Ce que veulent les branleurs
Petit intermède sur la théorisation des rapports humains, afin de répondre aux questions des plus pourvues en vagin de mon entourage… Ces dernières sont lassées, en ont plus qu’assez, tant l’ardoise est chargée (fissa tu ferais bien de l’effacer) et aimeraient savoir comment garder un mec, comprendre pourquoi ils sont toujours opé pour la copulation, mais pas pour l’officialisation.
Les gens qui me connaissent un tant soit peu seraient tentés de rétorquer : « la vraie question, c’est pourquoi se tournent-elles vers toi pour répondre à de telles interrogations ? », je vais répondre avec franchise. Beaucoup de filles pensent que je suis un mec, beaucoup de mecs (enfin ceux qui ne m’ont pas vue toute nue, ou touché les boobs) pensent également que je dépasse dangereusement la limite autorisée en testostérone chez un individu de type XX. J’ai l’art et la manière de casser toute potentielle ambiguïté avec le sexe opposé en une phrase, voire en une onomatopée (un rot quoi). Je n’en suis pas peu fière. Il en résulte deux réactions opposées chez les femelles dont l’âge se situe entre 20 et 40 ans : soit une vive animosité (qui les pousse au mieux à m’ignorer, au pire à bien putiser sur ma gueule alors qu’elles ne savent rien de moi), soit une profonde sympathie qui pousse à la confidence (pour confidence, c’est moi que j’aime à travers vous).
Je dédie cette article à la deuxième catégorie : les grosse putes hypocrites qui me tiennent la jambe toute une soirée en riant à mes blagues et qui font style elles me reconnaissent pas quand je les croise une semaine plus tard, allez bien bouffer des chibres de néo-nazis piercés de ma part, je pisse sur vos marinières Zadig & Voltaire, je chie sur vos bottines Comptoir Des Cotonniers.
Pour les sympathiques jeunes filles qui me Gtalkent durant les nuits de détresse, ou encore les MILF qui m’humilient dans le Mac Do de République auprès de jeunes issus de la banlieue en disant que « je suis opé » pour rigoler, j’écris cet article. Pourquoi veulent-ils vous pécho? Mais pourquoi ne veulent-ils pas vous déclamer des poèmes devant le public composant la terrasse du Buffalo Grill pour vous crier leur amour? Parce que ce sont des branleurs.
Triste constat n’est-ce-pas? Le souci, ça n’est pas l’engagement qu’ils se sentent incapable de vous porter, le problème, il vient de cette incapacité qu’ils ont à assumer leurs faits et gestes (et surtout leur va-et-vient au creux de vos reins). Il se trouve que je fus branleuse moi-même, et ai tenu certaines relations à l’écart de toute notoriété publique pour plusieurs raisons :
1/ je ne voulais pas présenter le mec à mes potes et dire « c’est mon mec » (parce qu’on peut toujours avoir mieux, donc j’avais pas envie de me fermer des portes – je sais c’est horrible, lapidez-moi par l’esprit, vous verrez, ça vous fera du bien).
2/ le secret rendait le truc plus stimulant; c’était comme si l’excitation de fréquenter le mec sans que personne ne le sache décuplait le plaisir (alors que le mec n’était pas forcément ni le roi de la fornication, ni membré comme un bras de bébé).
3/ j’étais trop bourrée, c’était une grossière erreur, oh mon Dieu si c’était à refaire, je le referais pas. Pourvu qu’il rappelle pas (et merde 4 appels en absence, 3 SMS, JE FAIS QUOI?).
Il existe un 4/ et c’est le plus honteux de tous : il est relatif à la Time/Tolerance Scale : quand tu manges du riz blanc sans beurre et sans sel pendant 5 mois, tu finis par craquer et tu prends le menu Long Bacon XL bien gras avec burger supplémentaire parce que t’as trop la dalle. Sale métaphore, je sais. Ça arrive. Et c’est le plus dur à assumer parce que quand ça se sait, t’as bien du mal à faire comprendre à ton entourage comment t’as pu en arriver là , parce que tu comprends, t’es une fille TOI, t’as pas des BOURSES à VIDER!
