L’abominable vérité de Robert Luketic

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Posted 4 septembre 2009 by Dextarian in

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by Dextarian
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Gerard Butler, depuis trois ans et le succès de 300 est l’acteur qui à la côte aux Etats-Unis, malgré un physique un peu strange. Ainsi, il enchaîne les rôles de mecs, de vrais mecs, les producteurs et réalisateurs hollywoodiens voyant en lui l’incarnation du mec, du vrai, mais qui sait aussi se confronter à la gente féminine et révéler son petit cÅ“ur d’artichaud qu’il cache tout au fond de lui. C’est tout le sujet de L’abominable vérité, où lui et Katherine Heigl vont apprendre à se connaître et s’apprécier.


Ambitieuse productrice de talk-show, Abby Richter (Katherine Heigl) se targue de pouvoir trouver instantanément une solution à n’importe quel problème. Le seul qu’elle n’a pas réussi à résoudre, c’est son célibat, qui a tendance à durer (ça et le fait qu’elle n’a plus vraiment couché avec un mec depuis quelques temps déjà).

Lorsque le taux d’audience de son émission faiblit, Abby est obligée d’engager un nouvel animateur soi-disant expert en relations humaines, Mike Chadway (Gerard Butler) qui cartonne avec son émission The Ugly Truth (d’où le titre du film, L’abominable vérité en français) sur une chaine concurrente. Dans l’émission, celui-ci traite de ce qui plaît vraiment aux hommes. Le choc est rude entre la jeune femme et ce provocateur odieux et macho. Le pire, c’est qu’il fait grimper l’audience et devient incontournable…

C’est alors qu’Abby rencontre Colin, son voisin, un chirurgien célibataire qui est tout l’opposé de Mike Chadway. Cette fois, Abby veut mettre toutes les chances de son côté. A contrecÅ“ur, elle fait appel à Mike… Alors que Mike conseille Abby à coups de théories provocantes qu’elle finit par suivre, tous deux découvrent une autre vérité : aussi différents puissent-ils être, hommes et femmes ont en commun certains sentiments…

Et c’est ainsi que le sujet de départ, rigolo, devient au finale une comédie sirupeuse concoctée comme il se doit pour plaire à la petite ménagère de moins de 50 ans. C’est d’ailleurs la cible du film et l’impact sera plus grand chez elle que pour d’autres publics. Ce qui est un peu dommage, c’est qu’on applique toujours et souvent les mêmes recettes, les mêmes filons pour faire naître une histoire d’amour : deux personnes, qui ne s’aiment pas, mais qui sont obligées de bosser ensemble vont finir par s’aimer au final. C’est en fait la traduction du tandem dissocié (ou du buddy movie) américain appliqué à la romance.

Et ici, ce n’est que ça. Le plan final, en montgolfière est très mal fichu. C’est du bon vieux numérique qui tâche et on sent le décor en carton pate (pardon, en fond vert) derrière. Ce qui est dommage, en fait, c’est que les 20 premières minutes insufflaient un autre rythme, plus dur et plus impactant. La suite se révèle assez platouille, la Abby, après des errements sentimentaux, va trouver la personne idéale chez le Chad, que tout devrait opposer.

C’est peu dire que l’australien Robert Luketic fait le métier, sans plus. Mais après La Revanche d’une blonde et Las vegas 21 peut-on dire que le réalisateurs a vraiment quelque chose à apporter. Le second cité manque cruellement d’originalité, malgré encore une fois un départ prometteur, tout comme d’ailleurs le premier.

C’est assez dommage qu’avec des sujets un brin provoc, la suite de ses histoires se révèlent ensuite être très banales. On ne sait si c’est dicté par le cahier des charges de la production ou si c’est les désirs du jeune metteur en scène (enfin, il est né en 1973, c’est considéré comme jeune). Toujours-est il qu’à chaque moitié de ses longs-métrage, on retombe sur du classiscime très comédie  américaine années 50-60 (enfin, si j’ai bien compris d’où venait ce classiscime de la comédie américaine).

L’abominable vérité est donc au final plan plan. Ce n’est pas un mal, il y a toujours pire. Mais ça aurait pu être corsé du début à la fin. Ca sera peut-être une autre fois.

L’abominable vérité (The Ugly Truth) de Robert Luketic | Scénario de Karen McCullah Lutz, Kristen Smith et Nicole Eastman | Photographie de Russell Carpenter | Musique d’Aaron Zigman | Avec Katherine Heigl, Gerard Butler, Bree Turner, Eric Winter, Nick Searcy, Jesse D. Goins, Cheryl Hines, John Michael Higgins, Noah Matthews, Bonnie Somerville | États-Unis | 2009 | 96 min. | Comédie romantique | Distribué par Sony Pictures Releasing France


Le Rédacteur

Dextarian
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Le rédacteur ciné le plus prolifique (et je ne tiens pas à perdre ce titre!)

6 Commentaires


  1. avatar
     
    Djool

    Alors je sais que je l’ai vu, mais je n’en ai gardé quasiment aucun souvenir…





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