Limitless de Neil Burger
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Sortie le 8 juin 2011
Neil Burger, le réalisateur de L’Illusionniste avec Edward Norton, sortie en 2007, revient avec un film très sympa, voire même avec une histoire un peu trop facile sur les capacités du cerveau, les grandes choses que l’on pourrait faire si on exploitait ce dernier à notre maximum. Thriller honnête, il permet à Cooper de s’en donner à cÅ“ur joie dans un rôle taillé sur mesure pour lui.
Eddie Morra (Bradley Cooper) est un écrivain raté. il rêve d’écrire un livre, voire un best seller mais l’angoisse de la page blanche le paralyse. Sa petite copine le quitte. Sa vie sans éclat et limite dépressive bascule lorsqu’un ami lui fait découvrir le NZT, un produit pharmaceutique révolutionnaire qui lui permet d’exploiter son potentiel au maximum. Eddie peut désormais se souvenir de tout ce qu’il a lu, vu ou entendu ; il peut apprendre n’importe quelle langue en une journée, résoudre des équations complexes et subjuguer tous ceux qu’il rencontre – tant qu’il reste sous l’influence de cette substance qui n’a pas encore été testée.
Très vite, Eddie fait aussi merveille à Wall Street, où ses prouesses attirent l’attention de Carl Van Loon (Robert De Niro), un puissant magnat de la finance, qui lui propose de négocier la plus grosse fusion de l’histoire. Eddie ignore encore que des gens sont désormais prêts à tout pour mettre la main sur son stock de NZT. Alors qu’il découvre le danger, il doit aussi affronter les terribles effets secondaires du produit. Pour survivre à ceux qui le pourchassent de toutes parts, Eddie puise de plus en plus dans ses réserves. En aura-t-il suffisamment pour se montrer plus intelligent que tous ses ennemis ?
Limitless - Bande annonce – 2011
Limitless est furieusement sympathique. Film sans prétention, histoire sans prétention, malgré quelques ambition, l’adaptation du Champ de ténèbres ((Cela aurait d’ailleurs dû être le titre original du film, The Dark Fields.)) l’oeuvre d’Alan Glynn est très prenante de bout en bout. On suit les pérégrinations d’un pauvre auteur bloqué par la page blanche et qui va tout à coup, grâce à une drogue, reprendre sa vie en main. Les effets spéciaux sont très bien faits, surtout lorsque ce dernier prend sa drogue pour la première fois 1. On ne s’ennuie pas une seconde et il souffle avec Limitless comme un parfum des films des années 80 et 90, lorsque toute une vague de films voire même de séries télévisées fantastiques sur les capacités surhumaines ont déferlées dans les salles de cinéma et sur le petit écran.
Bradley Cooper, qui n’était pas le premier choix de la production et dont le succès de Very Bad Trip en 2009 a permis une certaine reconnaissance, crève ici l’écran. En étant l’un des producteurs exécutif, il est complètement impliqué dans cette histoire et le mano à mano avec le magnat de la finance incarné par Robert De Niro est assez intéressant2.
Sans être le film du siècle, Limitless saura surtout séduire tout ceux pour qui cette histoire de cerveau qu’on utilise pas complètement est relativement frustrant (même s’il faut mettre un bémol sur ces capacités cachées de notre cher organe… il semblerait en effet, pour certains chercheurs, que ces capacités sont surtout utiles pour d’autres fonctions) et pourra nourrir leurs phantasmes les plus fous. Ceux d’Eddie Morra sont finalement assez classiques mais complètement logiques (qui ne reverrait pas d’améliorer d’abord sa vie avant de s’occuper de celle des autres, tout en continuant à améliorer la sienne ?).
Limitless est donc un bon film pour passer un bon moment dans une salle de cinéma. Il est assez sympathique, prenant et bien rythmé et nous permet de nous souvenir du réalisateur de l’Illusionniste.
Limitless de Neil Burger | Scénario de Leslie Dixon d’après l’œuvre d’Alan Glynn | Photographie de Jo Willems | Musique de Paul Leonard-Morgan | Avec Bradley Cooper, Robert De Niro, Abbie Cornish, Anna Friel, Johnny Whitworth, Andrew Howard, Robert John Burke, Tomas Arana, T.V. Carpio, Patricia Kalember | Etats-Unis | 105 min. | Thriller | Distribué par Gaumont Distribution | Crédit photographique : Gaumont Distribution
- On peut aussi souligner le générique d’introduction, où la caméra semble se perdre à l’infini dans la ville de New York. [↩]
- Même si ce dernier a l’air de complètement s’ennuyer dans un rôle très caricatural [↩]










































Sur les capacités du cerveau :
désolée, c’est le figaro, mais je ne trouve plus l’article de recherche médicale sur ce sujet
http://www.lefigaro.fr/sciences/20061108.FIG000000033_utilise_t_on_plus_de_de_nos_neurones.html
Merci pour le lien Marjo !