Le Marquis de Dominique Farrugia

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Posted 11 mars 2011 by Dextarian in

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by Dextarian
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Sortie le 9 mars 2011

Après la comédie à l’humour assez vulgaire (et pas souvent drôle) L’amour c’est mieux à deux sorti l’année dernière, il semble que Dominique Farrugia, que tout le monde connaît maintenant1 ai reprit goût à la réalisation. Il signe donc ce nouveau film, Le Marquis, une comédie d’aventures mettant en scène un duo « Ã  la Veber » avec dans les rôles principaux l’insupportable Franck Dubosc et Richard Berry. Et étonnamment, le film qui a, comme souvent chez Farrugia, des allures de films américain, fonctionne assez bien pour une comédie française pourtant calibrée pour faire rire un public pas trop exigeant.


Quentin Tasseau (Richard Berry) est un braqueur pas vraiment vernis par le destin. Il doit de l’argent à Jo (Jean-Hugues Anglade) et n’a d’autres recours que de lui proposer un dernier plan où il va passer à l’arme à gauche. Il a eu vent que Le Marquis, un génie du casse dont personne ne connaît le visage, va sortir de prison sous peu et va l’aider dans son entreprise.

Seulement voilà, ce Marquis est en fait Thomas Gardesse, un VRP en système d’alarme, qui s’est fait arrêté pour un délit mineur et envoyé en prison pour 6 mois. Afin de gagner le respect des détenus il se fait passer pour Le Marquis.

Quinze jours avant sa sortie, Quentin Tasseau, pensant qu’il est le célèbre voleur, le fait évader pour l’emmener à Manille afin qu’il participe à un casse de 200 millions de dollars. A partir de là, les ennuis vont s’enchainer pour Tasseau et Gardesse…


Le Marquis – Bande-annonce – 2010

Avec un casting assez étonnant, avec notamment la présence étonnante de Jean Hughes Anglade, que Farrugia a décidé d’embaucher après l’avoir vu dans Braquo, Le Marquis flirte sur la vague des films américains et notamment la trilogie de Danny Ocean, réalisé par Steven Soderbergh, l’un des modèles du réalisateur. Le parallèle avec cette dernière est évidemment l’objet du film, le casse, le dernier comme toujours mais aussi la façon de l’amener, lorsque les protagonistes se retrouve à Manille, Philippines. Choix assez étonnant pour planter le cadre d’un casse du siècle, l’univers s’y prête finalement bien, avec des immeubles imposants et des petits rues d’un autre temps propices à l’action.

Le duo Dubosc/Berry fonctionne bien. Dubosc étant ici moins insupportable que dans ces Disco ou Camping, et reprenant un peu le même type de jeu qu’il avait dans Incognito, il donne ici dans un peu plus de subtilité même si ces tics restent. Mais il est difficile d’attendre autre chose des comiques en France puisque franchir le pas définitivement vers le 7e art demande autre chose que de reproduire éternellement des personnages issus de leur spectacle. On ne leur demande pas, non plus.

La réalisation tente d’apporter des choses, avec une incrustation textuelle du nom des personnages et de leur fonction notamment ou encore l’utilisation des sous-titres accolés à coté des personnages, que les malentendants connaissent bien. Il y a une volonté de s’amuser de la part de Farrugia, comme souvent, mais ici, avec un peu de plus de subtilité et c’est nettement mieux que L’Amour c’est mieux à deux. D’autant plus que la musique de Marco Prince, associé d’ailleurs à des gros tubes des années 80 et 90 donne un certain parfum de nostalgie au Marquis, comme si ce dernier s’inscrivait dans la longue histoire du caper movie 2.

Alors si Le Marquis est toujours un film français qui sent bon l’absence de moyens, le fait qu’il se déroule à Manille (On voit rarement ce pays au cinéma), que les acteurs ne sont pas trop mauvais, que les dialogues et les situations sont bien amenées font que le film de Farrugia se situe dans le haut du panier de sa filmographie. Mais on peut attendre plus de lui…

Le Marquis de Dominique Farrugia | Scénario de Guillaume Lemans et Jean-Paul Bathany sur une idée de Dominique Farrugia et Jean-Paul Bathany | Photographie d’Eric Guichard | Musique de Marco Prince | Avec Franck Dubosc, Richard Berry, Jean-Hugues Anglade, Luisa Ranieri, Sara Martins, Pascale Louange, Joël Torre, Fred Scotland | France | 2010 | 88 min. | Comédie, Aventure et Policier | Distribué par Pathé Distribution | Crédit photographique : Pathé

  1. Pour les petits nouveau au fond de la salle, il a fait partie des Nuls, qui ont connu leur moment de gloire avec Les Nuls, l’émission, dont la plupart des sketches ont été repris dans le film considéré comme culte La Cité de la peur. []
  2. Film de cambriole ou de hold-up. On emploie aussi les termes d’Heist movie. []

Le Rédacteur

Dextarian
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Le rédacteur ciné le plus prolifique (et je ne tiens pas à perdre ce titre!)

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