Malgré toutes les caractéristiques qui peuvent me relier à l’homo testiculus, je pense que les hommes sont moins compliqués que les femmes, et généralement, les serial queutards qui vont décider un jour de se poser avec une quidame, vont le faire hyper aléatoirement, pas forcément parce qu’ils auront des sentiments, mais parce que le timing est bon, ce qui donnera le genre de phrase suivante : « elle est pas chiante », « on se voit pas souvent », « elle me fout pas la honte quand elle est bourrée », « d’ailleurs elle est jamais bourrée parce qu’elle boit pas d’alcool », « je me sens drôle avec elle », « elle rit à toutes mes blagues », « j’en ai marre des nanas qui nécessitent un manuel d’utilisation », « elle aime la sodomie », « elle avale », « sa mère est super bonne », « elle est trop amoureuse, j’ose pas la larguer », « elle est trop à fond dedans, elle m’a menacé de se suicider », « son père m’a eu un poste dans sa multinationale, je suis pieds et poings liés »…
La liste n’est évidemment pas exhaustive, mais sachez-le, pour attirer et garder un branleur (parce qu’un gentilhomme a suffisamment de couilles et d’intelligence pour aller au-delà de ça), soyez joyeuse, puis triste, puis dépressive (les branleurs adorent les dépressives, le côté protecteur que ça engendre leur apporte un sentiment de virilité), parlez bien de vos « daddy-issues », ça vous rend fragile, ils kiffent. Mais au préalable, inventez-vous un mec ou jouez les meufs inaccessibles, car comme tout bon gros con qu’ils sont, ce qui les intéresse, c’est de posséder ce qu’il ne peuvent pas avoir.
J’entends d’ici les ricanement de boloss se sentant concernés qui vont me troller façon Benjamin Lancar dans les commentaires à la minute où ils auront fini de lire cet article : ce n’est pas de l’aigreur, mais un recueil de témoignages… car bien heureusement il existe des bandes de mecs sympas, intègres, qui ont préféré mettre leur lâcheté et leur hypocrisie de côté pour se sentir bien avec quelqu’un qui leur correspond, mais si je leur avait dédié cet article, ça aurait été mièvre, ça aurait senti la merde rose, et je n’aurais probablement pas dépassé les 300 signes.


































je te rassure, je suis aussi un « mec ».
j’ai passé un entretien d’embauche et le pdg a cru me faire un compliment en disant :
« je suis agréablement surpris, je vous avoue que je voulais pas recevoir un femme pour ce poste mais ***** a insisté me disant que vous étiez vraiment bien (sous entendu pas une gonzesse) et je dois dire qu’on sent que vous avez de la poigne. »
On échange quand tu veux Mobil j’ai le rêve inverse !
Ho putaing j’arrive a peine on m’en veut déjà .
Bizutage !
Ah ouais… et c’est pour quand le film avec Mel Gibson ?
Y’a déjà eu un truc avec Drew Barrymore, attends je cherche : http://www.youtube.com/watch?v=CxlTE1O62D0
Oui, enfin, c’est pas aussi virulent que ton propos :p
Je l’ai vu d’ailleurs (et même pas sous l’impulsion d’une nana), et j’ai pas peur de dire que j’ai passé un moment sympa. Aucune surprise, rien de neuf, mais une production qui tient la route jusqu’au bout.
Une purge ce film
http://www.cadependdesjours.com/2009/02/17/ce-que-pensent-les-hommes-de-ken-kwapis/
Mais je préfère le titre québécois.
Ah ouais mais tu creuses trop ; quand on regarde ce genre de film, faut être un peu dans le même état d’esprit que face à un actionner !
Franchement, le pire pour moi, ce fut PS : I Love you. Pour le coup, j’avais été voir No Country for Old Men avec une fille qui, tout compte fait, ne semble pas aimer le cinéma. Toute les 10 mn elle me demandait quand est-ce que ça allait se terminer. Du coup, pour me rattraper, je lui ai proposé de choisir le film à notre prochaine sortie ciné… et ce fut PS : I LOVE YOU ! Mais ce truc est un cauchemar interminable ! Heureusement, il y a Lisa Kudrow qui fait rire dans deux scènes, mais sinon, j’ai jamais autant souffert devant une comédie romantique.
Ce que pensent les hommes… très très bon film absolument dénué de tout cliché, et surtout très réaliste! J’ai pas du tout eu le sentiment que c’était pompé sur Rencontres à Manhattan d’Edouard Burns… c’est pourquoi je le recommande à tout le monde, vous en apprendrez beaucoup!
