Le discours d’un roi de Tom Hooper

4
Posted 17 janvier 2011 by Elise J. in Biopic

Rating

Réalisation
70%


Casting
75%


Scénario
79%


Photo
69%


Musique
70%


Intérêt
75%


Total Score
73%


Genre: ,
 
Réalisation:
 
Avec: , , , , , , , , , ,
 
 
Scénario:
 
Photographie:
 
Musique:
 
 
Distributeur:
 
Date De Sortie:
 
Année De Production:
 
Durée: 118 minutes
 
Titre original: The King's Speech
 
Crédit photographique: Wild Bunch Distribution
 
by Elise J.
Full Article

Avec 7 nominations aux Golden Globes1, Le discours d’un roi , réalisé par Tom Hooper (The Damned United), promettait déjà d’être grandiose et c’est ce qu’il a été, grandiose et émouvant comme on s’y attendait !

Le discours d’un roi nous conte une histoire vraie du futur roi George VI (Colin Firth), père de l’actuelle Reine Elisabeth. Avant de devenir Roi, George VI était duc d’York. C’était son frère qui avait tout pour avoir la place d’un roi, Edouard III, mais malgré lui George VI se retrouve devenir après l’abdication du Roi Edouard III. Et si ça la situation ne l’arrangeait, c’est parce que George VI avait un vrai problème de bégaiement au point que cela soit un handicap : le film commence ainsi, George VI doit faire un discours devant foule dans un stade et malgré des cours d’orthophonie, il se voit dans l’impossibilité de sortir un mot, pas même un son… C’est alors que sa femme, la Reine Elisabeth (Helena Broham Carter), décide de prendre les choses en main en allant rendre visite à un orthophoniste aux méthodes peu orthodoxes, Lionel Logue (Geoffrey Rush).

Son casting se complète mutuellement avec Colin Firth vu dans A Single Man, Le portrait de Dorian Gray, ou même encore Mamma Mia ! nous surprend, son rôle est rendu vivant et réel, comme s’il l’avait vécu lui-même… son discours de fin est rendu si émouvant qu’il fait verser quelques larmes de bonheur, de compassion… en Reine d’Angleterre et en femme aimant son futur mari (elle lui a dit non deux fois avant de dire oui), Helena Broham Carter était touchante et magnifiquement belle. Quel changement quand on compare à la grande majorité de ses autres rôles. Geoffrey Rush, qui incarne Lionel Logue,  quant à lui est parfaitement humain, il n’est pas docteur, mais il comprend et apporte le soutien qu’il manquait à George VI, tout comme il l’a fait avec des soldats qui revenaient de la Première Guerre Mondiale, leur première rencontre va les opposer, mais avec le temps, ils finissent par devenir amis. L’humour de l’orthophoniste fait sourire : il n’est pas de la famille royale, donc va commettre quelques gaffes, mais c’est à se demander s’il fait parfois exprès… Et un rôle encore moins présent mais qui a toute son importance : celui de l’Archevêque Cosmo Langi joué par Derek Jacobi que nous pourrons retrouver dans Au-delà qui sort ce Mercredi 19 Janvier 2011.

L’implication de tous les acteurs dans leur rôle permet de s’ancrer dans l’histoire et de comprendre ce qu’endure George VI : son bégaiement avec le début de la radio dont l’enregistrement était impossible à l’époque, les transmissions se faisaient en direct, en plus de la foule, c’est à cette machine que devait faire face George VI. Outre ce bégaiement, ses problèmes de famille : la mort de son père, son frère qui n’en fait qu’à sa tête des obligations familiales, les liens avec ses filles quand il devient Roi (elles sont contraintes de lui faire la révérence)… Lionel Logue va amener peu à peu George VI à lui faire des confessions très touchantes, qu’on devine un peu vu le caractère de son père, sur son enfance.

Quand George VI réalise tout cela il va s’en prendre sur le coup à Lionel, mais patient, Lionel sait que le Roi se verra contraint de retourner le voir : la guerre contre l’Allemagne nazie approche et face à un Hitler qui s’exprime très clairement et facilement devant des milliers de personnes, George VI, déterminé à sauver des vies entières,  va devoir convaincre son peuple à déclarer la guerre à Hitler pour devenir la première barrière contre la Seconde Guerre Mondiale.

On peut d’or et déjà prédire des victoires aux Golden Globes, mais attention cependant : la concurrence est rude avec Black Swan et ses cinq nominations.

En bref, pour son côté historique, l’Angleterre de l’Avant-guerre, ses acteurs, la façon de Tom Hooper de tourner en mettant en avant les caractères de chacun des personnages au bon moment et s’en trop en faire, Le discours d’un roi mérite ses louanges. Humain, touchant et bouleversant. L’année 2011 commence plutôt bien au cinéma !


  1. Au passage rappelons que la 68ème cérémonie aura lieu dimanche soir à Los Angeles. []

Le Rédacteur

Elise J.
avatar

Étudiante en médiation culturelle à la Sorbonne (niveau Licence) avec un job à mi-temps chez Mc Donald's en tant que (future) chargée de dépôt. Musique, cinéma et littérature font partie intégrante de mes loisirs. Les événements culturels, que ce soit la visite de musées, d'expositions ou de salons sont aussi dans mes centres d'intérêt, et encore plus depuis ma formation en médiation culturelle, une véritable reconversion professionnelle dans l'avenir.

4 Commentaires


  1. avatar
     
    Dextarian

    Et sans surprise, l’acteur Colin Firth a reçu un Golden Globes dans la catégorie de la meilleure interprétation dans un film dramatique.




  2. avatar
     
    Frieda M.

    Comment c’était trop pas prévisible :p mais sinon, allez le voir, très sincèrement !





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