Polisse de Maïwenn
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Sortie le 19 Octobre 2011
Polisse. N’y a-t-il rien eu de plus surprenant, bouleversant et incroyable au Festival de Cannes de 2011 sinon Polisse ? Après deux films : Pardonnez-moi (2006) et Le Bal des Actrices (2009), qui n’avaient pas su convaincre les critiques, ni même quiconque dans le milieu du cinéma, Maïwenn revient avec un chef d’œuvre français qui, pour certain, dépasse très largement le succès de The Artist. C’est un agréable soulagement de voir enfin un film de Maïwenn reconnu !
Polisse est en quelque sorte un docu-fiction. Il raconte le quotidien des agents de police de la BPM (Brigade de Protection des Mineurs) en ce qui concerne leurs combats contre les pédophiles, les arrestations de pickpockets mineurs, les parents maltraitants ou encore les dérives sexuelles d’adolescents… Mais il traite également de leur vie personnelle : on les suit à la pause déjeuner, on découvre leurs problèmes, la solidarité entre collègues, leurs faiblesses et on prend conscience que leur vie ne tourne qu’autour de leur métier. Un métier de passion. Un amour respectable pour les enfants.
Ce n’est plus surprenant de découvrir que le casting de Polisse ressemble étrangement à celui de ses autres films. Ainsi on retrouve la fabuleuse Karin Viard, l’excellente Marina Foïs, le surprenant Joey Starr et bien entendu Maïwenn qui ne peut s’empêcher de jouer dans ses propres films. Mais nous retrouvons aussi Karole Locher, Nicolas Duvauchelle, Emmanuelle Bercot, Frédéric Pierrot, Arnaud Henriet et enfin Naidra Ayadi. Un casting d’une richesse quasi-légendaire rassemblant une belle génération d’acteurs. Les personnages sont à ce titre particulièrement bien dessinés ; cela est certainement dû à la scénariste (et actrice) Emmanuelle Bercot qui avait écrit et réalisé (également réalisatrice, donc) le court-métrage À Poil ! présenté au Festival de Cannes en 2004. C’est sans doute cette collaboration entre la volonté de Maïwenn et le savoir-faire d’Emmanuelle Bercot qui a fait naître un scénario riche et impressionnant.
On pourrait regretter certains aspects du script, tels que le manque d’importance apporté au personnage de Maïwenn (une photographe engagée par le Ministère pour un compte-rendu photographique de ce qu’est la BPM) qui aurait pu apporter davantage dans l’histoire, ou encore la déception de n’avoir aucune suite à chacune des enquêtes traitées : car même si la BPM n’a plus aucun lien avec l’enquête une fois l’affaire passée au juge, le spectateur aurait peut-être souhaité savoir ce qui est arrivé au petit garçon abandonné par sa mère SDF et auquel le personnage de Joey Starr s’attache.
D’ailleurs, parlons de lui ! La presse, avant la sortie du film, ne faisait que de parler de l’incroyable prestation de cet homme au passé difficile. Et s’il est évident qu’il est étonnant et touchant dans ce rôle, peut-être est-ce simplement parce que c’est une image de l’homme que Joey Starr n’a jamais montré de lui : un homme anéanti par la destruction de l’innocence de nombreux enfants. Ce qui rappelle vaguement son histoire personnelle.
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A contrario, il est totalement incompréhensible que l’on ne dise pas la même chose de tous les autres acteurs. Le duo complémentaire de Karin Viard et Marina Foïs est imprévisible et excitant. La jeune femme lesbienne incarnée par Emmanuelle Bercot est attachante et drôle. Le plus étonnant, c’est que malgré la multitude de personnages − on suit la vie de 10 agents de police −, c’est profondément marqué par chacun d’eux que l’on sort de la salle de cinéma.
Maïwenn confirme ses talents de réalisatrice. Même si son style de mise en scène est encore aléatoire et en recherche, voire même encore maladroit et parfois cliché, la précision de sa direction d’acteurs et son sens de l’observation lui permettent de mettre en valeur la sensibilité de chacun de ses personnages et de donner une dimension à Polisse que l’on ne retrouve pas dans tous les films au cinéma. Une sensation de vrai, de réel… appréciable.
Ce troisième film de Maïwenn aborde un sujet difficile, mais elle parvient à le maintenir dans un certain sérieux malgré les touches d’humour qui permettent de prendre conscience de l’ironie et de la stupidité de la vie. Une stupidité choquante : certaines images peuvent bouleverser mais ne sont pas pour autant à interdire à un certain public. C’est un film traitant du mal-être de notre société, de la folie qui s’y propage. Maïwenn montre la disparition de l’innocence de notre société, comme celle de ses enfants maltraités et marqués à vie. Comme elle nous a marqué par ce film.
Polisse de Maïwenn | Scénario de Maïwenn et Emmanuelle Bercot | Photographie de Pierre Aïm | Musiques de Stephen Warbeck | Avec Karin Viard, Marina Foïs, Joey Starr, Maïwenn, Nicolas Duvauchelle, Emmanuelle Bercot, Karole Rocher, Frédéric Pierrot, Naidra Ayadi et Arnaud Henriet | France | Drame | 2011 | 127 min | Distribution : Mars Distribution | Crédit photo : Mars Distribution.











































Haaa Polisse… Un film caprice de Maiwenn pour se taper son ex, un film sans préparation a l’image fadasse en voyant les acteurs faire trop souvent de l’impro, un film sans partis pris de l’auteur donc sans point de vus de la réal car ca ne l’intéresse pas. Ce film aurait pus etre mille fois mieux.
