[REC] de Paco Plaza et Jaume Balaguero

Posted 23 avril 2008 by Dextarian in Horreur

Rating

Réalisation
90%


Casting
80%


Scénario
75%


Photo
80%


Musique
70%


Intérêt
90%


Total Score
81%


Genre: ,
 
Réalisation: ,
 
Avec: , ,
 
 
Scénario: , ,
 
Photographie:
 
 
Pays:
 
Distributeur:
 
Date De Sortie:
 
Année De Production:
 
Durée: 80 minutes
 
Crédit photographique: Le Pacte
 

Les Plus:

Prenant, subjuguant et il y a des zombies !
 

Les Moins:

il y a quand même quelques passages un peu longuet
 
by Dextarian
Full Article
[REC] a fait le tour des festivals avant de débarquer sur les écrans. Le film de Paco Plaza et Jaume Balaguero est enfin sorti sur les écrans. Tourné en caméra subjective, comme Cloverfield, il est considéré, à plus ou moins juste titre, comme faisant partie d’un certain renouveau du film d’horreur-épouvante. Décidément, avec les films de Nacho Cerda (Abandonné, sorti l’année dernière), les films espagnols de genre ont de plus en plus le vent en poupe ces temps-ci. Et une partie du public ne s’en plaindra pas.

Angéla est journaliste pour une télévision locale. Accompagnée de son caméraman, elle relate le quotidien de ceux qui travaillent la nuit.
Ce soir, elle est dans une caserne de pompiers. La nuit est calme, aucune urgence. Jusqu’au coup de fil d’une vieille dame qui réclame du secours. Le tandem suit les pompiers et découvre en arrivant sur place des voisins très inquiets. D’horribles cris ont été entendus dans l’appartement de la vieille dame. Angéla perçoit la tension des habitants, son reportage devrait enfin sortir de la routine… Elle n’imagine pas à quel point !

[REC] présente des idées originales. Déjà l’action se situe dans un univers clos, un immeuble, qui devient progressivement de plus en plus étouffant et qui renforcera la tension. Progressivement, les journalistes (la reportrice et son caméra-man) se retrouveront plongés dans l’horreur la plus absolue alors qu’il ne l’aurait jamais imaginé auparavant. La critique d’un certaine frange de journalisme sensationnel est ici bien évidemment pointé du doigt puisque le parallèle est assez évident avec soit la télé réalité, soit l’opportunisme acerbe de certains journalistes, n’hésitant pas à racoler un maximum avec des reportages plus ou moins tendancieux.

C’est ce que [REC] présente, nous présente, puisque le point de vue, en caméra subjective, renforce cette idée s’immersion. Bien entendu, l’idée n’est pas nouvelle, puisque de Cannibal Holocaust en passant par le Projet Blair Witch, l’utilisation de la caméra subjective renforce l’action. Bien entendu, il ne faut pas qu’elle soit factice. C’est également le procédé que l’on utilise dans les jeux vidéos depuis Doom et surtout Dungeon Master, un des ancêtres de cette vue où le personnage est l’écran, l’action se situe devant soi.

Ce coté factice est néanmoins présent dans [REC], qui n’évite pas le piège. En effet, à un moment du film, le caméraman va repasser une action devant nous, ce qui n’est pas possible si cela est filmé en tant réel. On ne sait si ce passage est réellement voulu, pour signifier au spectateur que nous ne sommes pas vraiment dans un reportage mais dans un film ou si ce n’est qu’une erreur de montage ou/et de conception de scénario.

L’horreur est évidemment omniprésente dans le film puisqu’hormis les premières minutes, nous sommes très rapidement plongés dans ce qui va devenir un film de zombie réellement angoissant. Enfin, Zombie, disons « infecté » puisque c’est de cela qu’il s’agit. Sans trop en réveler, il s’agit ici d’une situation extraordinaire, renforcés par l’impossibilité pour les habitants de l’immeuble de voir ce qui se passe à l’extérieur, les forces de l’ordre refusant de les faire sortir. Enfin, nous l’imaginons plutôt que nous ne le voyons et c’est peut-être ce qui constitue un des passages les plus intéressants du film.

Sans être d’une originalité folle au niveau de l’histoire, la mise en scène et le scénario se tiennent plus que correctement. [REC] souffre de quelques défauts, plus ou moins importants, mais bénéficie pourtant d’un soin certain. Il réussi le pari de filer la frousse et c’est, après tout, ce que l’on demande à un film d’horreur.


Le Rédacteur

Dextarian
avatar

Le rédacteur ciné le plus prolifique (et je ne tiens pas à perdre ce titre!)

20 Commentaires


  1. avatar
     
    Anonymous

    Ce film m’a plu. J’ai été très surpris. Beaucoup mieux que le remake!




  2. avatar
     
    SanJi PinK

    16 comments et je ne vois qu’un ? ^^’

    « Ce coté factice est néanmoins présent dans [REC], qui n’évite pas le piège. En effet, à un moment du film, le caméraman va repasser une action devant nous, ce qui n’est pas possible si cela est filmé en tant réel. On ne sait si ce passage est réellement voulu, pour signifier au spectateur que nous ne sommes pas vraiment dans un reportage mais dans un film ou si ce n’est qu’une erreur de montage ou/et de conception de scénario. »
    => Carrément ! Ça m’avait choqué au ciné, j’avais trouvé ça dommage…

    Ce premier opus reste mon préféré, j’avais été assez déçu avec les « explications » du 2… Même si dans la forme il était très très bien.




    • avatar
       

      le rembobinage est un des passages les plus intéressants et malin du film.

      ce « cinéma vérité » est clairement dénoncé : nous sommes dans la fiction pure, et on nous remet les pieds sur terre. comme dans le film de haneke, « funny games » où l’action est rembobinée par un des protagonistes pour être modifiée, ici elle est rembobinée pour être vue à nouveau (replay), mieux vue, et le stock shot s’effondre. le fait de mieux voir hôte tout poids à l’image.
      le spectateur est mis à distance, comme brecht mettait à distance les spectateurs en faisant passer des cartons sur les scènes de théâtre, où en demandant aux acteurs de s’adresser au public, pour rappeler que l’action jouée était factice.

      voir aussi l’excellent dossier : http://www.cadependdesjours.com/Cinema-review/camera-portee-dimensions-historique-et-esthetique-dun-effet-juge-de-mode-2/




      • avatar
         
        Guilhem

        Hum, c’est plutôt pour le 3 que pour le 1, cette explication ? Enfin, je préfère le voir dans le 3 où c’est plus clairement montré avec le pré générique.




    • avatar
       

      Oui, ce ne sont pas vraiment des commentaires mais des pingback/trackbacks, qui ne s’affichent pas sur le site par défaut. Donc aucun n’est un vrai commentaire :)





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