Captain America : First Avenger de Joe Johnston

4
Posted 3 septembre 2011 by Guilhem in Action

Rating

Réalisation
60%


Casting
80%


Scénario
45%


Photo
60%


Musique
50%


Intérêt
40%


Total Score
56%


Genre: , ,
 
Réalisation:
 
Avec: , , , , , , , , ,
 
 
Scénario: , , ,
 
Photographie:
 
Musique:
 
Pays:
 
Distributeur:
 
Date De Sortie:
 
Année De Production:
 
Durée: 123 minutes
 
Titre original: Captain America: The First Avenger
 
Crédit photographique: Paramount Pictures
 

Les Plus:

il faut bien parler du premier Vengeur...
 

Les Moins:

zzzz, zzzz, zzzz hein ? Quoi ? C'est fini ? Haaa, je me lève alors
 
by Guilhem
Full Article

Refaire un film sur Captain America est toujours un pari risqué. Le personnage souffre en effet d’importantes lacunes dont une ringardise criante. Et ce ne sont pas les quelques « Å“uvres » ayant mise en scène le célèbre personnage de comics qui a amélioré son image. Sans compter que, il faut bien l’avouer, les aventures de Captain America ont pendant des années été clairement très chiantes à lire. Si depuis la nouvelle série, ceci a quelque peu évolué, les fondamentaux restent néanmoins : Captain America est un personnage patriotique, naïf, courageux, défendant des valeurs américaines (et aussi un peu européennes) et se bat pour la liberté (enfin, celle vue du coté des États-Unis). Faire un film dessus sans virer dans la caricature pure et simple est difficile. Et pourtant, le pari est presque réussi.


Captain America: First Avenger nous plonge dans les premières années de l’univers Marvel. Steve Rogers, frêle et timide, n’arrive pas à rentrer dans l’armée. Jusqu’au jour où un médecin le Dr. Abraham Erskine (Stanley Tucci), qui a mit au point un sérum puissant, le découvre. Steve se porte immédiatement volontaire pour participer à ce programme expérimental qui va le transformer en un Super Soldat et très rapidement en Captain America, un symbole pour galvaniser le moral des troupes.

Entouré de Bucky Barnes (Sebastian Stan) et Peggy Carter (Hayley Atwell), il sera confronté à la diabolique organisation HYDRA dirigée par le redoutable Crane Rouge (Hugo Weaving) qui avec l’énergie du Cube Cosmique, artefact très puissant, cherche à conquérir le monde.

Il est dommage que fondamentalement, Captain America : First Avenger souffre du même mal que la bande dessinée, c’est-à-dire que l’on n’arrive pas toujours à trouver l’histoire totalement passionnante. S’il est bien entendu fidèle au personnage, quelques subtilités, comme souvent, sont gommées. Cela n’est pas bien grave pour le grand public et cela ne gênera que les fans absolus (qui ne doivent pas être bien bien nombreux ceci étant dit) du chef des Vengeurs. Ce qui est vraiment gênant, par contre, c’est que très rapidement, après un début long à se mettre en place, on assiste à une succession de scènes sans aucun fil narratif sensé nous montrer comment Captain America est très très fort. L’ennui guette, d’autant plus et c’est le second point, que tout ressemble déjà à ce que George Lucas et Spielberg avaient fait auparavant.

En effet, qui dit époque de la Seconde Guerre Mondiale et les nazis, dit Indiana Jones. Et Captain America : First Avenger lorgne très clairement du coté des Aventuriers de l’arche Perdue mais aussi du coté de La Dernière Croisade. Les courses poursuites en moto, les camions, la façon de présenter les nazis. Tout a un parfum de déjà vu. Il est vrai qu’il est difficile de faire mieux que les Indi dans le coté grand spectacle. Sauf que c’était il y a presque trente ans pour le premier… Et Indiana Jones passe encore souvent à la télévision. Et c’est aussi pour cela que l’on peut trouver le temps long. Green Lantern avait de toute façon le même problème… dur de laisser les coudés franches à une équipe artistique pour développer une œuvre. Surtout lorsqu’autant d’argent est en jeu. Si certains pensent que c’est bien que Marvel chapeaute les œuvres, il est aussi bien dommage que la mise en scène soit ici le secteur qui bénéficie de très peu d’initiative…il serait peut-être temps d’accepter que ce sont aussi les réalisateurs qui peuvent donner une plus-value à un film. Les exemples de Favreau et Nolan, qui ont pourtant des styles très différents, devaient inciter à aller dans ce sens là1. Mais revenons au film.