Sans être autant négatif que Mr Amoth, je trouve qu’il y a plein de bonnes idées dans ce film: Maïwenn, tout horripilante et mauvaise actrice qu’elle soit, doit avoir un réel talent pour diriger ses acteurs, du coup, les situations « de police » sont décrites crûment et sans fard, et même parfois avec humour, et franchement, ces parties-là sont très bien faites.
Maintenant, l’ennui c’est que le film est, malheureusement, bancal. Beaucoup d’histoires sont explicitées très très lourdement, surtout toutes les parties sur les vies (très) personnelles qui deviennent vite envahissante. Le fait aussi que tout le monde en a fait des caisses sur la performances de Joeystarr alors que, sans être mauvais du tout, son rôle est fait pour « prendre la lumière » et ça se voit, du coup, il devient, au fur et à mesure du film, un personnage un peu cliché du chevalier blanc un peu idéaliste, du coup, on a Joeystarr en papa poule, Joey qui console un petit africain, Joey qui vient sauver ses camarades dans les interrogatoires, Joey qui se tape la seule nana potable du groupe, bref, un peu trop, quoi.
Et le reproche pourrait être fait à tout les autres rôles du film: tout les personnages sont très creux, très cliché et très mal écrits, et quand on passe la moitié du film à s’intéresser à leurs petites vies, ça passe mal.
Il aurait peut-être fallu que le film soit écrit, tout simplement, car visiblement, ni Maïwenn, ni Emmanuelle Bercot ne sont capables de pondre un scénar.
Je sais pas si tu es pas aussi négatif que moi pour le coup. ^^ En tous cas j’ai adoré le personnage d’Iris qui est le personnage le plus écorché du film contrairement a se qu’on entend dire de Joey Star qui joue juste d’ailleurs et encore heureux. Le montage alterné de la fin ma plus même si le gros plan de la chute est mal faite. Ce qui m’énerve c’est le manque d’information de la vie des personnages comme le marie Italien et les enfants on en sauras pas plus alors qu’ils sont dans les images du début pour ponctuer le générique et elle devrait expliquer la vie complexe de la photographe. L’histoire d’amour entre la photographe et le flic n’as aucun intérêt dans le film juste dans leurs vie privée et ça je trouve ça déplorable. Ce film aurait due être axés sur le personnage d’Iris car le coup du transfère avec le bébé mort permet de comprendre un peu son problème et encore il faut avoir l’esprit vif car pas beaucoup de gens ont fais le rapprochement la préparation était trop pauvre pour le coup.
Malgré tous ce que je dis j’ai aimé quand même le film mais très loin de rentrer dans la famille des films à la L627.
Mais est-ce qu’un axe est choisi? C’est peut-être déjà ça, le problème.
Soit on parle de la vie privée des personnage pour faire un parallèle, mais dans ce cas-là , on fait pas écrire ça par AB productions.
Soit on en parle moins et on laisse ça en filigranne.
Mais entièrement d’accord avec toi, on est trèèèèèès loin des Tavernier et des Pialat…
Pareil que Dim et Amoth… affubler cette quasi bouse de chef-d’oeuvre (je dis quasi, parce que c’en n’est pas une mais que c’est passé à deux doigt vu que les deux seules choses qui l’en empêchent, c’est le casting et le sujet) ça me fait super mal au cul…
A tout ce qui a déjà été dit, j’ajoute le nombre incalculable d’incohérences qui n’apportent rien au film tenu de bout en bout uniquement par les acteurs qui eux, ont très bien été choisis, parce que si on s’attarde sur la réa, j’ai beaucoup de mal à supporter la comparaison avec The Artist, tout simplement parce que ça n’a rien à voir déjà .
Mais le coup du foetus balancé à l’écran pour faire un « choc », les gamins roms qui se mettent à danser alors qu’on vient de les arracher à leur famille, les flics qui se marrent pendant la déposition de la gamine qui explique qu’elle a du sucer des mecs pour récupérer un téléphone qu’elle venait de se faire raqueter. C’est trop. Et c’est long aussi, y’a clairement une bonne grosse demi-heure de trop.
On a l’impression qu’ils ont contracté une série en un seul gros film
Franchement, si je recevais pas le magazine Première malgré moi, j’aurais même pas su que Maïwenn et Starr avait été ensemble.
Il y a décidément tout un pan qui tourne autour du cinéma qui me laisse complètement de marbre.
Pour Polisse, pas encore vu.
Très bon film.
Effectivement, comme le souligne Mr Green, le personnage de Maiwenn n’apporte pas grand chose à l’histoire et il est même totalement factice (le coup de la petite bourgeoise qui s’amourache d’un flic et qui découvre la réalité de la vie est un beau trop romancé).
Par contre, j’avoue que l’absence du devenir des différentes affaires proposées m’a moins dérangé. Le sujet est sur la BPM, pas les services sociaux et la « machine » autour.
Starr est bien mais bon, ça fait des années qu’on sent que le mec était taillé pour le cinéma. Et Chabat a toujours eu le flair pour dénicher des mecs qui valent le coup.
Et a part le coup des rom qui dansent, je me suis bien tordu sur le coup de la fellation. Ca sent l’histoire vécue, tellement c’est monstrueusement drole. Et si c’est long, c’est surtout pour montrer accentuer le coté comique de la scène au détriment de ce qui s’est passé. Mais bon, ça, c’est de la narration.
Bref, même si mon avis arrive 6 mois après la bataille de Cannes, y a pas de doute, c’est du très bon film français. (sauf pour le perso de Maiwenn, inutile).
je viens de me taper 2h de mecs qui « bouffent maladroitement des pepitos ou des kebabs » c’est pour faire actor studio ?
sinon ok, c’est un film avec de vrais acteurs dedans, et ya de jolies scènes, mais on est loin du film de l’année. et si maiwen pouvait ne plus apparaitre dans ses films ben ce serait pas plus mal.