Tintin et le Secret de la Licorne de Steven Spielberg
Comme pas mal de personnes de ma génération, j’ai appris à lire avec Tintin et les Sept Boules de Cristal. J’avais 5 ans. Le fait que la première histoire que j’ai pu déchiffrer moi-même soit celle d’un cadavre animé par la magie et d’une malédiction ancestrale, cela a eu un impact sur la vision de la vie. C’est sur le mur géant d’un immeuble de Cracovie que j’ai vu pour la première fois l’affiche de Tintin et le Secret de la Licorne. Au début je voulais y emmener mon fils, parce que c’est Tintin et que transmettre ce héros d’enfance à la chair de ma chair me semblait un acte d’une inratable symbolique. Mais en fait… J’étais tout autant dévoré par la curiosité : Comment le héros belge, journaliste au petit XX°, allait être brossé par Spielberg et Jackson, parents respectifs de E.T. dans un vélo volant et de Legolas sur un Surf ?1.
Parce qu’il achète la maquette d’un bateau appelé la Licorne, Tintin, un jeune reporter, se retrouve entraîné dans une fantastique aventure à la recherche d’un fabuleux secret. En enquêtant sur une énigme vieille de plusieurs siècles, il contrarie les plans d’Ivan Ivanovitch Sakharine, un homme diabolique convaincu que Tintin a volé un trésor en rapport avec un pirate nommé Rackham le Rouge.
Avec l’aide de Milou et du capitaine Haddock et de deux policiers maladroits, Dupond et Dupont, Tintin va parcourir la moitié de la planète, et essayer de se montrer plus malin et plus rapide que ses ennemis, tous lancés dans cette course au trésor à la recherche d’une épave engloutie qui semble receler la clé d’une immense fortune… et une redoutable malédiction. De la haute mer aux sables des déserts d’Afrique, Tintin et ses amis vont affronter mille obstacles, risquer leur vie, et prouver que quand on est prêt à prendre tous les risques, rien ne peut vous arrêter…
Après le clin d’œil du tout début et une introduction très proche des séries animées ayant déjà traitées du personnage, on entre tout de suite dans le vif du sujet. Et là on est vraiment dans une histoire originale, qui tire ses éléments de plusieurs albums, et traités sur un rythme très soutenu. Tintin et le Secret de la Licorne est long, mais on ne s’ennuie pas. C’est à la fin du film que l’on comprend à quoi faisait penser l’enchaînement rythmé des séquences et les changements de décor.
On a le droit à peu près à trois scènes par lieu / pays et l’action est toujours présente, tout autant que la bonhommie des personnages comme les Dupont et Dupond : Tout ceci ressemble fort au découpage et au rythme d’Indiana Jones (surtout de l’Arche Perdue), quand on connaît bien le héros au fouet, c’est flagrant. En parlant de clin d’œil, Spielberg s’en fait même à sa propre encontre, notamment quand la houppelande de Tintin est la seule chose à dépasser de l’eau quand il s’approche à la nage d’un hydravion…
Le souffle de l’histoire n’en est que mieux traité. Un méchant… Méchant mais classieux, des souvenirs qui s’incrustent dans le présent, des détails qui n’en sont pas, des coups de feu, pas de sang mais des morts et une animation adaptée à l’aspect semi-réaliste des personnages, donne du corps, de la cuisse et du bouquet à cette cuvée de Tintin. Les puristes regretteront certainement toute cette casse et tout ce bruit dans un univers de BD qui pourtant à l’origine, est souvent réduit à une poignée de personnages. Les combats notamment, qui dans les albums se réduisent souvent à quelques coups de poings, ont ici largement pris en volume.
Il y a un peu le même phénomène qu’avec les X-Men, l’univers et les personnages ont été « rationalisés », pour s’ébarber de ce qui détachait trop les personnages du réel, mais en conservant des personnages à la moralité archétypale (héros = gentil, acolyte alcoolique = gentil mais pas fiable, méchant = sans scrupule, acolyte du méchant = brutaux et bêtes) qui du coup permettent de rapidement saisir qui fait quoi et qui est qui.
