Sherlock Holmes 2 : Jeu d’ombres de Guy Ritchie

2
Posted 25 janvier 2012 by Guilhem in Action

Rating

Réalisation
80%


Casting
85%


Scénario
85%


Photo
85%


Musique
85%


Intérêt
80%


Total Score
83%


Genre: , ,
 
Réalisation:
 
Avec: , , , , , , , , ,
 
 
Scénario: , ,
 
Photographie:
 
Musique:
 
Pays:
 
Distributeur:
 
Date De Sortie:
 
Année De Production:
 
Durée: 127 minutes
 
Titre original: Sherlock Holmes: A Game of Shadows
 
Crédit photographique: Warner Bros. France
 

Les Plus:

C'est pareil que le premier
 

Les Moins:

C'est pareil que le premier
 
by Guilhem
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Etant donné le succès rencontré par le Sherlock Holmes revisité par Guy Ritchie en 2010, il était logique que Warner donne son feu vert pour une suite. D’autant plus que la fin du premier volet s’achève sur une menace bien plus grande pour le célèbre détective, matérialisée par son ennemi juré, le professeur Moriarty. C’est ainsi qu’un second volet voit le jour en France en ce début d’année, avec comme seule prétention et ambition de dépoussiérer le personnage d’Arthur Conan Doyle même si, pour une partie du public, l’œuvre de Ritchie est beaucoup trop éloignée de l’esprit même des livres et des différentes adaptations1.

Sherlock Holmes (campé une nouvelle fois par Robert Downey Jr.) a toujours été réputé pour être l’homme à l’esprit le plus affûté de son époque. Jusqu’au jour où le redoutable professeur James Moriarty, criminel d’une puissance intellectuelle comparable à celle du célèbre détective, fait son entrée en scène… Il a même sans doute un net avantage sur Holmes car il met non seulement son intelligence au service de noirs desseins, mais il est totalement dépourvu de sens moral. Partout dans le monde, la presse s’enflamme : on apprend ainsi qu’en Inde un magnat du coton est ruiné par un scandale, qu’en Chine un trafiquant d’opium est décédé, en apparence, d’une overdose, ou encore que des attentats se sont produits à Strasbourg et à Vienne et qu’aux États-Unis, un baron de l’acier vient de mourir…

Personne ne voit le lien entre ces événements qui semblent sans rapport, hormis le grand Sherlock Holmes qui y discerne la même volonté maléfique de semer la mort et la destruction. Et ces crimes portent tous la marque du sinistre Moriarty. Tandis que leur enquête les mène en France, en Allemagne et en Suisse, Holmes et Watson prennent de plus en plus de risques. Mais Moriarty a systématiquement un coup d’avance et semble tout près d’atteindre son objectif. S’il y parvient, non seulement sa fortune et son pouvoir seront sans limite, mais le cours de l’Histoire pourrait bien en être changé à jamais…

Les amateurs du premier volet ne seront pas du tout surpris par Sherlock Holmes 2 : Jeu d’ombres. Ce dernier reprend tous les éléments, à commencer par la fameuse  « Holmes-o-vision », c’est-à-dire les prévisions mentales quasi-instantanées du détective lors de ses combats2. La musique de Hans Zimmer, très contemporaine tout en surfant sur des éléments de la culture tzigane, est toujours présente. Et, bien entendu, le casting est inchangé. À l’instar d’autres franchises — comme Transformers, par exemple —, Richie applique soigneusement la célèbre devise « bigger, better, louder »3 en multipliant les effets, les rebondissements, les personnages secondaires et la petite histoire du film rencontre d’ailleurs la grande puisque nous sommes ici sur le point d’assister au déclenchement de la première Guerre Mondiale, orchestré par Moriarty, le pendant maléfique d’Holmes.

Sherlock Holmes 2 : Jeu d’ombres ravira donc surtout les amateurs du premier volet, qui ont aimé l’ambiance très steampunk qui s’en dégageait. Les fantaisies sont au moins aussi nombreuses, le duo d’acteur Robert Downey Jr./Jude Law s’en donne une nouvelle fois à cÅ“ur joie et il transpire une volonté d’amusement qui se ressent réellement, même si le film se veut plus noir que le premier. Ce qu’il est d’ailleurs, comme souvent avec les suites qui cherchent à provoquer un impact plus dramatique, à l’instar d’un Empire contre-attaque ou encore d’un Dark Knight pour ne donner que quelques exemples connus de tous.

Il semble néanmoins que la magie opère un peu moins que le film de 2010. Malgré l’apport de Noomi Rapace, révélée par la saga Millénium, qui apporte une touche supplémentaire à l’impact de ce Jeu d’ombres, le film s’avère assez long, voire trop long par moments, suivant d’ailleurs la très mauvaise mode qui consiste à faire des blockbusters de plus de deux heures sans que cela ne se justifie toujours. On peut regretter aussi l’absence d’intrigues croisées, ce que la débauche de moyens (dont notamment la séquence dans la forêt, réellement percutante et assez jolie) ne vient pas toujours combler.

Malgré cela, Sherlock Holmes 2 : Jeu d’ombres est un honnête blockbuster sans réellement trop de prétention. L’enquête est facile à comprendre, moins travaillée d’ailleurs que dans le premier volet. Robert Downey Jr., qui ressemble toujours étrangement à Jeremy Irons, campe toujours très bien son rôle de détective semi dépressif et misogyne et Law est excellent dans le rôle du fidèle équipier. Il ravira donc les fans. Quant à savoir si les sceptiques du premier rallieront la cause de cette revisite du personnage avec ce second épisode, rien n’est moins sûr !

  1. A ce titre, on peut rappeller que Sherlock Holmes est le personnage le plus adapté au cinéma et à la télévision, avec pas moins de 250 productions différentes. []
  2. en réutilisant d’ailleurs la caméra numérique à haute vitesse  « Phantom ». []
  3. « plus gros, meilleur, plus bruyant ». []

Le Rédacteur

Guilhem
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Directeur de publication

2 Commentaires


  1. avatar
     
    Frere Angus

    Sympa… mais où ils ont pas oublié quelque chose genre des émotions ?
    Merde ! Traiter Irène comme ça, c’est une honte !




  2. avatar
     
    Guilhem

    Oui alors ça par contre, j’aurais pu le soulever, on a l’impression qu’il y a de la coupe dans le montage.





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