L’Agence de George Nolfi

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Posted 29 mars 2011 by Dextarian in Romance
lagence0

Rating

Réalisation
65%


Casting
80%


Scénario
85%


Photo
70%


Musique
60%


Intérêt
60%


Total Score
70%


Genre: ,
 
Réalisation:
 
Avec: , , , , , , , ,
 
 
Scénario: ,
 
Photographie:
 
Musique:
 
Pays:
 
Distributeur:
 
Date De Sortie:
 
Année De Production:
 
Durée: 107 minutes
 
Titre original: The Adjustment Bureau
 
Crédit photographique: Universal Pictures International France
 
by Dextarian
Full Article

Philip K. Dick, comme Stephen King, est un auteur qui a très souvent été adapté au cinéma. Des films tels que Blade Runner, Total Recall, Minority Report ou encore Paycheck sont en effet des adaptations plus au moins réussies de l’œuvre immense d’un des maitres de la Science-fiction. Alors lorsque L’Agence, adaptation de la nouvelle Adjustment Team écrite en 1953, a été en mis en chantier, les fans de l’auteur ont attendu au tournant le premier film de George Nolfi, scénariste de son état1 et dont c’est ici le premier film mettant en scène Matt Damon et la jolie anglaise Emily Blunt, qui commence à se faire une place dans les grosses productions après le assez raté Wolfman 2.


À la vieille de l’élection sénatoriale à New-York, le favori, David Norris (Matt Damon), doit affronter la violente campagne d’un quotidien qui décidera de sa défaite. Le soir de celle-ci, alors qu’il doit faire son discours, il est séduit par le charme d’une jeune femme, Elise (Emily Blunt), danseuse de son état qui va lui donner l’inspiration nécessaire pour rebondir et faire une allocution détonante. Par un coup du hasard, il la revoit un bus que lui et échange quelques mots avec elle, dont son numéro de téléphone.

Mais les employés de l’Agence, de mystérieux hommes à chapeau, lui apprendront que la jeune femme n’aurait jamais dû croiser une nouvelle fois sa destinée. Ils l’obligeront à brûler le morceau de papier sur lequel elle a écrit son numéro de téléphone et à ne plus jamais la revoir. David ne l’entend pas de cette oreille et va tout faire pour retrouver cette jeune fille, qu’il n’arrive pas à oublier, malgré les tentatives de ces mystérieux hommes.


L’Agence - Bande annonce – 2011

Philip K. Dick s’était spécialisé dans la science-fiction et ses romans et nouvelles sont souvent caractéristiques de ses obsessions personnelles pour les complots et autres manipulations. L’Agence n’est donc pas une exception puisque notre vie serait manipulée par des messieurs portant un chapeau et influant plus ou moins sur notre destin. La notion de libre arbitre n’est donc ici pas vraiment arbitraire (hohoho) et chacun est donc plus ou moins manipulé selon le plan établie par le boss d’en haut.

Il y a plusieurs manières d’adapter un K. Dick. Soit on dépeint un univers sombre, tendu et proche de la paranoïa, soit on essaye d’être un peu plus léger, comme John Woo dans son Paycheck. Il semble, malgré la photographie assez grisée du film, que cela soit cette seconde option qui ait été choisi par l’équipe du film. En effet, le rythme et les personnages font que l’on se situe plus résolument dans un film romantique que dans un film de science-fiction à la manière d’un Blade Runner ou même, dans une certaine mesure, à un Total Recall (pour le début surtout, la fin étant plus « blockbusterienne »). L’Agence est donc surtout un film portée par une lumière romantique, qui ravira les spectateurs qui adorent lorsque le destin doit réunir deux être, envers et contre tout. Toutes ces embuches seront surmontées par Jason Bourne, pardon, Matt Damon, qui joue ici l’un de ces rôles les plus romantiques qui soient, même s’il court beaucoup (d’ailleurs, à un moment, on voit qu’Emily Blunt lui lâche la main, ne pouvant plus suivre l’acteur).

D’ailleurs, si elle joue une danseuse, profession semblent avoir la côte ces temps-ci avec Black Swan et Les Yeux de sa mère, elle n’en a pas le physique (oui c’est dur de courir en suivant le rythme de Damon) mais passons. On retrouvera ici avec une petite joie l’immense acteur Terence Stamp, sublimé dans l’Anglais. On passera un aussi un gentil moment, sans plus, en compagnie de ces jeunes tourtereaux qui ont plus de 10 ans d’écart dans la vie de tous les jours mais le même âge ici. C’est ça la magie du cinéma.

L’Agence ne nous apprendra pas plus question intrigue que ce que l’on savait déjà : le « Big Boss » a plusieurs noms chez nous, ect, ect et ce coté divin a tendance être toujours ennuyeux ni même d’ailleurs que les hommes ne savent décidément que faire la guerre et ne mérite une seconde chance (ou le libre arbitre en fait) que s’ils se battent vraiment pour elle. Rien de nouveau sous les tropiques, L’Agence étant un bon produit fignolé et standardisé. Il manque juste un je ne sais quoi d’emballant pour en faire un film marquant.

  1. Prisonniers du temps, Ocean’s Twelve , The Sentinel ou encore La Vengeance dans la peau. []
  2. Bien que pour la petite histoire, le film sorti en salle a été massacré au montage, c’est bien que la version director’s cut sortie peu  de temps après en DVD et Blu-Ray soit la version la plus fidèle de ce qu’aurait dû être cette histoire d’amour gothique sous fond de lycanthropie. []

Le Rédacteur

Dextarian
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Le rédacteur ciné le plus prolifique (et je ne tiens pas à perdre ce titre!)

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