La Chance de ma vie de Nicolas Cuche
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Sortie le 5 janvier 2011
Le scénariste des Apprentis, films sous-estimé dans le marasme de la comédie français et réalisateur de Jojo La frite et La Bonne copine (2005) revient donc à notre souvenir avec La Chance de ma vie, nouvelle comédie sentimentale français comme il est de coutume de les faire dans notre cher pays. Mettant encore une fois en scène François-Xavier Demaison qui tente de battre le record de Clovis Cornillac en terme de nombre de films tournés dans une année et Virginie Efira, l’une de nos rares bombasses françaises1, La Chance de ma vie cherche une stature internationale avec une musique pop, une photographie lisse et un changement de ton assez manifeste.
Julien Monnier a un sérieux problème. Il a beau être un conseiller conjugal brillant, il n’arrive pas à garder une femme dans sa vie plus de deux semaines.
Et pour cause, depuis son plus jeune âge, Julien porte la poisse à toutes les femmes qui s’éprennent de lui. Mais pas une petite poisse. De celles qui vous envoient à l’hôpital plusieurs fois par semaines, qui brisent votre vie professionnelle ou qui vous fâchent à vie avec vos proches. Julien est à proprement parler un vrai chat noir pour les femmes.
Joanna Sorini va vite l’apprendre à ses dépens le jour où elle le croise.
Une carrière en plein décollage, une vie amoureuse qui semblait enfin prendre un bon tournant, tout cela risque de bien changer…
La Chance de ma vie – Bande-annonce – 2010
La Chance de ma vie est une honnête comédie romantique. Jouant sur le créneau de la malchance, rôle laissé vacant par Pierre Richard qui est décidément trop vieux pour ses connerie, il permet au spectateur de se rendre compte que les relations amoureuses, ce n’est pas si facile. Et oui. Un truc de dingue, de guedin même. Cela permet à François-Xavier Demaison de donner la pleine mesure de son talent comique, que l’auteur de cet article a bien du mal à définir ni même à dire pourquoi il est comique, mais c’est ainsi. C’est l’un des acteurs qui doit tourner le plus actuellement. Et il porte littéralement le film sur ces épaules puisque ce dernier est centré sur lui et ses déboires amoureux. Surtout que lorsqu’il s’agit de séduire la belle Virginie Efira et surtout de rester avec, il va déployer pour cela une énergie folle.
La Chance de ma vie est une comédie honnête, sans plus, même s’il est difficile aujourd’hui de renouveller un genre qui est bien trop présent en France. Il doit y avoir un un film français sur deux qui est une comédie chaque année et cela commence à faire beaucoup lorsqu’il s’agit de déterminer la meilleure comédie de l’année. D’autant plus qu’ici, on a l’impression d’être dans une comédie de Dominique Farrugia, époque Delphine 1 – Ivan 0 et de l’humour canal au cinéma (On peut citer également le récent Il reste du Jambon ? dans ce créneau). Impression confirmé par la présence des seconds rôles et leur potentiel comique, comme celui incarné par Thomas Ngijol, un transfuge du Jamel Comedy Club et du Grand Journal pendant un temps, très bon d’ailleurs dans celui de l’ami médecin du personnage principal. On ne peut pas en dire autant d’Elie Semoun, qui définitivement, doit prendre sa retraite.
Il y a de l’envie dans La Chance de ma vie. Le résultat n’est pas toujours probant pour en faire une grande comédie romantique, mais le film de Nicolas Cuche en vaut bien un autre. Quelques bonnes idées, comme celle du monastère, de la reprise de la DS (la voiture, pas la console) ou encore le coup de la fontaine qui reste une jolie scène. Pour le reste, bof.
La Chance de ma vie de Nicolas Cuche | Scénario de Luc Bossi et Laurent Turner | Photographie de José Gerel | Musique de Christophe La Pinta | Avec François-Xavier Demaison, Virginie Efira, Armelle Deutsch, Raphaël Personnaz, Thomas Ngijol, Brigitte Roüan, Elie Semoun, Yves Jacques, Marie-Christine Adam, Francis Perrin |France | 2009 | 87 min. | Comédie romantique | Distribué par Mars Distribution | Crédit photographique : Mars Distribution
- N’en déplaise aux autres actrices qui jouent dans la même cours mais elle est souvent dépeinte comme cela. [↩]









