(qu’en gros jouer la gourdasse sentimentale qui croit au prince charmant, ça paye TOUJOURS).
J’espère que vous aurez compris le second degré.
les gens qui n’aiment pas le cinéma devraient mourir.
ah sinon j’aime pas du tout cette nouvelle fonction qui permet de quoter quelqu’un (j’aimais déjà pas ça sur les fofo à l’ancienne qui le permettaient ) on perd en lisibilité
Ben pour la peine je te réponds, histoire d’entacher la lisibilité de ce sin bon article.
Mon film référence pour les modèles masculins c’est Star Wars. Le reste n’est que circonvolutions absurdes.
(Non, Jar-Jar n’est pas un homme)
Très drôle et très vrai. Ca sent le vécu. Le branleur est médisant quand il n’a pas eu ce qu’il voulait et quand il a eu ce qu’il voulait aussi d’ailleurs… Tu leur réponds par article interposé, c’est bien.
Keep on fighting.
Signé: une connasse qui s’est déjà pris la tête avec toi.
On me demande à l’oreillette si je visais la blogueuse Capucine lorsque je parlais de marinière. La réponse est non, cette jeune fille a toute ma sympathie et n’est pas la seule à porter des marinières.
Je me floode moi même mais on m’a demandé en DM s’il s’agissait d’une de mes abonnées Twitter. la réponse est encore non, c’est une question de bon sens. De plus je généralisais.
C’est tout de même pas croyable, je balance un brûlot sur les branleurs (de sexe masculin donc), et tout le monde me parle que de meufs.
Bon, à lire ton article je rentrerais pas mal dedans en ce moment, et j’assume totalement. Pourquoi ? Parce qu’à vouloir être trop sérieux, trop parfait, trop amoureux, j’ai mangé grave dans les dents, toutes pétées par la vie et j’ai mangé de la purée pendant des mois avant de m’en remettre… Attend, non, je ne m’en suis pas remis en fait. C’est pour ça que je continue, mais en toute connaissance de cause, à fuir tout ce qui est trop « complexe » et sérieux. Le vrai problème ça n’est pas cette phase là , c’est d’en sortir. Parce qu’elle a un certain confort, comme de rouler sur une piste en plein désert, pas de témoi, pas de perte colatéral, pas de friendly fire. Tu vis avec des personnes qui traversent ta vie et quoi que tu n’en sois pas fier, au moins tu n’as plus mal.
Et maintenant que j’en ai ma claque de tout ça, je m’aperçois que je ne sais plus préparer un repas pour quelqu’un, plus prendre le temps de laisser naître une relation. Le fast-food de la relation est vite plié, pas de doute, pas de crainte, pas de retour de feu et en cas de fin prématurée, pas de douleur. La faute à qui ? A Elle, à elles, à moi aussi clairement.
ça me rappelle le clip de Mylène Farmer « Que mon coeur lâche » où un type prend de l’amour en gaz dans un masque.
Ce genre de relation c’est un peu comme mettre une capote sur ses sentiments, ça a son utilité, mais quand tu es en confiance, quand tu as fait les tests adéquats, tu peux t’en passer.
Tu as cité Mylène Farmer. C’est pire que le point Godwin. Je ne peux absolument rien argumenter contre cela.
Du calme Gael, c’était surtout un prétexte pour un article un peu lol tu vois?
Ben je vois pas un autre film ou clip avec une image équivalente, mais si tu en trouves une je veux bien remplacer la référence
Paradis pour Tous avec Patrick Dewaere
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http://fr.wikipedia.org/wiki/Paradis_pour_tous
Beaucoup oseraient pas déposer leurs couilles. Dommage comme tu dis.
Bien sûr qu’on a des bourses à vider miss…au moins métaphoriquement.
Puis, je voudrais apporter une critique à ton post : les daddy-issues, ça marche pas du tout. Moi j’en ai. Avant, j’en parlais systématiquement. Pourquoi ? Pas pour faire ma faible, parce que je pensais que l’on doit essayer de partager les choses importantes avec son mec/planQ…En fait, ça les fait fuir, ils s’en foutent complet. Du coup, j’ai appris à me taire. Les relations sont plus fake mais au moins je fais fuir personne en courant.