté : La Coupe du monde. Mandela qui remet la coupe à un Afrikaners,  Pienaar, le capitaine des Springboks avait évidemment une valeur de symbole, d'ultime symbole pour la "réunification" (si tant est que l'on puisse utiliser ce terme) d'une Afrique du Sud moribonde.

Comment d'ailleurs critiquer ce film et son réalisateur? C'est pourtant loin d'être le meilleur de ce bon vieux Clint, celui-ci n'échappant pas à la succession de poncifs qui sentent bon une certaine idée de l'Afrique du sud et de l'homme Mandela. D'ailleurs, on est surpris au début de voir Freeman jouer ce rôle qui semble trop grand pour lui. Puis on s'y fait et puis on se dit que finalement, ce rôle était fait pour lui.



Ce film n'est de toute façon pas fait pour les européens, habitués de football et de rubgy et qui connaissent bien la situation, du moins sportive du pays. Les blancs jouent au rugby et les noirs au foot. C'est d'ailleurs une des premières images marquante du film puisqu'avec un très joli plan, on passe d'un "camps" à l'autre, symbolisé par une route qui semble cloisonner les deux mondes, où passe une voiture dont l'homme à l'interieur va tenter de mettre d'accord les uns et les autres. Le plan est joli. Le Symbole évident. Le reste du film ne sera que la consecration de cette idée.

Car oui, l'Afrique du sud a été fière de ses joueurs à ce moment précis. Oui, le nouveau drapeau de ce pays, complètement foireux en terme de couleurs mais hautement symbolique a remplacé l'ancien. Oui, l'équipe de Rubgy sud africaine a été, à ce moment, l'équipe de tous les sud africains. Même si, à l'heure actuelle, on peut pas dire non plus que les noirs jouent toujours autant au rugby.

Eastwood a donc montré cela, avec sa mise en scène, sa photographie si caractéristique et ses compositeurs. Mais tout ceci nous semble si proche, encore. Les joueurs de l'équipe de France ont été ému par Mandela. Je serais même persuadé qu'ils ont été heureux de perdre leur match contre les Springboks, qui certes, avaient perdu de leur superbes pendant quelques années, mais qui n'a jamais été trop une petite équipe minable. D'ailleurs ils ont encore gagné cette putain de coupe du Monde en 2007.




Ce qui est intéressant, c'est aussi les phases de jeu. D'après ce que j'ai compris, ça s'apparente à un niveau de troisième division qu'à de la classe mondiale, mais c'était un peu logique. On voit meme un acteur ressembler à peu près à Jonah Lomu, qui avait emerveillé tout le mond à l'époque par son physique impressionant. C'était l'éclosion d'une star. Marrant de se rappeller de cela à travers le film.

Car pour le reste, Invictus est surtout un film pour rendre hommage à Mandela. Comment blamer le réalisateur, même s'il n'apporte pas plus à l'Histoire avec un H. Oui, c'est important, tout comme l'organisation de la Coupe du monde de Football en Afrique du Sud, dans ce pays qui a bien changé en quelques années. Et où apparaissent d'autres phénomènes tout aussi condamnables que ceux décrits dans le film (les rapports de force ont changé et beaucoup de blanc sont dans une grande pauvreté, sans compter les autres qui se planquent pas mal).

C'est d'ailleurs pour cela qu'Invictus est une photographie d'un temps qui parait révolu. C'est aussi pour cela que le sujet est moins fort que s'il avait été tourné en 1998 ou 2000. Que Damon et Freeman incarnent très bien les deux protagonistes. Que le symbole d'un Mandela portant le maillot des Boks est évidement présent. Mais pour le reste, Invictus ne restera pas dans les annales comme un très grand Eastwood, les problèmes de ce pays sont à peine évoqués et surtout pas encore vraiment réglés...


Invictus de Clint Eastwood | Scénario d'Anthony Peckham d'après l'œuvre de John Carlin   | Photographie de Tom Stern | Musique de Kyle Eastwood et Michael Stevens | Avec Morgan Freeman, Matt Damon, Scott Eastwood, Robert Hobbs, Langley Kirkwood, Tony Kgoroge, Bonnie Mbuli, Penny Downie, Julian Lewis Jones, Grant Roberts | États-Unis | 2009 | 133 min. |  Drame, Historique et Biopic | Distribué par Warner Bros. France |
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À moi les dix films !

Et pour faire plaisir à Dex qui est, je le rappelle, un GRAND ENFANT ÉMERVEILLÉ PAR LA VIE, je vous pourris le blog avec des films d'enfance, que vous allez tous trouver niais. Mais je vous emmerde.

Ils ne sont pas du tout classés.


1 - Fantasia



2 - Le roi et l'oiseau




3 - The Mask




4 - Petits pieds





5 - Alien (mais si c'est mignon)*




6 - Les dents de la mer (mais si !)*




7 - L'histoire sans fin




8 - Le roi lion




9 - Brisby et le secret de Nimh




10 - Hook



Bon et j'en rajoute quand même, parce que je m'en rappelle que maintenant :
- Dune
- Le cinquième élément
- Ace Ventura en Afrique
- Rencontre du troisieme type
- Mary Poppins
- Tron
- Shakespeare in love

Et j'arrête là sinon j'y suis encore demain.

* ma meilleure amie de l'époque, ayant quelques années de plus que moi, m'initiait aux douceurs du cinéma.
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Voici la liste des 10 films cultes que j'ai jamais vu et que je veux voir :



 Soleil Vert


http://fr.wikipedia.org/wiki/Soleil_vert_(film)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=300.html




 9 Semaines et Demie

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=30291.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/9_semaines_1/2







 L'impasse

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=9530.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Impasse







 Voyage Au Bout De L'Enfer

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=29714.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Voyage_au_bout_de_l%27enfer






 BrainDead

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=5311.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Braindead







 Freaks

http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Monstrueuse_Parade_(film)

http://www.allocine.fr/recherche/?q=Freaks







 Sailor et Lula


http://fr.wikipedia.org/wiki/Sailor_et_Lula


http://www.allocine.fr/recherche/?q=Sailor+et+Lula





 Tron

http://fr.wikipedia.org/wiki/Tron

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=3996.html







Pink Flamingos

http://fr.wikipedia.org/wiki/Pink_Flamingos

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=271.html








 Show Girls

http://fr.wikipedia.org/wiki/Showgirls

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=13804.html
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