On peut souligner les tentatives d’autodérision dans Captain America assez  jouissives2. Le personnage peut souffrir du ridicule et tout le monde le sait. Alors certaines scènes sont, comme pour Thor, clairement faites pour éviter de tout prendre au second degré en distillant une bonne dose d’humour. C’est un point à souligner ici dans Captain America : First Avenger. Dommage que la musique d’Alan Silvestri soit sans relief et que la photographie de Shelly Johnson soit, hormis dans quelques passages3, d’une grande platitude, cherchant plus à illustrer la mise en place du célèbre Vengeur plutôt que de nous emmener dans un univers. On comprend qu’il fallait quand même coller à une certaine réalité historique, bien que le personnage, qui affronte Crane Rouge, son ennemi juré, se détache assez rapidement de l’Histoire avec un grand H.

Il reste donc l’impression que Captain America : First Avenger sert avant tout de prologue au film qui devrait cartonner au Box-office en 2012, The Avengers, plus qu’autre chose, comme d’ailleurs Thor. Si les deux Iron Man essayaient de converser une certaine autonomie scénaristique par rapport à la mise en place de la célèbre équipe, ce n’est clairement pas le cas pour les deux films cités. C’est bien dommage même si ces deux personnages, finalement, ne seront peut-être jamais que des personnages caricaturaux… jusqu’à preuve du contraire.

Captain America : First Avenger (Captain America: The First Avenger) de Joe Johnston | Scénario de Christopher Markus, Stephen McFeely et Joss Whedon | Photographie de Shelly Johnson | Musique d’Alan Silvestri | Avec Chris Evans, Hayley Atwell, Sebastian Stan, Tommy Lee Jones, Hugo Weaving, Dominic Cooper, Richard Armitage,  Stanley Tucci, Samuel L. Jackson, Toby Jones | États-Unis | 2011 | 123 min. | Action, aventure et Science fiction | Distribué par Paramount Pictures France | Crédit photographique : Paramount Pictures

  1. Même si Joe Johnson avec son Wolfman, avait vraiment peu convaincu… []
  2. On peut d’ailleurs se demander si elles ne sont pas l’œuvre de Joss Whedon, le créateur de Buffy qui aussi scénarisé une des séries des X-men. []
  3. Comme la séquence du réveil de Captain America de nos jours. []

Le Rédacteur

Guilhem
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Directeur de publication

4 Commentaires


  1. avatar
     
    Dimrost

    Personnage caricatural… Ca dépend des fois :p

    Mais je suis fan, donc, bon. En tout cas, d’accord sur beaucoup de points, j’ai trouvé ça réussi. Plus que Thor, moins que Iron Man (le 1).




  2. avatar
     

    Je l’ai vu deux fois à deux jours d’intervalle, ça devient rare, j’ai pris mon pied avec ce film, à retrouver un personnage de mon enfance dans ses grandes lignes. Le film a assez de recul sur son propre patriotisme et surtout il reprend les grands traits du personnage de la BD, jusqu’à intégrer tous les costumes (et gardant celui du Cap d’Ultimates, le plus « réaliste »). Cap c’est le vrai héros « d’avant », celui qui croit vraiment en ses idéaux, dur comme fer, mais qui garde une grande naïveté sur la réalité du monde. J’ai particulièrement aimé les personnages secondaires, notemment Stark :)




  3. avatar
     

    Et y’a même un français dans l’équipe de Captain America, il est petit et brun et personne ne comprend ce qu’il dit, une vraie caricature qui rappelle Lebeau dans « Hoggan’s heroes » :-)





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