Tintin et le secret de la Licorne est un divertissement pour tous les âges qui apporte son lot de surprises vis-à -vis de la BD, mais qui donne vie de très belle façon à un héros pas facile à emmener jusque dans les salles obscures.
- NDLR : Cette introduction à la première personne semblait intéressante pour présenter le film en question, étant donné l’écho qu’il a eu sur plusieurs générations de lecteurs. [↩]














































Je n’irais pas voir « Tintin et le secret de la licorne ». Je ne peux envisager les aventures du héros de Hergé autrement qu’en bandes dessinées.
Je me souviens avoir acquis mon premier album – « L’île noire » – sur le marché aux puces de Montreuil, pour une pièce de 5 francs. Et, depuis, je n’ai eu de cesse de suivre les aventures du jeune reporter du Petit Vingtième, comme son ombre.
Les personnages des albums de Tintin permettent au lecteur que je suis de voyager au bout de lui-même et de rire de ses propres travers.
Le film de Spielberg amènera-t-il de nouveaux lecteurs aux albums de Georges Remi ?
…
Ben… Mon fils de six ans déjà …
C’est dommage de se limiter à un support comme ça.
C’est une très belle adaptation ce qui veut bien dire ce que ça dit.
Tout comme Le Seigneurs des Anneaux, certains hurleront au sacrilège mais c’est une réussite avec très peu de trop (les grues pour moi sont « too much »).
La filiation avec le Dr Jones est plus que flagrante et cela fait vraiment plaisir.
Les personnages sont très fidèles, Haddock magnifique. Et le méchant a de l’envergure.
Le prochain devrait être « Objectif Lune », donc à dans 3 ans. (On aura deux films « The Hobbit » pour patienter.
Oui les grues c’est un peu too much ^^
Pas vraiment attiré par cette version et je me range un peu de coté d’Amedebout.
J’aurais clairement aimé une version en chère et en os, ne serait-ce que pour donner une coup de jeune au deux version ciné de Tintin qui présentait le (seul ?) mérite de vouloir sortir le célèbre personnage des cases pour lui donner vie. Ces deux films ont très mal vieilli et effectivement, le mettre au niveau d’un Indy avec de vrais acteurs aurait eu un peu de gueule.
Va le voir, tu verras bien si tu as passé un bon moment ou pas ^^
C’est vrai… Pourquoi avoir cessé de peindre sur les cavernes…
n’étant pas une fan au départ de la bd je ne vis pas comme une violence cette adaptation.
je m’en cogne un peu en fait mais je comprends pas une chose. le seul intérêt de tintin il me semble c’est cette ligne claire, ces cases sublimes et intemporelles, figées, parce que les scenar des bd eux ont vieilli et ne comportent que peu d’intérêt.
alors pourquoi s’échiner à détruire ce qui est beau dans tintin et le sortir de ses cases ?
Je suis pas encore aller le voir, mais je compte le faire … je suis un de ceux qui adorait Tintin (chez moi, c’était le cadeau à la fin des courses quand j’avais eu des bonnes notes), et c’est ce qui me fera aller voir le film … et du coup en soi, revisiter le scénario, c’est un bien.
Mais alors, je suis pas du tout séduit par l’esthétique du truc (on verra bien sur grand écran, mais bon) qui fait terriblement cinématique de jeux vidéo … alors que je trouvais les expérimentations de Linklater (Waking Life et A Scanner Darkly) vraiment très esthétiques et évoquant beaucoup plus le dessin que l’animation.
