Les Immortels de Tarsem Singh

3
Posted 30 novembre 2011 by Guilhem in Action

Rating

Réalisation
70%


Casting
55%


Scénario
45%


Photo
70%


Musique
50%


Intérêt
35%


Total Score
54%


Genre: , ,
 
Réalisation:
 
Avec: , , , , , , , , ,
 
 
Scénario: ,
 
Photographie:
 
Musique:
 
Pays:
 
Distributeur:
 
Date De Sortie:
 
Année De Production:
 
Durée: 110 minutes
 
Titre original: Immortals
 
Crédit photographique: Metropolitan FilmExport
 
by Guilhem
Full Article

Les effets spéciaux aidant, l’heroic fantasy et les péplums fantastiques sont régulièrement à l’honneur depuis 300. Si ce film a marqué les esprits, tant pour son coté « réac’ » que pour la beauté de son design, véritable hommage au graphic novel du même nom, il a malheureusement ouvert la voie depuis à des productions plus ou moins réussies. En effet, que ce soit Le choc des Titans, Percy Jackson pour la mythologie d’un coté et Conan, Salomon Kane ou encore Le dernier des templiers pour l’heroic fantasy de l’autre, les effets spéciaux ne font malheureusement pas tout pour subjuguer le spectateur. Pourtant, Tarsem Singh, en plus de proposer de belles images, sait aussi bâtir un univers entre rêve et réalité, entre fantasme et crédibilité. Mais avec Les Immortels, cette incursion dans la Grèce antique est loin d’être une réussite.

L’armée du roi Hypérion (Mickey Rourke) ravage la Grèce, détruisant chaque village sur son passage. Le roi sanguinaire ne laissera personne l’empêcher d’atteindre son but : libérer le pouvoir des Titans endormis afin d’anéantir les dieux de l’Olympe et l’humanité tout entière. Rien ni personne ne semble pouvoir arrêter la folie destructrice d’Hypérion, jusqu’à ce qu’un jeune tailleur de pierre, Thésée (Henry Cavill), jure de venger sa mère tuée par ses soldats…

Lorsque le jeune homme rencontre Phèdre (Freida Pinto), l’oracle, celle-ci est assaillie de troublantes visions. La jeune femme est désormais convaincue que Thésée est le seul qui pourra arrêter la destruction de l’humanité. Avec l’aide de Phèdre, Thésée rassemble une petite troupe de fidèles, et part affronter son destin dans une lutte désespérée.

On ne sait que penser des Immortels. Est-ce seulement un navet ou un vrai nanar ? Toujours est-il qu’au fur et à mesure que le film avance, le spectateur ne peut s’empêcher de retenir quelques rires à la vue de scènes à l’aspect comique involontaire. En effet, si le début du film nous rappelle que Tarsem Singh sait faire des images malsaines avec un brin de sordide stylisé à la manière de The Cell, son nouveau film dévie très rapidement vers, n’ayons pas peur des mots, du grand n’importe quoi. Et cela dès que l’histoire du film se met effectivement en place.

Il faut dire que l’aspect kitch des costumes, à commencer par le design du casque d’Hypérion — incarné par un Mickey Rourke en roue libre — en dit déjà beaucoup sur ce comique involontaire. On ne peut également passer sous silence les costumes dorés et les couvre-chefs des dieux de l’Olympe qui sont pour le moins étranges. Formellement, Les Immortels présente au spectateur une couche de verni peu judicieuse, malgré un aspect glauque et malsain1.

S’il est facile aujourd’hui d’utiliser des logiciels de retouche graphique visant à donner une consistance à des décors, leur donner un aspect plus coloré et permettre de présenter des situations défiants les lois de la gravité, il est néanmoins nécessaire de proposer une mise en scène et un scénario solide. Si 300 avait surpris son petit monde par ses prouesses numériques et ses décors, il y avait également, même si c’est très critiquable, une volonté de faire l’apologie de l’héroïsme, la testostérone, la franche camaraderie, l’abnégation et le sens du sacrifice pour sauver les siens. Associé à Gerard Butler complètement habité par son rôle de surhomme, le film de Snyder avait réussi faire mouche sur un public assez large.

Le gros problème des Immortels, au-delà de la conservation de l’aspect très graphic novel de son illustre modèle qui manque ici de profondeur, réside dans une absence de rythme et une longueur excessive par rapport à l’enjeu principal de l’histoire. Sans compter une 3D, et cela devient récurent, inutile2 et qui ne contribue en rien à donner au film une impression de relief permettant de se plonger physiquement dans l’histoire.

Tarsem Singh, en donnant une nouvelle lecture au mythe de Thésée s’empêtre donc complètement dans une esthétique kitch à la limite du ridicule. Ses personnages n’ont pas assez de profondeur, hormis le duo Thésée/Hyperion. Tout comme Le Choc des Titans, les effets spéciaux prennent malheureusement trop le pas sur le reste. Et c’est bien dommage.

  1. Symbolisé, tout comme dans 300, par un traitre qui aura ici le « plaisir » de devenir eunuque et de continuer à servir son bourreau, en l’occurrence Hyperion… []
  2. Seuls certains plans donnent l’impression d’avoir été pensés en 3D. []

Le Rédacteur

Guilhem
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Directeur de publication

3 Commentaires


  1. avatar
     

    Mais le public américain continue de remplir les salles pour aller voir des bouses graphiques et sans histoire… Aucune raison qu’ils s’intéressent au scénario à Hollywood.




    • avatar
       
      Dextarian

      Complètement d’accord avec toi; Le budget scenar n’est pas vraiment une priorité pour ce genre de production.. A quoi cela pourrait-il bien servir, de toute façon ?





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