X-Men : jeunes filles en fuite de Chris Claremont et Milo Manara
X-Women, traduit dans notre chère langue par X-Men Jeunes filles en fuite, marque la collaboration inattendue, improbable et très estimable pour tout passionnés de comics et de BD en général qui se respecte, entre le scénariste américain Chris Claremont, le deuxième père des X-men1 et le dessinateur italien Milos Manara, l’auteur italien mondialement connu pour ses oeuvres telles que Le Singe, Le Déclic, Un été indien avec Hugo Pratt ou encore El Gaucho.
Préfacée par Joe Quesada, l’album de Panini comics2, maison d’édition à l’origine, selon les mots du rédacteurs chef de la maison des idées, de la réunion de ce duo et du projet, mérite assurément le coup d’œil et rapprochera les fans de comics de ceux de la BD européenne. Le style et le ton sont très comic book mais les dessins donnent une touche un brin érotique3 et met en lumière une nouvelle fois les célèbres femmes aux super pouvoirs dans des postures assez originales.
Les X-women, entre deux aventures, s’accordent un moment de répit en Grèce avant de se retrouver à Madripoor, que les fans des X-Men connaissent bien puisque c’est un lieu cher à Wolverine. Mais rien ne ressemble jamais à des vacances réellement pour ces super-héroïnes qui vont encore vivre une aventure très particulière.
On reconnait dans X-men jeunes filles en fuite le style Claremont. Ce sont ses X-Women à lui, celles dont la personnalité, les pouvoirs, la vie ont été les plus développés au cours de ses longues années au service des X-Men4. Kitty Pride, Rachel Summers, Tornade, Malicia, Emma Frost et bien entendue Psylocke (qui a ici un physique très asiatique selon Manara alors qu’elle est souvent dépeinte comme une européenne au yeux bridés), ne pouvait être que celles que Manara allait mettre en forme.
Bien entendu, ce « one shot » est plus un véritable interlude qu’une réelle aventure chargée en sens. Il y a totalement un coté retro, voire nostalgique, avec ce X-Men jeunes filles en fuite et cela ravira les vieux de la vieille. Le lecteur se délectera des dessins du maître italien, qui donne un touche sexy, en insistant sur le rapprochement entres les X-Women, ce que les séries régulières se contentent juste d’éluder, au mieux. L’histoire en elle-même n’innove en rien et s’inscrit dans la ligne de ce que Claremont a fait au cours de ses longues années au service des Uncanny X-Men. Son scénario est à son image. C’est donc véritablement pour le plaisir des fans, ces petits riens, ces à -coté que nous montre les deux artistes.
X-men jeunes filles en fuite est donc le fruit de la rencontre entre deux auteurs considérés comme des génies dans leurs genre et sous les crayons de Milo Manara. Considéré à juste titre comme le maître de l’érotisme, il révèle ainsi la sensualité des membres féminins des X-Men en soulignant élégamment l’aspect sexy qui les caractérise. Mais si cet album est plus axé sur la beauté des héroïnes que d’habitude, cette aventure des X-Men reste cependant fidèle à l’esprit de Claremont. Certains auront bien du mal avec cette vision et la representation de leurs icones chéries. Les autres, les plus vieux, aimeront assurement l’alliage entre les deux, même si l’aventure en elle-même ne mérite pas plus que cela le coup d’oeil. Un objet plus à collectionner qu’à lire et relire.
- Voire même le seul et unique légitime selon certains. [↩]
- Maison d’édition qui a repris en France les comics édités jusqu’en décembre 1995 par SEMIC, anciennment LUG. [↩]
- Le mot est faible au regard de certaines planches. [↩]
- De 1975 à 1991 pour les puristes, son retour au sein de Marvel en 1998 étant un peu plus critiqué et critiquable [↩]





































C’est ENORME !!!
Assez d’accord avec toi
Manara, les super ou moins super héroines et le catalogue de la redoute ont un point commun : avoir nourri mes premières masturbation.
Un catalogue de la redoute dessiné par Manara a donc longtemps était l’un de mes fantasme masturbatoire… Je devrais me contenter d’un X-women…
Ce qui est déjà pas mal
J’hésite encore à l’acheter… Mais c’est vrai qu’on a quand même deux dieux réunis
J’hésite j’hésite…
Morgan.
Disons que j’ai sauté dessus dès que je l’ai vu donc je ne peux pas vraiment dire que j’ai hésité