Coldplay à Bercy le 14.12.2011
Coldplay s’est produit à Bercy le mercredi 14 décembre, un show de courte durée — 1h30 rappel compris — mais extrêmement efficace. Complet en quelques minutes lors de la mise en vente des billets, il s’agit du premier « vrai » concert de la tournée du cinquième album du groupe : Mylo Xyloto (un show privé avait eu lieu à La Cigale le 31 octobre). L’occasion de voir la bande de Chris Martin défendre un opus particulièrement décrié lors de sa sortie, le 13 octobre dernier.
Avant de rentrer en salle, le public se voit offrir un curieux bracelet en tissu et plastique — une nouveauté originale conçue par un créateur de sex-toys ! —, de la couleur de son choix : bleu, rose, blanc, vert… Cet accessoire, commandé à distance, s’illuminera lors de certains morceaux. Une très bonne idée qui fait à la fois office de souvenir mais aussi d’ustensile lumineux pratiquement indispensable désormais pour un concert de Coldplay. On se souvient encore de Chris Martin demandant aux spectateurs d’allumer leurs portables lors de la tournée précédente pour obtenir cet effet grandiose de plusieurs milliers de personnes agitant une petite lumière.
Emeli Sandé s’occupe de la première partie, une chanteuse un peu R’N’B qui ne marquera pas les mémoires… Heureusement, peu après 21h, les lumières s’éteignent enfin et le public, soit environ dix-huit mille personnes, est déjà en transe. On reconnaît l’instrumentale éponyme au titre du dernier album. Rappelons d’ailleurs que, sur l’album, sur quatorze morceaux, trois d’entres eux sont simplement des introductions musicales de quelques secondes (Mylo Xyloto, M.M.I.X., A Hopeful Transmission), trois sont des morceaux acoustiques (Us Against the World, U.F.O., Up in Flames), deux sortent du lot par leur construction (Major Minnus et Up with the Birds) et, enfin, les six autres (Hurts Like Heaven, Paradise, Charlie Brown, Every Teardrop is a Waterfall, Princess of China (en duo avec Rihanna) et Don’t Let it Break Your Heart) sont des singles potentiels, particulièrement rodés pour du live justement.
C’est donc par Hurts Like Heaven que le show débute vraiment. Simultanément, les lumières des bracelets s’allument, la scène composée de tags fluorescents (l’univers graphique de l’album) et de nombreux cercles lumineux sont dévoilés, des rayons lasers éclairent la salle… Tout est beau, coloré, flashy : c’est une expérience visuelle incroyable. S’enchaînent ensuite deux anciens morceaux : Yellow et In My Place. Une fois encore la magie opère, des énormes ballons virevoltent dans la salle, des millions de confettis sont propulsés en l’air. Coldplay commence son concert de façon spectaculaire en utilisant de nombreux effets, d’habitude utilisés pour clore leurs shows.
Le quatuor britannique effectue un sans faute, Chris Martin dit quelques mots en français, il est déjà tout en sueur, comme le public, il sourit souvent, il règne une bonne ambiance. Suivent Major Minnus et des morceaux issus des précédents albums : Shiver, Violet Hill, God Put a Smile upon Your Face et enfin, l’incroyable The Scientist.
Le son est bon — surtout si l’on est équipé d’oreillettes de protection auditive —, Chris Martin chante juste, la balance est plus que correcte, rien à redire, ce qui est plutôt rare à Bercy… Qui plus est, cinq écrans ronds permettent de suivre le spectacle : un derrière la scène et quatre autres disposés au-dessus de la fosse. Les images sont retransmise des deux côtés de l’écran, ce qui permet aux fans les moins bien situés dans la fosse de mieux voir le groupe.
Chris Martin et Will Champion, le batteur qui s’occupe également les chœurs, s’avancent alors au milieu de la salle au bout d’une avancée (appelée B-Stage) pour jouer deux morceaux acoustiques du dernier opus : Up in Flames puis Us against the World. Commencés uniquement en piano, voix et rythmique, les deux autres membres rejoignent l’un après l’autre le duo : d’abord la basse avec Guy Berryman et, enfin, la guitare de Jon Buckland. Efficace mais malgré tout moins émouvant que les balades des premiers opus (Trouble, Green Eyes, Swallowed in the Sea, Fix You…).
De retour sur la scène « normale », Codlplay sort l’artillerie lourde avec quatre morceaux qui prennent une densité extrême en live : Politik, Viva la Vida, que les fans reconnaissent dès les premières notes de piano pour cette version alternative, Charlie Brown (sans aucun doute le futur single du groupe) et enfin Paradise. Lors de ces morceaux, le public est en osmose, véritables hymnes fait pour les stades pour certains, tout le monde saute, transpire, il y a une véritable osmose entre le public qui ne cesse de chanter lui aussi les refrains et de bouger sur les rythmes entrainants et le groupe.
Puis le groupe part pour une courte durée et revient pour le rappel avec Clocks, une valeur sûre qui fera de nouveau bouger les spectateurs. La magnifique et envoutante Fix You arrache quelques larmes. Enfin, Every Teardrop is a Waterfall, premier single de Mylo Xyloto, extrêmement énergique aussi, vient clore le show.
