En Quarantaine de John Erick et Drew Dowdle
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En Quarantaine est le remake américain de [REC]. La particularité de ce film, destiné donc au marché américain et pour tous les européens allergiques aux films européens (et ils sont nombreux) est de reprendre plan par plan le film des réalisateurs espagnols. Enfin presque, puisqu’il existe certains petits rajouts qui nuisent plus à l’ambiance qu’autre chose. En Quarantaine est donc raté mais c’est essentiellement parce que le film existe déjà et qu’il semblait plus crédible.

Une reporter et son caméraman sont coincés à l’intérieur d’un immeuble placé en quarantaine, où d’étranges créatures vivent…
En Quarantaine ne cherche pas à se démarquer de son modèle. C’est une copie plus que conforme. Sauf que là où il y avait une réelle tension par huis-clos insoutenable, qui entretenait, en même temps qu’une confusion certaine, un esprit de paranoïa aigüe, le remake américain nous montre ce qui se passe à l’extérieur. En effet, nous savons ici que des tireurs d’élite sont postés à chaque coin du patté de maison, prêt à faire feu vers tous ceux qui oseraient sortir.
Nous ne sommes donc plus dans une atmosphère qui peut confiner rapidement à une peur panique mais plus simplement dans un banal film d’horreur bien classique, sans réellement plus d’intérêt que cela.
De la même manière, ce qui faisait le charme de [REC] était ce vieil immeuble, très marqué et connoté. Ici, ce n’est plus la même impression qui se dégage puisqu’aux États-Unis, il est très très rare de trouver des immeubles datant de plus de cinquante ans en arrière. Nous ne sommes donc plus dans l’effroi due à une quelconque religion et c’est bien tout le problème.
En Quarantaine est donc un film purement d’exploitation, avec des acteurs totalement inconnus ou presque. On se demande donc quel était l’intérêt de faire un tel remake puisqu’il aurait juste fallu doubler les acteurs espagnols, l’intrigue pouvant être très facilement, hormis les premiers plans qui se déroulent dans une caserne espagnole, transposées sur le sol américain. Non seulement ce remake est inutile puisque calqué plan par plan mais en plus il fait baisser une tension certaine alors que tout le film se base là-dessus.
En Quarantaine (Quarantine) de John Erick et Drew Dowdle | Scénario de John Erick et Drew Dowdle (version US) et Paco Plaza, Luis A. Berdejo et Jaume Balagueró (version originale espagnole) | Photographie de Ken Seng | Avec Jennifer Carpenter, Columbus Short, Jay Hernandez, Johnathon Schaech, Marin Hinkle, Rade Serbedzija, Greg Germann, Steve Harris, Joey King, Denis O’Hare | Etats-Unis | 2008 | 89 min. | Epouvante-Horreur |



































Jamais vu un remake si pourri. Pourquoi, mais pourquoi les américains se sont sentis obligé de faire ça, avec trois acteurs inconnus????