Solitary Man de Brian Koppelman et David Levien

2
Le 16 août 2011 par dans Comédie

Notes

Réalisation
67%


Scénario
72%


Casting
79%


Image
75%


Musique
73%


Technique
81%


Suppléments
67%


Interêt
71%


Total Score
73%

73/ 100

Genre: , ,
 
 
Réalisation: ,
 
Avec: , , , , , , , , ,
 
 
Scénario:
 
Photographie:
 
Musique:
 
Pays:
 
Editeur:
 
 
Année De Production:
 
Support:
 
Durée: 90 minutes
 
Format: Audio : Dolby Digital 5.1 Vidéo : Format 16/9 compatible 4/3, Format cinéma respecté scope 2.35
 
Langues: Anglais, Français
 
Sous-titres: Français
 
Bonus: Commentaire audio du film par les réalisateurs Biran Koppelman et David Levien et le comédien Douglas McGrath (VO) Les coulisses du tournage (12' - VOST)
 
Crédit photographique: Metropolitan Vidéo
 
par Guilhem
Article

Solitary Man aura mis du temps à sortir. Présenté au festival international du film de Toronto en septembre 2009, il n’a pas bien marché en salles aux États-Unis. Il faut dire que Michael Douglas n’a plus vraiment la cote et que la génération montante, comme Jesse Eisenberg, Imogen Poots (Chatroom) ou encore Olivia Thirlby1. Autant dire qu’on partait mal pour un film qui se veut « indé », avec un personnage principal qui incarne un beau salaud. Thème plus proche de ce que l’on connait en Europe qu’en France et qui se découvre vaguement une conscience…

Ben Kalmen (Michael Douglas) a jadis été un concessionnaire heureux en affaires avant que tout ne s’effondre. Il cumule aussi les problèmes sentimentaux et n’arrive pas à se faire à son âge. Ce qui l’amène à se retrouver dans des situations improbables et assez compliquées.

Comme de plus, il apprend qu’il a un problème au cœur, il n’est pas loin de toucher le fond et essaye de se refaire une santé au gré de rencontres et en retournant dans la ville où il a fait ses études. Perdu entre deux âges, renouant avec le passé, est-ce pour lui un nouveau départ ou ne pourra-t-il jamais vraiment changer ?

Michael Douglas n’est jamais aussi bon que lorsqu’il joue les salauds. C’est en général ce type de rôles qu’on lui propose et il prend un malin plaisir à les jouer. Ici, c’est donc une prestation plus que crédible qu’il nous livre, en baiseur de première prêt à sauter sur toute jolie fille qu’il voit, en dépit des conséquences que cela implique forcément. Toujours bien sapé, avec une gouaille certaine, Il n’arrive d’ailleurs pas à avoir de bons rapports avec ses semblables et encore moins avec des gens qu’il prend sous son aile, comme le jeune Jesse Eisenberg (sorti à l’époque d’AdventureLand et avant d’acquérir une certaine stature internationale avec Bienvenue à Zombieland et The Social Network) et qu’il a un petit clash avec Maurren, interprétée par la délicieuse Olivia Thirlby.

Et c’est ainsi que Solitary Man ne ressemble pas aux films destinés au Festival Sundance, le temple des films indépendants aux États-Unis. C’est peut-être d’ailleurs pour qu’elle qu’il y a eu une petite erreur de tir en le présentant à Toronto au lien de Sundance. Les thèmes évoqués, ainsi que l’aspect technique font penser à des films comme Sunshine Cleaning, Little Miss Sunshine et d’autres œuvres calibrées pour ce type de film.

Réalisé par les deux scénaristes actuels de Steven Soderbergh2, Brian Koppelman et David Levien3, Solitary Man cherche surtout à creuser la psychologie du personnage sans utiliser des artifices à outrance et en faisant passer l’histoire avant des effets de mise en scène. Comme d’ailleurs les précédents travaux, à commencer par Les joueurs, film sur le poker avec à l’époque le jeune Matt Damon.

Comme le film s’est pris un four aux États-Unis, puisqu’il n’est même pas rentré dans ses frais, Metropolitan n’a pas tenté une sortie cinéma en France. Ce qui est un peu dommage parce que c’est clairement un film plus typé pour le marché européen et notamment français. D’autant plus que Douglas garde une certaine côté auprès des spectateurs. Et d’autant plus que le reste du casting, à commencer par Susan Sarandon et Danny DeVito, est assez emballant.

Même si le rythme peut paraître lent, que le personnage principal peut paraître totalement antipathique par son égoïsme et son égocentrisme (et donc moins toucher un public très premier degré), que l’aspect général est du déjà vu, Solitary Man est une petite curiosité qui saura trouver son public en DVD et surtout à la télévision, notamment sur Canal +. Il recèle quelques scènes intéressantes et son final ouvert plaira aux amateurs du genre…

  1. Qui n’est d’ailleurs même pas créditée au générique et aperçue dans Wackness et  Sex Friends . []
  2. Ils ont contribué à Ocean’s Thirteen et Girlfriend Expérience.. []
  3. Ces derniers avait rendu d’ailleures une copie plus que honorable avec Les Hommes de main, petit film ludique sans prétention avec Vin Diesel. []

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Guilhem
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