Happy Feet 2 de George Miller
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Les Plus:
Une animation au poil.Les Moins:
Un scénario complètement bidon !Il y a un peu plus de trente ans, un jeune réalisateur australien bousculait son petit monde avec un film mélangeant western, anticipation, film de vengeance et qui, en plus de devenir rapidement culte en définissant le genre dit « post-apocalyptique », révélait un jeune comédien qui allait faire les choux gras du cinéma d’action dans les années 80, aux côtés des Schwarzenegger et autre Stallone. Le réalisateur ? George Miller ; le comédien ? Mel Gibson ; le film ? Mad Max.
Malgré un départ sur les chapeaux de roues, notamment avec le succès de Mad Max 2 deux ans plus tard, George Miller n’a jamais fait partie des réalisateurs que l’on cite en exemple. Il faut dire qu’après 1987 et Les Sorcières d’Eastwick, le bonhomme n’a pas été des plus sages : on passera sans mal sur les énigmatiques Lorenzo en 1992 et André en 1994 pour ne citer que l’insipide — pour ne pas dire insupportable — Babe 2, le cochon dans la ville rien de moins que quatre ans plus tard. Suite d’un film — dont Miller était déjà scénariste et producteur — épouvantablement niais et difficilement tolérable pour les plus de 12 ans, Miller réussissait malgré tout le pari de faire pire, pari suivi d’un échec commercial cuisant qui valut au réalisateur une disette de près de dix années. C’est en 2006 que le réalisateur parvient à remonter la pente avec Happy Feet premier du nom.
Pourtant, ça n’était pas gagné d’avance : une bande de manchots chanteurs qui voit naître en son sein un manchot danseur, incapable de sortir une note juste et adepte des claquettes… Un manifeste de la différence qui débutait sous de biens tristes auspices. C’était sans compter sur la perversité du réalisateur qui, après avoir confortablement installé ses spectateurs dans un environnement très enfantin, les en faisait sortir à grands coups de pied aux fesses dans un dernier tiers absolument déchirant. Le film, qui débutait sur un débat volontairement naïf autour de la différence, va dès lors se muer en manifeste écologique sur les méfaits de la surpêche.
On était dès lors en droit d’en attendre beaucoup de Happy Feet 2 et c’est donc avec plaisir que l’on s’apprêtait à retrouver Mumble et ses compagnons dans une nouvelle aventure. Cette fois-ci, c’est Erik le personnage par lequel tout arrive. Fils de Mumble et de Gloria, il trouve peu d’intérêt à gesticuler comme le font ses compères manchots et peine à se définir dans un monde qui le dépasse — dans tous les sens du terme. Chétif et peureux, il suit le sanguin Ramon en Terre Adélie pour y faire la connaissance de Sven, un macareux se faisant passer pour un manchot volant, grand prodigueur de conseils qu’il a bien du mal à appliquer. Quand, à son retour au bercail avec Mumble, il découvre que tout son peuple est prisonnier des glaces, c’est tout une chaîne de solidarité qui va s’enclencher.
On va le dire tout de suite et de la façon la plus abrupte qui soit : malgré une très belle mise en scène, une animation soignée, un design irréprochable… on s’ennuie ferme. Happy Feet 2 reste unidimensionnel, n’aborde véritablement aucun sujet à fond — là encore la différence, l’individuation en opposition avec la solidarité, l’esprit de groupe —, reste définitivement, impitoyablement naïf et superficiel. Là ou Happy Feet faisait l’effet d’un électrochoc, sa suite ne provoque que l’indifférence, voire le ridicule. Un sentiment que la version française du film ne fait qu’accentuer : entre chansons aux paroles ridicules et incompréhensibles, dialogues débités par une Amel Bent qui prouve à quel point elle n’est pas comédienne et Max Boublil qui confond accent nordique et suisse, la coupe est vite pleine.
Malheureusement pour tous ceux qui seront allés voir cette suite parce qu’ils ont aimé le premier film, Miller se contente de discours à l’emporte pièce sur l’importance d’être unis dans l’adversité, de paroles lénifiantes sur la nécessité de l’entraide comme vecteur d’Humanité mais échoue lamentablement à force de simplicité et de naïveté. On est bien loin du côté subversif du premier opus, sans même parler de celui de Mad Max…























































C’est là ou on se dit qu’on ne se bonifie pas toujours avec l’âge.
Mais bon, il restera toujours comme celui qui a fait Mad Max.
Moi j’avais adoré Happy Feet 1 !
Mon âme d’enfant surement
jamais vu ni le 1 ni le 2, je sais pas pourquoi mais si c’était des vrais pingouins qui parlaient et dansaient ça me parlerait beaucoup plus ! ^^