Sur dix-huit morceaux de la set-list, sept sont donc issus du dernier album (neuf sur vingt si l’on compte les interludes musicaux), trois de Viva la Vida et cinq d’A Rush of Blood to the Head, considéré par beaucoup comme leur meilleur album. Preuve qu’ils restent efficaces et permettent de satisfaire les rageux n’ayant pas supporté l’évolution radicalement différente (commerciale diront certains) de Coldplay depuis Viva la Vida.
Le groupe est rôdé et c’est indéniable, les deux derniers opus de Coldplay sont plus intéressants en live qu’en écoute. Mais le quatuor britannique équilibre habilement sa setlist en jouant d’anciens morceaux qui ont fait la réputation du groupe. Tout comme il y a 3 ans après un Bercy archi-complet, Coldplay jouera dans un stade, le Parc des Princes à l’époque, le Stade de France cette fois-ci. Le dimanche 2 septembre 2012 pour être plus précis (mise en vente des places le vendredi 16 décembre, dès 10h). Aucun doute que le concert sera à la hauteur des attentes, en espérant toutefois qu’il sera plus long et, pourquoi pas, filmé pour un futur Blu-Ray qui rendrait hommage à un show à la fois sonore et visuel. Un concert au Stade Charles Herman, à Nice, est aussi prévu le mardi 22 mai 2012.
Coldplay en concert au Palais Omnisport de Bercy, à Paris | le 14 décembre 2011 à 21h | Setlist : Mylo Xyloto, Hurts Like Heaven, Yellow, In My Place, Major Minus, Lost !, Shiver, Violet Hill, God Put A Smile Upon Your Face, The Scientist, Up in Flames, Us Against the World, Politik, Viva La Vida, Charlie Brown, Paradise, Clocks, Fix You, M.M.I.X., Every Teardrop is a Waterfall | Photos : ©Thomas Suinot |





































1h30 de concert pour des anglais, c’est très long.
vive britney spears et ses 3h de concert trop de la balle !
Ce concert avait clairement l’air d’avoir de la gueule.
Carrément Gui, mais vraiment un poil trop court, c’est dommage…
Je ferai un compte-rendu pour le Stade de France dans un an !
Moi j’aime pas Coldplay de toutes façons, parce que c’est pour les gays, donc j’irai jamais à un de leur concert. En revanche ça doit faire 4 ans que je tente sans succès de voir Queens Of The Stone Age (hors festival).
A chaque fois c’est complet au bout de 3 jours.
I agree with Djool
Wow, Djool et Olivia, c’est fou ce que vos critiques sont fondées et percutantes ! « Coldplay, c’est pour les gays ». Il faut être sacrément intelligent pour en arriver à une conclusion aussi personnelle !
Sympa l’article Thomas et encore merci pour les places, c’était top!
Article génial Thomas ! Magique ce moment sur « Yellow et In My Place »…
Oui chaton :*
C’est clair qu’un groupe comme Coldplay, ça fait le Stade de France (bon c’est sur qu’au mois de décembre, un Bercy, c’est quand même mieux
)
La dernière fois que j’ai fait un Bercy, c’était pour un supercross. C’est clair qu’il y a un gros souci niveau accoustique.
je suis clairement pas le public cible de ce groupe.
mais sans les écouter ils me sont familiers : sur utilisés dans beaucoup de pubs et de bandes originales, voir dans des émissions, ils deviennent des standards.
Pas mon groupe fétiche non plus. Je trouve que certaines musiques se laissent écouter, mais rarement plus d’une fois : ça devient très vite gavant comme style, en ce qui me concerne. Puis comme ça passe quinze mille fois à la radio, dans des pubs TV, et autre, du coup j’ai même plus envie.
« On se souvient encore de Chris Martin demandant aux spectateurs d’allumer leurs portables lors de la tournée précédente pour obtenir cet effet grandiose de plusieurs milliers de personnes agitant une petite lumière. »
Alors non je m’en souviens pas
, mais comme tout le monde le fait depuis qu’on a des portables, ça ne me semble plus tellement exceptionnel depuis un bout de temps. L’idée com du bracelet est nettement mieux trouvée, même si j’ai l’impression que ç’aurait dû être testé il y a un moment (peut-être que ça l’a déjà été, d’ailleurs).
Il y a des groupes dont je n’ai aucun album et qu’il m’arrive d’aller voir en concert. C’est un autre monde, c’est un spectacle, qui draine les émotions et les images, ça dépasse complètement le seul cadre de la musique c’est une communion.
je veux un xyloband !!! j’ai regardé ces joujoux c’est cool … thomas tu me donnes le tien ?
http://xylobands.com/
Ça pue Coldplay.
coldplay je suis pas fan. musique facile, refrain facile, mélodie facile..
et j’dis ça, je suis aussi une fille facile.
mais j’aime bien l’idée qu’ils cachent leur tronche sous des costumes. si pas mal pouvait en faire autant : on les voit pas, et on les entend pas !
Je préfère communier avec Dieu qu’avec 4 éléphants savants.
En tous cas la discographie Coldplay ne laisse personne indifférent
OUi, c’est le moins que l’on puisse dire. Après, Coldplay en concert ça mérite peut-être le détour.