Ghostopolis de Doug TenNapel
Bien, aujourd’hui, une « petite lecture de vacances ». Alors, c’est bien simple, si vous aimez les histoires de fantômes ET les histoires qui font du bien au moral, si vous aimez rêver, réfléchir, et vous laisser emporter par un chouette bouquin. Et bien voilà le mix parfait : Ghostopolis.
Cette petite graphic novel sort de l’imaginaire de Doug TenNapel, hommes aux multiples facettes. Scénariste, créateur de jeux vidéo, et même réalisateur, ce mec touche a tout, et nous propose ici une petite histoire pas simplette du tout, mais réellement touchante et vraiment bien fichue.
Dans notre monde tout à fait ordinaire, évolue Frank, un homme tout à fait ordinaire, et même un peu déprimant, avec un job tout à fait ordinaire : il est chargé par son entreprise, la Supernatural Immigration Task Force, de renvoyer les fantômes un peu coriaces dans l’au-delà .
Quoi ? C’est pas plus existant que technicien de surface, hein !
Avec ses grosses cernes et sa barbe de deux jours, son attitude nonchalante, et son petit air triste et blasé, il éveille déjà l’attention du lecteur. Vrai loser ou homme un peu égaré ? Est-il atteint d’une tristesse touchante, ou est-ce juste un éternel frustré ? On ne sait pas trop où va nous emmener Doug TenNapel, et surtout avec quel genre de héros !
Il faudra donc que notre cher Frank fasse l’une des plus grosses bavures de sa vie pour que l’on comprenne qui il est réellement. La grosse bavure ? Envoyer un petit minot bien vivant dans le monde des morts. Comment la réparer ? Ben c’est bien simple, il faut aller chercher le mouflet !
 Sans en dévoiler plus sur le contenu, on peut vous promettre une jolie histoire d’amour, une belle leçon sur la vie, de l’humour, et un conte touchant sur la mort. Tout ça d’un coup, et la mayonnaise prend ! TenNapel jongle avec le rire, les émotions, les références culturelles en tous genres (de l’Age de Glace aux Sentai japonnais !), et propose un récit parfaitement dosé, où il y en a pour tous les goûts.
Ghostopolis n’a pas encore été publié en français, mais il est écrit dans un anglais très abordable. Le graphisme nous rappelle la BD, le format est sympa, couverture souple et assez petit pour passer dans un petit sac. Et on en a largement pour ses sous avec ses 250 pages environs.
C’est une histoire complète qui se lit vite, mais pas trop. TenNapel nous y dépeint des personnages vrais et attachants, et les développe dans une belle narration de type « quête initiatique ». Bref, un bouquin qui fait plaisir aux sens et qui vous apportera un peu de bonheur culturel au milieu de cet été un peu pourri, il faut l’avouer !
Ghostopolis est une lecture à conseiller aux ados comme aux grands, tout le monde s’y retrouvera, et peut-être s’identifiera à tel ou tel personnage. Bref, c’est vraiment un petit plaisir reposant !




