Ah oui, un tintin version A Scanner Darkly aurait eu de la gueule… Mais je suis pas bien sur que Les marques Pitch ou Peugeot auraient suivi le délire
lord on a pas arreté de peindre sur les murs des cavernes … on s’est juste retourné pour regarder les ombres danser
pis sinon sans deconner, ta comparaison tient pas. je ne remets pas en question le principe de l’adaptation au cinéma d’une oeuvre existante, vaste et stérile débat. c’est pas les modernes et les anciens, je dis juste qu’il n’y a pas de pertinence de mon point de vue à aller sortir ce type de sa case, ce serait comme essayer de donner chair à un manara. ridicule. on perd le principal. ces filles bandantes d’une seule esquisse deviendraient vulgaires et pataudes une fois incarnée. tintin est intéressant par ce trait si caractéristique, tintin n’est pas soluble dans la 3D en gros.
pis milou est moche !
D’accord avec Mob.
ce tintin là au moins avait une personnalité.
http://www.google.com/imgres?q=tintin+bilal&um=1&hl=fr&sa=N&biw=1152&bih=682&tbm=isch&tbnid=4PMNad-S-WzKZM:&imgrefurl=http://www.entertainmentearth.com/item_archive/items/Enki_Bilal_Homage_to_Tintin_Poster.asp&docid=odRkObM2FcRiHM&imgurl=http://www.entertainmentearth.com/images/AUTOIMAGES/AC05796lg.jpg&w=500&h=500&ei=S42_TorqIsjWsgbl4umUAw&zoom=1&iact=hc&vpx=886&vpy=145&dur=9823&hovh=225&hovw=225&tx=149&ty=137&sig=109037466558940950685&page=1&tbnh=153&tbnw=153&start=0&ndsp=21&ved=1t:429,r:6,s:0
Bon ben voila, je l’ai vu … et en 3D en plus (mon premier film en 3D -> bon ben, y a des progrès à faire les gars)
Et c’est vraiment un chouette divertissement comme sait en faire Spielberg … je suis loin d’être un Tintinophile Hardcore (j’aime bien l’association des deux mots) alors j’ai retrouvé l’esprit de l’univers d’Hergé, donc c’est le principal. On peut pinailler sur certains (gros) détails, mais globalement, ce sont bien les Tintin, Haddock & Milou de mon enfance qui traversent l’aventure … et je pense qu’il y a vraiment de quoi louer les scénaristes.
MAAAAAAAAAAAIS … ça laisse quand même une grosse sensation d’assister à la naissance d’une nouvelle licence, et si on a bien une grosse essence de Tintin, on ne peut pas s’empêcher de se dire que ça a été mis à la sauce 2011 avec son lot d’Indiana Jones (passe encore tellement la parenté était évidente même avant) mais aussi Pirates des Caraïbes (et là , ça fait déjà un peu plus mal au cul) ou encore le choix du procédé technique qui est tout à fait dans l’ère du temps, mais assez loin du graphisme original en comparaison à ce qu’on aurait probablement pu faire avec du cel-Shading ou la rotoscopie à la Linklater, donc. En plus, ce procédé donne quand même des résultats extrêmement variables en fonction des différents personnages représentés … j’ai eu l’impression que plus les personnages d’origines étaient ‘ronds’ mieux ça passait (les Dupond/t sont parfaitement réussis) tandis qu’Haddock et Milou, nés rectangulaires, sont tristement dénaturés. On a vraisemblablement eu toutes les difficultés du monde à faire du capitaine Haddock ce personnage hirsute qui braille en lévitation au-dessus d’une spirale.
Et finalement, même si j’ai aimé le film, il laisse un goût assez amère : comme une impression que Tintin va prendre le relais de James Bond, un personnage intemporel à qui l’on peut associer toutes les prochaines modes en matière de mise en scène, etc …
Je me suis ennuyé… ca faisait longtemps à ce point.
J’ai regardé ma montre toutes les 20 minutes pour savoir combien de temps allait encore durer le supplice.
J’ai plus eu l’impression de voir un jeu de plate-forme qu’un film.
Et puis Tintin, il a des sales dents dans le film…
Bon alors, Ã contrario, qu’est ce qui te fait triper dans un film ?
Pas grand chose dans ce Tintin en tout cas
Je ne peux toujours pas prendre part au débat : j’ai pas encore vu le film… Et vu qu’il n’a pas bien marché, je vais peut etre attendre la sortie en DVD…