Bon à Tirer (B.A.T.) de Bobby et Peter Farrelly

2
Posted 9 mai 2011 by Dimrost in

Rating

Réalisation
0%


Casting
0%


Scénario
0%


Photo
0%


Musique
0%


Intérêt
0%


Total Score
0%


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
by Dimrost
Full Article

Sortie le 27 avril 2011

Depuis Dumb and Dumber en 1994 au Femmes de ses Rêves avec Ben Stiller en 2007, en passant par Mary à tout prix, Fous d’Irène ou encore Deux en Un qui parle des relations compliquées de frères siamois, les frères Farrelly ont connu des hauts et des bas dans leurs petites carrière à Hollywood. Mais il y a de grandes chances, grâce à ce Bon à Tirer que les choses aillent plus vers le haut que le bas. En effet, leur nouvelle comédie est chargée d’humour et pas seulement potache à la manière du tandem Dugan/Sandler dont c’est la spécialité (On peut citer dans ce créneau Judd Apatow, même si ce dernier est moins de bas de plafond que le tandem cité plus haut). Il faut dire que l’univers des Farrelly est toujours assez étrange et il semble que dans ce film, ils se soient un tantinet calmés, allant à contre courant du toujours plus haut, plus grand, plus fort.

 


Meilleurs amis du monde, Rick et Fred sont tous deux mariés depuis longtemps. Lorsqu’ils commencent à trop regretter leur jeunesse et leur liberté (en particulier sur le plan sexuel), leurs femmes décident d’une mesure radicale pour les calmer : elles donnent à leurs hommes « carte blanche », une semaine de liberté totale où ils pourront faire ce que bon leur semble. Sans aucun compte à rendre. Au début, cela ressemble à un rêve devenu réalité pour Rick et Fred, mais ils découvrent rapidement, dans des situations hilarantes, qu’il y a un décalage entre leur célibat tel qu’ils l’ont fantasmé, et la vie réelle.

Bon à Tirer (B.A.T.)  – Bande-annonce – 2011

Les frères Farelly ont toujours su naviguer entre le comique hénaurme à la Mary à Tout Prix et une gravité plus surréaliste comme dans Deux en Un. Bon A Tirer. En voyant le titre, on pense tout de suite que le film fait plus partie de la première catégorie, et c’est déjà une erreur de la part du traducteur, qui mériterait le supplice de la roue pour avoir sciemment joué la carte la plus vulgaire possible, alors que le titre original, Hall Pass, évoque simplement l’autorisation de quitter une classe en plein cours.

Alors bien sûr, Rick et Fred sont lourds (surtout Fred, excellent Jason Sudeikis, un habitué du cast de Saturday Night Live), ils sont pathétiques, en quarantenaires obsédés par le cul tels de jeunes puceaux, et c’est de là que vient la plupart du comique du film. Il suffit de voir ce que ces deux glandus font de leurs deux-trois premiers jours de « liberté » (un indice: pas grand chose) et on voit tout de suite qu’on à affaire à deux personnages principaux plus Farelliens que nature: un homme de trente-quarante ans (ou deux, comme ici) dont on rit à ses dépens, mais qu’on ne peut pas s’empêcher de trouver sympa. Les gags ne sont pas très subtils (et c’est un euphémisme) et on rit beaucoup.

 

 

Mais petit à petit, le vrai personnage principal du film s’avère être Rick, donc, Owen Wilson, qui ressemble un peu à ce qu’aurait donné l’union contre nature entre Buster Keaton et Droopy (ce n’est pas pour rien que Wes Anderson l’avait choisi comme fils putatif de Bill Murray dans La Vie Aquatique). Des deux personnages, déjà, c’est celui qui est le plus « conventionnel ». Il est lourd, mais lourd crédible. Il a des états d’âmes concernant le fait de tromper sa femme, bref, il est plus comme vous et moi, et on s’éloigne un peu de l’archétype du héros totalement surréaliste à la Jim Carrey dans Fous D’Irène ou à la Stiller dans Mary à Tout Prix.

Bon, ça reste les frères Farelly, la Gross-out comedy (ou humour dégueulasse) comme on appelle ça aux Etats-Unis, n’est jamais loin, et le film est parsemé de petites touches (si j’ose dire) de pets et de caca bien puérils. Mais le film est traversé par cette espèce de véritable crise existentielle personnifiée par la tronche d’enterrement d’Owen Wilson. Comme si, pour une fois, les frère Farelly voulaient traiter un « vrai problème », une crise de vie, par l’humour. Cette « maturité » (si on peut appeler ça comme ça) se traduit aussi par une morale tout à fait américano-hollywoodienne à la fin, ce qui peut surprendre, mais on rit tout le long du film, ou presque, et c’est le principal.

 

 

Bon à Tirer (B.A.T.) (Hall Pass) de Bobby et Peter Farrelly | Scénario de Pete Jones, Peter Farrelly, Kevin Barnett et Bobby Farrelly | Photographie de Bobby Farrelly | Avec Owen Wilson, Jason Sudeikis, Jenna Fischer, Christina Applegate, Nicky Whelan, Richard Jenkins, Stephen Merchant, Stephen Merchant, Bruce Thomas, Tyler Hoechlin | Etats-Unis | 2011 | 105 min. | Comédie | Distribué par Warner Bros. France | Cr’édit photographique : Warner Bros.


Le Rédacteur

Dimrost
avatar


2 Commentaires


  1. avatar
     
    Dextarian

    Très bonne comédie, remplie de bonne idées. J’ai adoré le générique de fin avec l’un des acteurs qui s’imaginent toutes les conséquences d’un plan foireux.

    Et le jingle de la série NYPJ… mortel.




  2. avatar
     

    Bien marrant en effet, surtout le passage ou Owen Wilson s’imagine les conséquences si il paye de la bière à sa baby-sitter.





Poster une réponse

(required)


Notifiez-moi des commentaires à venir via email. Vous pouvez aussi vous abonner sans commenter.

Derniers articles publiés
 
  • cb747a4e7dee0
  • 6ma2-c987d
  • Sur la route - vignette
  • 70%
    The WHATTS ABCD bandeau
  • 94%
    74019611
  • 90%
    937604_moonrise-kingdom
  • DP_Complainte7_light
  • 81%
    nickfury
  • 83%
    Huis clos - vignette
  • 80%
    La Guerre est déclarée - vignette