Les Papas du dimanche de Louis Becker

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Posted 1 février 2012 by Guilhem in Comédie

Rating

Réalisation
65%


Casting
70%


Scénario
70%


Photo
65%


Musique
70%


Intérêt
70%


Total Score
68%


Genre:
 
Réalisation:
 
Avec: , , , , , , , , ,
 
 
Scénario: , ,
 
Photographie:
 
Musique:
 
Pays:
 
Distributeur:
 
Date De Sortie:
 
Année De Production:
 
Durée: 90 minutes
 
Crédit photographique: Pathé Distribution et © Emmanuelle Jacobson Roques - ICE 3
 
by Guilhem
Full Article

Après trente-cinq années passées dans le cinéma à occuper des fonctions diverses et variés comme producteur (surtout) et assistant réalisateur (moins), le petit-fils de Jacques Becker et fils de Jean Becker se décide à passer derrière la caméra pour adapter le roman de François D’Epenoux, Les Papas du dimanche, dont il avait déjà produit une adaptation avec Deux jours à tuer. Tourné avec un budget de quatre millions d’euros, il permet au réalisateur de plonger dans le quotidien d’un homme qui divorce et qui doit se reconstruire une nouvelle vie, avec ses enfants.

Trompé par sa femme, Antoine quitte le foyer et va s’installer chez Léo, son ami d’enfance. Léo et sa femme Léa vont l’aider à surmonter cette épreuve. Le plus dur pour lui, c’est le manque de ses trois enfants. Le fameux week-end sur deux qui fait de vous un Papa du dimanche, un peu amateur, comme l’est un pêcheur ou un conducteur du dimanche. La vie doit continuer, le sourire et la joie revenir. Un apprentissage difficile puis progressivement joyeux de cette nouvelle vie où, peut-être même, une nouvelle rencontre amoureuse trouvera sa place…

Les Papas du dimanche réunit à l’écran les deux têtes d’affiche de la série télévisée Mafiosa, Hélène Fillières et Thierry Neuvic, la sÅ“ur et le frère Paoli de la série. Si ce dernier fut choisi, c’est pour montrer que même une personne physiquement attirante peut se retrouver du jour au lendemain dans une situation de parents divorcés comme la connaissent bon nombre de personnes. Il faut pouvoir se reconstruire et ce n’est pas toujours évident.

Si Les Papas du dimanche est formellement peu abouti et, comme cela est très souvent le cas avec les films français, un produit que l’on destinerait plutôt à la télévision. L’image est comme souvent peu avenante et censée représenter la réalité de la vie, la réalité des choses, en clair « la vraie vie ». C’est toujours un peu dommage, surtout lorsque cela se passe dans « nos belles régions de France » puisque le film se déroule à La Rochelle et ses environs. Mais si le film tient debout, c’est surtout grâce aux rôles interprétés par les enfants et les personnages secondaires, comme Olivier Baroux, qui refait un peu l’acteur de temps en temps entre le tournage de deux films. Avec beaucoup d’humour et de décontraction. Même s’ils ne portent pas entièrement le film sur leurs épaules, les enfants et Baroux permettent de dédramatiser les situations tout en montrant, avec des mots simples, la réalité de cette nouvelle vie que traverse leur papa ou ami.

Avec une mise en scène moins plan-plan que celle de son père — comme, par exemple, La Tête en Friche —, Louis Becker distille du rythme et permet de donner un regard intéressant sur les conséquences du divorce : les dialogues sont très bien utilisés et la force du film repose sur le père, qui est tout autant sympathique que parfois totalement antipathique. Tout en nuance, son rôle est ici intéressant puisqu’on n’essaye pas de nous le présenter comme une victime de la situation. Il est exécrable par moments, touchant par d’autres. Sa relation avec Jeanne est d’ailleurs tout à fait crédible, comme les réactions des enfants vis-à-vis de cette situation très inconfortable pour eux.

Thierry Lhermitte

Si Les Papas du dimanche présente plutôt des personnages dans le haut du panier socio-économiquement parlant — le papa est architecte de bateaux, Jeanne est avocate… —, il dépeint avec une certaine acuité la situation d’un après divorce. Il est nettement mieux réussi qu’Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) sorti en 2009. Et puis, entendre un peu parler de rugby, par exemple, change un peu1. Hormis cela, il est bien dommage que le film, formellement, soit trop inscrit dans le pseudo réalisme tel qu’imaginé par une partie de la profession cinématographique.


  1. Les personnages de Barroux et Neuvic sont fans de l’Union Bordeaux Bègles alors qu’ils habitent La Rochelle. NDLR []

Le Rédacteur

Guilhem
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